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 Kenny n' Chase

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Piggy

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MessageSujet: Kenny n' Chase    Lun 4 Juin - 1:01

Le Territoire des Ombres


La prison… Cet endroit qu’il eut jadis visité, contre son gré, pendant quelques années. Ce lieu loin d’être un camp de vacance, un camp militaire. Cet endroit sans échappatoire, qui vous poussait à avoir des yeux tout le tour de la tête. Dès le premier pied mis entre ses quatre murs, il avait dû rester au aguet et ce à chaque instant, à chaque heure, à chaque minute, à chaque seconde. Car on ne sait jamais, ce qui pourrait bien arriver. Tout était imprévisible, tout était à surveiller et ce jusqu’aux simples gestes et mots. Il avait beau avoir un sang-froid d’acier, il ne se le cacherait pas le début d’enfer qu’il y eut vécu, cette peur qui l’avait habité. Oh certes, il avait su ne rien laisser démontrer, le contraire lui aurai valu être une cible plus qu’il ne l’avait déjà été à son arrivée. Il n’était plus un humain non, plutôt de la chair fraîche à leurs yeux, un nouvel être à martyriser, un nouveau corps à découvrir et à tenter. Tant de possibilité, rien de jamais bien plaisant. Et malheureusement pour lui son visage n’était pas passé inaperçu. Quoi demander de pire que d’être devenu la cible d’un grand? D’un de ceux qui était ainsi devenu maître d’un clan? De cette autre connerie qui les divisait, qui ne faisait qu’empirer ainsi l’atmosphère de ces lieux. Ça et, ce fait que les gardiens se fermait les yeux, se laissait corrompre, ou n’en avaient-ils simplement rien à faire. Rien à faire que le petit nouveau soit ainsi désiré, il devait bien y passer comme tout le monde, devaient-ils penser.

Ou enfin… Peut-être pas. Rien à faire de qui ou de quoi. On ne lui ferait pas, le fameux truc du savon non. Ni rien d’ailleurs. Il se devait d’ainsi faire son nom, de gagner sa place chez les dominants plutôt que les dominés. Attaquer, mordre, peu importe… Et il faut dire qu’il s’était attaqué à du gros, cette fois-là… Il ne s’était pas gêné, pour user de son pouvoir… Pour faire en sorte qu’un simple coup de poing, donne l’impression d’avoir arrêté un cycliste qui roulait à 200 km/h avec son estomac. Il ne s’était pas gêné pour lui en faire manger tout une volé, pour ainsi l’humilier… Au moins il avait gagné la paix, pour le temps que cela dure.

Mais cette histoire était désormais plus loin en son esprit. Ayant quelque peu oublié les menaces de vengeances, de le retrouver un jour, de lui faire payer ce qu’il avait fait. Il avait osé douter, osé croire que cette idée avait été abandonnée depuis le temps. Et puis, il avait déménagé, changé de pays. Cette certitude viendrait tôt ou tard se briser, en un instant… Et bientôt évidemment. Pourquoi en parlerions-nous de toute manière si cela n’était que pour arriver dans une décennie?

Alors que la couverture épaisse et sombre recouvrait le ciel, parsemé de quelques étoiles, par-ci par-là… Lui, en avait terminé de sa marche nocturne, sans but précis. Enfin presque, il lui arrivait de faire un petit boulot de repérage pour ainsi gagner sa vie. Et le voilà de retour vers les ruelles un peu moins fréquentables, plus vides, plus discrètes de la ville de New York. Et il le fallait bien… Quelle idée de vivre au milieu de l’action alors que son travail n’avait rien de bien légal. Toutefois… Ce qui était avantage, venait certainement de tourner vers le désavantage.

Le silence brisé… Les roues marquant leurs chemins contre le sol dans un tournant, puis dans l’autre, roulant à une vitesse pressante, rapide. Pour ne pas lésiner sur le frein s’arrêtant là, au beau milieu de rien. Pourquoi? Pour qui… Pour lui. Alors qu’ils se trouvaient dans son dos. Il avait entendu les décliques, les portes claqués, les pas pressé, et son nom ainsi crié. Il ne reconnaissait pas les voix, mais rien de bon ne sortaient de ce ton…

« Hey! Hunter! We got a message from Godzilla… ! » (esti de nom de fif)

Des envoyés, sans le moindre doute. Trop important, trop lâche pour faire le sale boulot lui-même, pour ce battre d’homme à d’homme. Ce nom… Ô combien le connaissait-il. Son cœur avait manqué un bond, comprenant que la suite ne serait que rapide. Pas le temps de se retourner, pas le temps de faire le moindre mouvement. Le premier coup de feu retentit à ses oreilles, suivit du deuxième et… des suivants peut-être…qu’il n’entendit pas… Plus rien, il n’entendait plus rien… Que ce sifflement, mélangé aux battements de son cœur qui lui martelait les tympans à lui en faire mal. Mais certainement pas autant que ces trous fraîchement fait dans sa peau… La panique eut le temps de s’emparer de lui, ses mains qui avait passé aux endroits, désormais recouverte de sang. Il sentait sa force le quitter, tout comme le sol contre lequel il tomba, qui semblait disparaître… Il avait mal, terriblement mal, et perdait décidément trop de sang pour rester encore bien conscient. Sa vue embrouillé, il avait l’impression de sentir sa vie vouloir le quitter. Et contrairement à ce que l’on pouvait bien dire… Ce ne fut pas les derniers moments de sa vie qui défila. Mais bien cette pensée. À quel point la situation pourrait limite être ridicule… Mourir là… En plein milieu d’une rue déserte… Et sans rien pouvoir y faire…
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Piggy

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MessageSujet: Re: Kenny n' Chase    Lun 4 Juin - 1:06

Les coins moins fréquentés -et moins fréquentables- de New York étaient probablement, selon le humble avis de Chase, les meilleurs endroits. Pas qu'il ne savait pas apprécier la bonne ambiance des coins bondés et de villes qui ne dorment jamais, mais quand on a l'âme d'un solitaire, on a besoin de moments pour s'évader. De calme, de solitude que l'on retrouve dans les ruelles un peu plus sombres, un peu plus discrètes. Il aimait y rôder, sans grand but sinon profiter de la plénitude des lieux lorsque rien de suspect ne s'y déroulait. Il n'avait pas grande peur d'être pris au dépourvu par une quelconque âme errante en quête de trouble; il savait plus que bien se défendre et savait pouvoir compter sur sa mutation pour lui sauver la mise si la situation tournait à son désaventage. Bien que ce pouvoir difficilement contrôlable faisait partie intégrante de ses plus grands soucis, il ne pouvait nier son utilité lorsqu'il se fourrait (... Ou "mettait", ya know, c'est du pareil au même.....) dans toutes sortes de situations insolites -et semble-t-il, cela se produisait plus souvent qu'il ne l'aurait voulu.

Il ne sursauta pas au coup de feu. Il avait un peu l'habitude. Ce n'était pas la première fois. Quand on a pour travail d'aller casser des gueules et descendre des gens, on s'y connait un peu dans le domaine et la violence ne nous surprend plus tellement. Cela ne voulait pas dire pour autant qu'il n'avait aucune considération pour la justice, et tirer quelques coups de feu sur quelqu'un, ce n'était pas spécialement légal à ses yeux. Oh allez, il l'a déjà fait. Entendons-nous simplement sur le fait qu'il se forge sa propre idée de ce qui est juste et que s'il descend un escroc, il voit ceci comme un motif valable. Il n'acceptait pas n'importe quel boulot non plus. On ne tue pas les gens parce qu'on ne les aime pas. Par contre, offrez-lui de démolir un meurtrier ou un abuseur quelconque et il s'en fera une joie.
Avec quelques coups de feu, difficile de dire s'il s'agissait d'un réglement de comptes ou d'une autre forme d'attaque. La première chose qui le frappa fut l'odeur; celle métallique, doucereuse et ferreuse du sang. Une odeur unique qui laissait croire à Chase qu'il n'y avait qu'un seul blessé. Une attaque à sens unique. Ses sens étaient déjà en alertes, il ne prit même pas le temps de réfléchir une seconde de plus avant de se précipiter vers la source de toute cette agitation.

Un homme à terre. Un homme baignant dans son sang, faisant dos à ses agresseurs, de part la position dont il était tombé. Attaquer par derrière comme un lâche avait quelque chose de répugnant en soit et le sang de Chase ne fit qu'un tour; il était prompt à réagir devant de tels actes de cruauté macabre et illégitime. En deux temps trois mouvements, il avait sauté par-dessus le corps et fondu sur les hommes qui, devant la vigueur de la soudaine intervention, se voyaient un peu pris au dépourvu. Ils étaient armés; tiens donc. Qu'ils essaient de lui tirer dessus et on verra bien s'ils la trouveront drôle. En tout cas, la bête à laquelle ils auraient affaire aurait de quoi leur enlever toute envie de se frotter à lui. Heureusement, Chase n'eut pas à en arriver là. Juste comme il attrapait le premier gars à sa portée et entreprenait de soigneusement le défigurer, les autres ne mirent pas de temps à battre en retraite. Aucune loyauté et décidément très peu d'honneur, de quoi leur faire perdre toute dernière miette de considération de la part de Barbie. Des gens comme cela, il n'avait aucun respect pour eux. Pas l'un d'eux ne s'essaya à lui tirer dessus ou l'empêcher de copieusement frapper leur compagnon; ils l'abandonnèrent lâchement aux mains de celui qu'ils qualifièrent de brute, seul Barbie semblant capter l'ironie de la chose: il était le monstre alors qu'ils avaient flingué un innocent ?

... Oh misère. Ils l'avaient flingué.

Chase se désintéressa de sa pauvre victime tout aussi vite qu'il s'était mis à le démolir, sa soudaine colère semblant s'évanouir pour laisser place à une précipitation toute nouvelle; un début d'inquiétude, peut-être. Ses pas rapides le menèrent auprès du corps, qu'il entreprit de lentement retourner. Son air changea du tout au tout en découvrant le visage de la victime. Merde. C'est pas vrai ... Nah, c'est une mauvaise blague...
Il n'oublierait jamais sa toute première rencontre avec ce connard... Il en était plus ou moins conscient à cet instant, sa mutation faisant des siennes et lui embrouillant l'esprit, mais la douleur endurée resterait à jamais gravée dans sa mémoire, tout comme cette odeur qu'il retracerait n'importe où -à condition qu'elle ne soit pas inondée sous le sang, ce qui actuellement, semblait plutôt se produire-, ce visage qu'il reconnaîtrait parmi la foule ...
Réellement, cet homme pouvait s'estimer chanceux que le caractère de Chase le pousse à tout de même vouloir lui porter secours. Il aurait pu le laisser crever là, en simple petite vengeance -et d'ailleurs, il n'était même pas sûr s'il n'était pas déjà trop tard pour lui- mais se décida plutôt en une fraction de seconde à le soulever comme il le pouvait et le ramener chez lui. Les chances étaient probablement minces. Il ne perdait malgré tout rien à essayer.

Peut-être étais-ce une petite aversion envers les docteurs qui faisait que Chase avait le réflexe de s'occuper lui-même de se rafistoler lorsqu'il en avait la possiblité. Il s'était déjà soigné des coupures méritant des points de suture, se débrouillant avec les moyens du bord et se faisant endurer une souffrance inimaginable qu'il trouvait malgré tout parfois préférable à la bonne vieille médecine des hôpitaux. Il était peut-être juste dingue, aussi. Carrément. Ou alors, sans vouloir l'admettre, il avait peur que sa mutation ne cause encore des horreurs et préférait éviter les lieux où, principalement, les gens étaient en plus mauvais état et avaient besoin de tout sauf d'une bête en furie. Toujours est-il qu'il était l'adepte du sytème D et se débrouillait assez bien dans son genre. En moins de temps qu'il n'en faut pour le dire, il avait étendu l'homme sur la table et tiré une lampe tout près afin de bien s'éclairer. Les vêtements s'étaient vite vus arrachés du dos de celui-ci, déchirés sans hésitation par Barbie alors que, visiblement, il n'y avait pas une seule seconde à perdre. Okay. Il y avait du sang. Beaucoup de sang. Pourtant, la première chose à laquelle il porta attention fut le torse du jeune homme et le niveau de sa cage thoracique; la dernière chose qu'il voulait était trouver un côté plus affaissé que l'autre, qui pourrait témoigner d'un pneumothorax, auquel cas ils seraient carrément dans la merde. Tout semblant beau de ce côté, du moins pour l'instant, il chercha à doucement installer son "patient" dans une position qui lui permettrait de retirer les balles. Oui, les balles. Il ne s'était pas fait manquer, le salopard.

L'heure suivante fut éprouvante, autant physiquement que mentalement. Avec tout ce qui lui était tombé sous la main et qui semblait pouvoir faire l'affaire, notamment des ciseaux, une paire de petites pinces, des bouts de plastique et toutes sortes de tissus, papier de toilette et même mouchoirs afin d'éponger et d'essuyer le sang -d'ailleurs, l'endroit était un véritable bordel d'instruments et d'objets quelconques et potentiellement insolites tachés de rouge sombre- Chase avait entrepris de sauver la vie de monsieur ici présent. Il avait bien failli le perdre d'ailleurs, se voyant obliger de pratiquer massage cardiaque et compagnie afin de le garder avec lui. Oh, il ne s'était pas gêné pour lui gueuler des trucs par la tête au passage, des "You better not die on me you f*cking asshole!" alors qu'il y allait d'une seconde réanimation cardio-respiratoire, ne se calmant que lorsque le pouls de l'homme redevint plus stable et qu'il eut enfin bandé ses blessures.

Après de longues secondes d'hésitation, Chase se risqua alors à l'installer un peu plus confortablement puis le laisser seul quelques instants le temps de se nettoyer de fond en comble- il fallait voir son état actual, sortant tout droit d'une sorte d'opération d'urgence et un peu laborieuse qui aurait pu se finir très mal mais qui, par chance peut-être, semblait tout à fait concluante. Il ne lâcha l'homme des yeux que quelques minutes tout au plus, puis revint prendre place sur le divan, où il croisa les bras et monta la garde, semblant attendre soit, au mieux, un réveil, ou dans le pire des cas un quelconque changement dans la respiration qui indiquerait une complication ou une chute des signes vitaux.
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Piggy

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MessageSujet: Re: Kenny n' Chase    Lun 4 Juin - 1:07

Il ne devait pas lui rester encore beaucoup de conscience, alors qu’une nouvelle présence fit son apparition. Qui l’eut cru. Qu’on y trouverait là, les deux ennemis réunis. Un entre la vie et la mort, l’autre qui avait sorti ses instincts prédateur pour ainsi faire fuir ses agresseurs. La situation avait bel et bien quelque chose d’ironique n’est-ce pas? L’agresseur agressé, l’agressé sauvant l’agresseur. Du moins, il avait réussi à vider les lieux, à les empêcher de finir de l’abattre pour de bon, d’une ou deux balles de plus dans la tête qui sait? Mais certes, jamais ne pourrons-nous le savoir, et c’était bien ainsi. Car ô combien Kenrick pouvait-il tenir à sa vie, hors de question de la laisser ainsi le quitter, loin d’en avoir terminé avec sa vengeance de l’espèce mutante. Il s’accrochait, du mieux qu’il le pouvait, malgré qu’il savait bien que l’énergie lui manquait, la conscience le quittant tout aussi vite que son sang. Et malgré tout, il trouvait le moyen de souligner le ridicule de la chose, de lui en train de mourir de cette façon aussi stupide, tout comme trouvait-il le moyen d’être en colère contre eux, contre lui-même face à son impuissance.

Puis vint le moment fatidique de son dernier souffle de conscience. Ou presque… Car une chose vint le déranger quelque peu de sa pose, d’un dernier indice de vie. Un gémissement, car cet homme venait tout de même de lui faire revivre ce fort élan de douleur. Le geste qui l’aida peut-être à sombrer définitivement dans le noir, là ou plus rien ne semblait exister. Là où il ne sentait plus rien, ne voyait ni ne sentait plus la moindre chose.

Et ce, pendant un long, voir terriblement long moment. Alors qu’on se remuait corps et âme pour tenter de le sauver. Alors que lui-même avait voulu tuer son sauveur. Du moins, il avait tranquillement préparé ses plans… Ses fameux plans tueur de mutants. Le temps passait, les minutes, les heures peut-être, alors que lui semblait mort, toujours installé contre cette table. Semblait certes. Car les premiers signes de vie vinrent faire leurs apparitions, petit à petit. Et surement rien de bien agréable pour Kenrick. Le mal, que le mal, de cette douleur insupportable qui commençait à le réveiller, peu à peu. Et que dire de sa tête, de son être au complet qui était totalement embrouillé, dans ce tout autre état. Le monde des embrouilles, des étourdissements, entre la réalité et cette impression d’être dans un autre univers.

Il dû mettre un moment, avant de retrouver sa vue qui était embrouillé. Il resta encore un moment à fixer le plafond, son cerveau tout aussi bien en compote que le reste de son corps… Il avait du mal à saisir où il pouvait bien se trouver, et encore moins comment il avait fait. Il ne débutait qu’à se souvenir de l’événement de la ruelle puis que de ce noir. Évidemment malgré tout il eut compris le pourquoi, mais il était loin de se douter qui avait bien pu ainsi le sortir d’une pareille merde. Il aurait surement la surprise de sa vie, de lorsqu’il le découvrirait.

Et ce assez tôt, sans le moindre doute, car après cette vérification visuelle et cette réalisation qu’il n’était pas dans un hôpital… Non il n’avait pas encore allumé sur ce détail… Il tourna la tête, tentant de remuer, avant qu’un horrible mal ne lui prenne, le voilà s’obligeant lui-même à ne plus bouger d’un poil. Que sa tête, qui croisa enfin cette tête blonde munis de cette barbe. Cet être qui lui disait vachement quelque chose. Oui bon, vous aurez compris l’était de sa raison et de sa conscience. Par le moindrement là, aucun filtre ni rien, ayant presque l’air d’un drogué quoi. Pas de sa faute en quelque part, il lui manquait peut-être un peu trop de sang aussi. Mais bon, décidément ce n’était encore rien. Car malgré l’homme, peu importe qui, il n’alluma pas sur son identité. De celui qui se levait et s’avançait vers lui, assez près. Et la seule chose à laquelle il sembla porter attention fut le torse de ce dernier, se permettant de le poker de son doigt. Peut-être une ou deux fois. Plissant alors doucement ses sourcils, comme dans un questionnement profondément demandant. Il faut dire que ce monsieur et sa camisole, mettait bien en valeur son torse bombé disons-le.

« On dirait que c’est rempli d’aiiir…. Comme des flotteurs… Oh mon dieu ça ne doit pas être… Huh… Super génial pour nager hein…. C’est galère nager avec des flotteurs…. Tu sais, tu coules pas… Mais bon tu nages pas non plus… C’doit être chiant comme pas possible…. Et frustrant surtout… »

Un cerveau en compote n’est jamais bien beau. Et le pire dans tout ceci, était que monsieur restait toujours aussi peu soucieux de ce qu’il venait de dire, soit ces moqueries et limites atteintes à la personne qu’il venait fraîchement sortir de sa bouche. Le Kenrick bien connu de tous les jours, semblait avoir laissé place à un autre… Décidément.
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MessageSujet: Re: Kenny n' Chase    Lun 4 Juin - 1:15

Chase triturait le rebord de sa camisole blanche tachée de sang en quelques endroits, observant d'ailleurs l'une de ces marques sombres avec une attention particulière, effleurant le tissu des doigts, comme s'imprégnant de cette odeur caractéristique qui le couvrait désormais. Celle de cet homme qu'il venait de sauver d'une mort presque certaine. Loin d'être aussi désagréable qu'elle aurait dû l'être en vue des circonstantes, elle déroutait délicieusement ses sens, se taillant une place toute spéciale dans sa mémoire olfactive. Saleté d'instincts de merde... Déjà, il savait qu'il saurait la distinguer des autres. Depuis le temps que l'homme était étendu sur cette table, et avec la quantité de sang qu'il avait perdue et qui avait taché bon nombre d'objets de son appartement, l'endroit entier semblait irradier des faibles effluves que lui seul pouvait percevoir. En mâle assez dominant en son genre, en bon alpha qu'il était au plus profond de lui-même, Chase aurait dû être dérangé par la sensation que sa propre odeur, la démarcation de son territoire, s'estompait légèrement sous cette nouvelle odeur qui venait d'y pénétrer ... et pourtant, il restait installé sur le divan, sans réagir, sans s'en offusquer le moindrement ... Huh.

Il releva la tête lorsqu'un faible mouvement vint de la table. Bien malgré lui, il s'était mis à craindre le pire, son coeur ratant un battement au soudain changement alors qu'il attendait, le regard dans le vide, depuis un bon moment. Combien de temps? Il ne saurait dire exactement. Longtemps. Assez pour que l'inquiétude s'installe brièvement au creux de son ventre, à ses dépends, lui faisant croire que peut-être, peut-être, était-il trop tard pour cet homme. Au final, celui-ci semblait bel et bien vivant, en proie à une douleur probablement horrible à laquelle Chase ne pouvait pas tellement remédier. Il prit un instant pour respirer un peu, frottant son menton et sa mâchoire avec ce qui semblait être du soulagement qu'il cherchait en partie à dissimuler. Il se redressa ensuite, roulant ses épaules vers l'arrière dans un étirement destiné à soulager la tension dans celles-ci, faisant quelques pas vers la table où était toujours installé Kenrick. L'homme avant tant bien que mal tourné la tête dans sa direction, le détaillant sans un mot alors que Chase, tout aussi silencieux, s'était posté à proximité et gardait ses yeux fixés sur ceux de Kenrick, s'interdisant de scruter son corps et vérifier les bandages. Pas déjà, pas tout de suite. Il faudrait les changer, mais ça pouvait attendre. Maintenant qu'il était réveillé, il était plus malaisant pour Chase de démontrer une quelconque préoccupation due à l'état de cet individu qui, techniquement, n'était pas classé dans les gens qu'il appréciait.

Chase n'eut pas le temps de le questionner sur son état, prendre un peu de ses nouvelles. Il n'avait pas encore ouvert la bouche qu'un doigt venait poker son torse, le prenant un peu au dépourvu et le laissant là, immobile et limite choqué, clignant des yeux d'un air perplexe. Huh. Ouais. Okay... Il s'empara doucement de ce doigt qui pressait ses pectoraux, ses sourcils se fronçant tout comme ceux de Kenrick, probablement pour des raisons similaires. Les deux semblaient en pleine réflexion, le blessé brisant finalement le silence de paroles qui firent lentement perdre toute douceur aux traits de Barbie. Cette fois, c'est un air tranquillement renfrogné qui fit son apparition; pas nécessairement de la colère, probablement plus un air à la limite boudeur qui laissait croire qu'il était surtout piqué dans son orgueuil.

- Ça s'appelle du muscle, connard...

Pourtant, Kenrick ne semblait pas en avoir fini avec ses quelques premiers mots. Au contraire, il élabora plutôt sa toute nouvelle comparaison, ne faisant au final que se caler alors qu'il déblatérait sur les flotteurs (Ouah, le mauvais jeu de mots). Tout au fil de ses paroles, Chase ne chercha jamais à l'interrompre, or il avait croisé les bras sur son torse justement déjà assez imposant, surplombant Kenrick de toute sa carrure, arquant un sourcil agacé. Dès que celui-ci eut terminé, l'observant toujours avec un air drôlement innocent, qui ne semblait pas se rendre compte de la portée que pouvaient avoir ses paroles, Barbie l'attrapa par les aisselles et entreprit de lui démontrer que cette opulence avait quand même une utilité pratique. Sans mal, il redressa l'homme en position assise -sans non plus se montrer violent, question de ne pas lui faire mal... ou du moins, hum, pas trop- et se détourna ensuite pour attraper quelque chose sur la table basse. Deux comprimés, visiblement, de petits médicaments tout simples qui permettraient de réduire la douleur ne serais-ce qu'un peu, car au fond, c'était toujours mieux ça que rien du tout. Attrapant la mâchoire de Kenrick, il tira juste un petit peu question de lui faire ouvrir la bouche, n'attendant pas de coopération de sa part et lui portant directement un verre d'eau aux lèvres, geste qui voulait clairement dire "T'es aussi ben de boire". Ni plus ni moins, comme ça, il lui fit avaler les comprimés sans trop lui laisser le choix -de toute façon, s'il avait protesté, il lui aurait pincé le nez bien assez fort pour lui forcer la déglutition.

Il eut ensuite une bien brève hésitation, contemplant un instant le fond du verre, remuant doucement le reste de l'eau qui s'y trouvait. Enfin, dans un geste bien spontané qui traduisait ses émotions précédentes, il lui balança le contenu du verre à la tête. Oh allez. Ce n'était rien de bien méchant, qu'un peu d'eau -qu'il s'était malgré tout pris en pleine poire- accompagné d'un léger «Shut up...» et au final, Chase n'était pas réellement en colère juste pour ça ... Il avait eut sa petite revanche, le sujet était clos pour lui. Il affichait désormais un air qui pourrait s'apparenter à de la douceur, alors que ses instincts semblaient à nouveau prendre un peu le dessus sur lui, le poussant à offrir à son pensionnaire en mauvais état de meilleurs traitements.

- You'll have to take it easy, alright ? Je vais juste te déplacer un peu, ça va faire mal, faut pas se le cacher, mais dis-toi qu'au moins t'es pas mort.

Chase entreprit alors de doucement soulever l'homme, un peu laborieusement compte tenu qu'il était dans un état un peu fragile, un peu précaire et qu'il faudrait du temps avant que ses blessures ne se referment complètement et cessent de le faire souffrir. Il réussit néanmoins à l'installer sur le divan, ce qui en soit était beaucoup plus confortable que la table. Ce n'est qu'à ce moment qu'il s'arrêta, un peu pris de court tout à coup, comme semblant réaliser plus concrètement la situation. Il se frotta alors un peu la nuque, regardant autour de lui comme s'il cherchait une réponse dans la pièce et les objets qui l'entouraient, n'en trouvant aucune et se raclant plutôt la gorge, mine de rien, se tirant une chaise près du divan, sur laquelle il se percha.

- Ils ne t'ont vraiment pas manqué... Tu devras rester tranquille quelques temps...

Il s'interrompit, laissant malgré tout bien comprendre ce qu'il voulait dire bien que le reste de sa phrase passa sous silence. Si t'as besoin de quelque chose, demande-moi et je t'aiderai. C'était trop dur à admettre de vive voix, mais l'intention était bel et bien présente, et sous la haine qui avait pourtant semblé habiter les deux hommes, existait probablement, désormais, quelque chose de plus fort. Le besoin de se serrer un peu les coudes en situation critique. La nécessité de sauver une vie qui s'était présentée à Chase sans lui laisser la moindre porte de sortie. Il n'était pas comme ça. Il n'aurait pas pu le laisser mourir ridiculement dans cette ruelle, abattu par une balle traîtresse alors qu'il n'était même pas en position pour se défendre. Non. C'était contre ses principes. Au final, il se retrouvait bien coincé dans une situation dont il s'était lui-même volontairement mêlé, et il ne pouvait plus faire marche arrière. Advienne que pourra, dit-on.

Et si l'envie le démangeait vivement de se rouler en boule contre cet homme pour le réchauffer, vous pouvez être sûr qu'il luttait violemment contre.

Reste que le problème de manque de chaleur était malgré tout bien réel. On ne peut pas s'attendre à ce qu'un homme s'étant fait tirer dessus et ayant perdu autant de sang se sente à merveille. Il avait bien dû le déplacer et le toucher, remarquant évidemment que sa peau était froide au toucher. Trop froide pour que la bête en lui aime ça. C'était plus fort que lui, c'était grandement naturel : Il devait y remédier. Il devait apaiser son état le plus possible, et lui communiquer un peu de chaleur n'était pas une mauvaise idée du tout. Lorsqu'il se serait un peu reposé, il pourrait ensuite essayer de lui faire doucement avaler quelque chose. Un peu de soupe peut-être, un truc bien chaud et réconfortant peut-être, rien de trop consistant question d'être sûr qu'il puisse le tolérer -on est jamais trop prudent0 mais assez nourrissant pour lui donner de l'énergie. Ouais, en fait, c'est qu'il devenait grave maman poule ... Mais allez, huh! C'était juste un peu d'altruisme, voilà tout ...

Chase finit par se lever avec un petit grognement, marchant directement jusqu'à sa chambre où il arracha les couvertures du lit dans de grands gestes déterminés, les ramenant ensuite vers le salon et les disposant sur la forme allongée de l'homme. Voilà. Il serait plus au chaud comme ça. Il ne servait à rien de s'énerver, il avait l'air d'être un gars fort et assez têtu en son genre, il récupérerait vite. Il ne fallait pas s'en faire avec ça, seulement laisser le temps au temps, ce que Chase semblait décidément peu disposé à faire. Il se rassit un peu à l'écart, ramena ses genoux contre lui et posa ses bras dessus, gardant les yeux fixés sur Kenrick, comme s'il le veillait, guettait, restait à l'affut et prêt à bondir si quoi que ce soit d'anormal se produisait. Tant qu'il pouvait encore le sentir, ça allait, il était assez près. Et là, il le sentait, oh si il ne sentait que ça. L'odeur du sang commençait à se faire un peu plus fraîche, quoi qu'encore subtile, probablement que les bandages seraient à changer dans quelques heures...

Il devait penser à autre chose. À tout comme à n'importe quoi, mais autre chose. Il se devait constamment de lutter contre sa mutation, de tenir tête à son pouvoir qui ne voulait qu'en faire des siennes, et au fond, il se retrouvait souvent à perdre... Perdre, oui, comme en cet instant où, après quelques minutes, il sembla abandonner toute résistante...

Chase se leva alors pour une énième fois, marchant jusqu'au divan d'un pas lent et un peu incertain, son regard ne lâchant jamais l'homme... Puis, lâchant un soupir de résignation, il entreprit de repousser suffisamment les couvertures pour se faire une place dessous. Le divan était étroit mais tout juste assez spacieux pour leur permettre de s'y tenir à deux, les forçant cependant à être entièrement pressés l'un contre l'autre alors que Chase, dans un plein abandon à cette envie, ce besoin qui le tenaillait depuis un moment, se lovait contre ce corps froid, grimaçant légèrement à la sensation et se donnant comme mission personnelle de le réchauffer ... et quelle meilleure façon que par la bonne vieille chaleur humaine? Un petit grognement doux lui échappa, un son rauque de contentement alors qu'il pressait son visage dans le cou de l'inconnu, son nez contre la peau lui permettant de sombrer complètement dans cette odeur qui pressait contre lui d'une manière si agréable ... Cet homme qu'il aurait qualifié d'ennemi, avant aujourd'hui, avant ce instant où, invraisemblablement, il était devenu son petit protégé ... Un second grondement du même genre monta de sa gorge et, perdu dans les brumes de l'overload de ses sens, il s'entendit tout juste murmurer un rassurant «It's gonna be alright...»
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MessageSujet: Re: Kenny n' Chase    Lun 4 Juin - 1:18

Cette perspective de muscles, ne semblait certes, pas lui avoir traversé l’esprit. Un court éclat de réalisation passant tout de même dans son cerveau, puis un second de ce fait qu’il semblait se rendre compte que son doigt n’était plus tant libre qu’il le fut auparavant. Rien qui ne puisse l’empêcher de continuer ses dires, ignorant complètement la posture et que monsieur faisant son imposant gonflé. Il ne rendrait effectivement, pas compte de grand-chose. Il se trouve qu’une certaine personne lui ferait réaliser et raviver la douleur de son corps. Il avait mal, déjà à la base, le simple fait d’avoir bougé son doigt lui ayant tiré un peu. Ce pourquoi il avait cessé, grimaçant même un brin.

Il n’était pas au bout de ses peines. Car à peine eut-il terminé ses mots, qu’il sentit des mains venir se déposer sous ses aisselles et le relever. L’art de le faire taire oui. Enfin presque. Car si l’on n’eut pas entendu ce gémissement de douleur, ses traits empreints de douleur, et ses doigts qui s’accrochaient presque désespérément au vêtement de l’homme. Trop faible de corps et d’esprit, il ne se contenta que de cela. Alors qu’en d’autres circonstances, il se serait volontiers manger son poing en pleine poire. Il se trouve que là, maintenant, il avait bien trop mal pour se faire. Sentant son cœur battre de partout, les élancements se calmant à peine, il cessa de bouger, se concentrant sur il ne savait trop pour ce contenir. Mais les gémissements un peu continus qui sortirent de sa bouche, il ne put que les laisser aller. Le souffle un peu plus fort sous le coup, il trouva assez de force pour se plaindre autrement.

« Why did you… Do this….? It hurts…. »

S’il n’avait pas cet élan de larmes aux yeux pour venir appuyer. Qui disparurent rapidement, alors que le visage de Chase revenait. Lui, des comprimées, et un verre d’eau. À croire qu’il avait tout préparé. Il resta un peu méfiant, un peu grognon ou étais-ce boudeur? Alors que l’homme lui attrapait la mâchoire. Il avait retrouvé cette attitude un peu gamine et enfantine alors qu’il fronçait des sourcils, le repoussant quelque peu. Enfin émettre une pression serait plus approprié. Bah non, il ne voulait pas avaler ses trucs, ni rien qui venait de lui d’ailleurs. Tout simplement car il avait brutalement ravivé les moindres douleurs de son corps. Mais disons qu’il n’eut pas vraiment le choix. Il avait les comprimées en bouche et le verre aux lèvres après tout. Kenrick coopéra, malgré qu’il ait bien souhaité faire la tête dure. Et…Il avait de l’eau au visage maintenant. Oh charmant. De quoi le faire rapidement réagir. Entre ce sursaut et ce : « Heeyy ! » plus surpris que vexé. Il aurait bien souhaité lui balancer plus en termes de mots, mais se ravisa rapidement, fermant ce qui lui servait de bouche à l’ouïr de ce « Shut up… »

Il se tut, complètement. Oh mais il ne faisait qu’exécuter les demandes et ordres de monsieur. Et bon… Encore une fois, il n’aurait pas pu répondre. Il se crispait en sentant ses mains reprendre possession de lui, le soulevant, lui étirant sa peau, dont chacune de ses parcelles, de ses pores, semblait lui faire un mal. Et il n’y avait certes, pas que cela… Il s’accrocha, assez fortement, pour tenter un peu de se contenir. Dans cette pose qui pourrait laisser imaginer un koala peut-être. Il ressentait les étourdissements le reprendre, ses étoiles embrouillant sa vue, la chaleur désagréable des blessures venir le brûler un peu plus.

Mais enfin… Enfin… Il ne bougeait plus. Et se retrouvait en un endroit un peu plus confortable. Rien qui ne puisse encore aider son cas pour le moment. Il ne voyait plus, plus que des étoiles, que cette impression d’une chaîne aux ondes blanches, il entendrait un peu mal, le bruit de son cœur qui débattait dans ses tympans.

« Mais… Je dois aller m’entraîner pour un marathon dans une heure…. I can’t.... Ah oui pardon…. Shut up, yes… »

Il faut croire que son côté sarcastique était resté malgré tout. Et qu’il n’arrivait pas à complètement se taire non plus. Toutefois, ce fut bien ses derniers dires de la soirée. Il se sentait doucement partir, dans cette forme de transe, alors que les médicaments lui rentraient brutalement dans le corps. Lui qui n’avait pas l’habitude d’en prendre, son système peu habitué, s’en retrouvait assommé. Faisant en sorte qu’il ne sente plus ou moins le moment d’absence de l’homme. Ce qu’il eut le temps de remarquer par contre, fut bien cet élan de chaleur pas désagréable du tout qui vient se coller contrer lui. Entre le sommeil et l’éveil, il put remercier Chase d’un soupir face à ce petit bien être qu’il lui apportait, réchauffant le bloc de glace qu’il était. Qui lui permis d’être un peu mieux, plus confortable et apaisé. Et il ne fut pas long avant que l’on entende se souffle profond et lent d’un sommeil bien gagné. Les mots ayant traversé l’espace sans jamais se rendre à leur destinataire.
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MessageSujet: Re: Kenny n' Chase    Lun 4 Juin - 1:19

Peut-être qu'il avait été un peu brusque avec Kenrick en le redressant de cette façon, mais en vue de la situation actuelle, qu'importe le degré de douceur? Au final, il était non-négligeable que l'homme venait de se faire trouer le corps de quelques balles et que la douleur était destinée à être au rendez-vous à une puissance telle que même les plus grandes des précautions ne sauraient vraiment l'atténuer. À défaut d'avoir de la morphine sous la main, Kenrick devrait faire sans, et pour l'instant, il semblait très bien s'en sortir aux yeux de Chase. Car après tout, une fois installé sur le divan, son mal ne le gêna pas au point de l'empêcher d'user de sarcasme dans sa petite réplique. Rien qui ne tira un quelconque mot à Chase, bien qu'un léger froncement de ses sourcils marqua sa désapprobation. I said shut up. That's right.

Au final, l'homme était beaucoup plus supportable lorsqu'assommé par les médicaments. Chase ne se permis d'abaisser sa garde que lorsque son "patient" eut gagné le pays des rêves, ce qui d'ailleurs ne pris que quelques instants. Les yeux ouverts, le nez enfoui dans le cou de cet homme qui, encore plus tôt aujourd'hui, était son ennemi, il se perdit un instant dans le doux son de ces respirations profondes trahissant le sommeil, laissant s'effacer peu à peu les craintes de le voir mourir à tout instant. Il allait passer au travers. Il n'aurait pas cette mort sur la conscience, pas ce sang sur les mains. Il n'aurait pu supporter d'être témoin de cet incident et n'avoir rien fait pour sauver la vie de cet homme. Ce n'était pas une question de redevances; il ne voulait rien de lui en retour. Simplement le voir vivre, question d'être en paix avec lui-même et savoir que cette nuit, un innocent- ou du moins, un homme qui dans la situation actuelle ne semblait rien avoir à se reprocher au moment où on lui tirait dessus- avait eu la vie sauve. C'était tout simplement une question de principes.
Il remua légèrement, effleurant de son nez les courts cheveux à la base de la nuque de l'homme, puis derrière son oreille, expirant doucement, souffle chaud contre la peau froide. Quelques instants. Il pouvait se les accorder. Fermer les yeux et se laisser bercer....

¤ ¤ ¤ ¤
Chase revint lentement à lui sur un doux son rauque montant tout droit de sa gorge. Les yeux toujours fermés, il étouffa net ce bruit, tendant plutôt l'oreille afin de capter la respiration tant attendue qui s'élevait à ses côtés. Plutôt que de l'entendre, il la sentit en premier lieu. Un souffle qui effleurait sa gorge, alors que visiblement, ils avaient un peu remué dans leur sommeil. Instinctivement, il leva une main qu'il posa brièvement contre cette tête qui reposait dans son cou, prenant une seconde pour sourire. Bel et bien vivant. Oh si.

Il entrouvrit les yeux, constatant la toute nouvelle clarté de la pièce. Pourtant, il avait la certitude qu'il était bien trop tôt pour se lever, principalement compte tenu du blessé qui avait bien besoin de repos. Chase allait d'ailleurs refermer les yeux lorsqu'il constata la fraîcheur nouvelle de l'odeur de sang qui se mêlait à l'air ambiant. Ce fut suffisant pour le pousser à se bouger un peu, se défaisant avec douceur de la simili-étreinte dans laquelle ils se trouvaient afin de s'extirper tant bien que mal du divan. La position avait réveillé une légère douleur dans certains muscles sollicités, qu'il tenta de chasser en prenant un instant pour s'étirer.

Son regard passa sur le corps de l'homme, relaxé et endormi, et il se mordit la lèvre à l'idée de devoir le tirer un peu de cet état de bien-être. C'était cependant nécessaire et Chase ne perdit pas trop de temps avant de se mettre à l'oeuvre. Il rassembla le nécessaire puis pris place assis sur le divan. Doucement, il entreprit de soulever Kenrick, le redressant en position assise et l'appuyant sur lui de façon à pouvoir passer les bras du jeune homme autour de sa taille et de le laisser reposer sa tête contre son épaule. Ainsi, il pouvait conserver un minimum de confort, et bien que ce déplacement avait dû perturber un peu son sommeil, Chase ne tarda pas à lui murmurer quelques brefs mots:

« Shhh, I'm sorry. You just sleep, I'll make it quick ... »

Avec le mutant ainsi installé, son dos nu offert, Barbie pu s'atteler à la tâche de changer les bandages qui s'étaient imbibés de sang au cours de la nuit. Il les retira délicatement et entreprit de nettoyer les blessures. Certes, le tout ne devait pas se faire absolument sans douleur, et il osait espérer que les médicaments fassent encore suffisamment effet pour atténuer celle-ci et ne pas perturber Kenrick plus que lui ne venait de le faire en le forçant à se redresser. Une par une et avec grande patience, Chase désinfecta soigneusement les plaies et fut ravi de constater que c'était déjà beaucoup plus joli que la veille, au moment où il avait dû retirer les balles. Il est certain que, une fois le sang nettoyé, le tout paraissait déjà moins horrible et paniquant. Alors qu'il appliquait de nouveaux bandages, observant ce qu'il faisait par-dessus l'épaule de Kenrick, Chase effaçait peu à peu les images d'une situation critique et alarmante et semblait enfin croire, après cette nuit calme passée, à une guérison complète éventuelle. This asshole would make it. L'homme se pencha néanmoins afin de presser sa joue contre le front de Kenrick, à la recherche d'une quelconque chaleur qui indiquerait de la fièvre. Tout semblait bon de ce côté et sa peau avait pour sa part retrouvé une température normale. Ces toutes dernières vérifications achevèrent de rassurer Chase, qui entreprit alors de recoucher son protégé.

- Allez ... On se recouche maintenant. Doucement, voilà... Sur le côté. C'est ça ...

Dès que le mutant fut installé, sur le côté plutôt que sur le dos pour ménager ses blessures, Chase se releva et franchit les quelques pas qui le séparaient de la petite cuisine. Celle-ci, à aire ouverte sur le salon, lui permettait de garder un oeil sur le mutant tout en s'affairant à la cuisine. Il était trop tôt pour déjeuner; le stress des dernières heures semblait de toute façon lui avoir coupé l'appétit. Il avait trop peu dormi pour pallier à la fin de soirée épuisante qu'il avait eu et la seule chose logique qui lui vint à l'esprit fut de faire du café. Qu'est-ce qu'il pouvait avoir envie de café brûlant. Tenir la tasse entre ses doigts et en sentir la chaleur, alors que l'odeur à elle seule emplirait la pièce d'effluves réconfortantes. Le café chaud le matin, il y avait rien de mieux. Une fois la machine en marche, il ne restait rien de mieux à faire que de retourner veiller sur le blessé. Reprendre place à ses côtés, constater s'il commençait à être un peu plus réveillé ou si, au contraire, il s'était plus concrètement rendormi après avoir été un peu bousculé dans son sommeil quelques instants auparavant.
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MessageSujet: Re: Kenny n' Chase    Lun 4 Juin - 1:21

Chase aurait bien pu lui faire ou lui dire ce qu’il voulait, Kenrick n’aurait certainement pas réagit. Lui qui était complètement sonné, et si rapidement plongé dans un sommeil profond. Bonne chance pour le réveillé, presque tombé mort par la faute de ce qu’il avait ingéré. Il n’avait donc rien sentit, et même si… Il n’en aurait pas eu grand-chose à faire. Enfin presque. Car il faut croire que son inconscient avait bien du ressentir certaines choses, pour que son corps bouge ainsi pendant le sommeil, à la recherche de plus de chaleur, de plus de confort. Pour terminer dans cette position, bien endormis, et bien tout simplement, dans cette dernière position. Qu’il garda, sans plus le moindrement bouger pour le reste de la nuit, de son sommeil.

Mais bien entendu, vint un moment où les effets des médicaments devinrent moindres, ne l’assommant plus, lui redonnant cet état de sommeil plus léger habituel. Certainement de plus aidé par cette phase de son sommeil sans trop de profondeur. Rien qui n’aurait tant pu le réveiller. Mais il faut dire que se retrouver avec du vide alors qu’il y avait corps un peu plus tôt fit en sorte de le rendre plus près de l’état d’éveil que de sommeil.

Et disons que se faire ainsi relever l’y obligeait complètement. Kenrick se transforma en véritable pantin, encore trop peu conscient et franchement mou pour réagir et réaliser quoi que cela soit. Encore sonné sans doute. Mais la voix, les mouvements, tout, lui fit quelque peu de plus en plus réaliser ce nouvel état conscient. Il resta toujours dans cet état embrouillé se disant un petit '' F*c kit'' et puis voilà. Have fun with my body. Bref. Encore trop faible et paresseux pour protester. Viens cependant un moment où la fatigue ne fut plus.

Une fois redéposé, il fit mine du faible, de celui qui resterait tranquille, alors que ce ne l’était pas du tout. La réalisation l’avait pris, au cours du processus, lui faisant pleinement réaliser cette fois-ci, qui était donc le visage et cette voix qu’il reconnaissait. Chase…Ce même qui avait son nom inscrit dans sa liste, celui qui depuis ces derniers temps, avait mérité son attention, et son travail pour tenter de le capturer et le mettre sur le chemin d’une mort prochaine. Il avait travaillé fort et avec acharnement depuis ses derniers temps. Sauf que cette perspective de voir les choses le quittèrent assez rapidement. Plus le moindrement envie de lui faire le moindre mal… Il se souvint des événements d’hier, avant de ne perdre conscience au sol et se remémorer ses dernières parole. Il sentait la mort à plein nez, imminente, la fin se sentant proche. Pourtant… Pourtant il était encore et toujours là… Grâce à qui? Il le savait bien… Et il n’était pas de ce genre à le renier.

Il eut certes, un moment de forme d’incompréhension, un peu de rage peut-être, mais certainement pas pour bien longtemps. You saved my life… So I won’t take yours. Aussi simple que cela. Chase avait quitté, tout juste au bon moment, pour ainsi manquer les traits de sa grande reconnaissance malgré sa haine envers les mutants. Ce geste qui, lui rappelait soudainement cet aspect qu’il oubliait le plus souvent. L’aspect… Humain.

Voilà qu’il se mit à ressentir ce flagrant malaise, mêlé à cette forme de panique. Bousculé par cette envie de fuir, lâche certes. Mais il ne voulait pas l’affronter, ne sachant quoi faire d’autre que de foutre le camp. Et ce assez rapidement. Il sentait le temps qui le pressait et malgré ses élans de douleur, il préférait les taire, alors qu’il se mit en mode voleur –plutôt emprunteur- prenant le premier haut qui lui tomba sous la main. En silence, sans le moindre bruit, il put se rhabiller de la tête au pied, prenant tout de même un instant pour s’emparer d’un bout de papier et de crayon pour écrire d’une main rapide ces quelques mots.

« I owe you my life… I know it just words on a piece of paper but...

Thank you…

Oh by the way I stole you something. I’m not really the exhibitionist type. I’ll give it back to you. I promise
»

Car il ne pouvait ainsi quitter, sans prendre la peine d'ainsi remercier l,homme qui l,avait sauvé du cimetière. Et c'est ainsi qu'il quitta les lieux, à la hâte, disparaissant dans le silence, pour ne laisser que ce vide derrière lui, et ce petit mot contre le divan...
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MessageSujet: Re: Kenny n' Chase    Lun 4 Juin - 1:23

I don't mind making jokes, but I don't want to look like one


Un jour, comme les autres pour certains, et plus spécial pour d’autres. Et il faut dire que pour son cas, il s’agissait bien d’un entre deux. Ce jour était spécial pour une certaine personne de son entourage, faisant de la sienne une un peu moins banale et ordinaire. D’autant plus qu’il avait décidé en ce jour même, d’y mettre le paquet. Au grand malheur de Chase, s’était-il dit. Tout semblait faire en sorte de l’aider autant inconsciemment que consciemment. Et tout avait débuté ce fameux jour, d’une nuit tranquille. Un plan avait été appliqué conçu depuis plusieurs jours avant qu’il n’agisse dans l’ombre et le silence pour s’emparer de choses qui n’étaient pas siennes. Son boulot, tout simplement.

Il avait agis dans la nuit, tout frais d’il y a quelques jours à peine. De ce travail d’apparence noble, aux idées chevaleresques de protéger et sauver les habitants de la ville. Il avait mis le pied dans cette demeure, qui sentait la corruption. Il l’eut deviné en tombant sur ce fameux habit de policier plus ordinaire, fouillant en plus dans les papiers et autres par curiosité. Et lui qui ne volait que les riches, sachant bien que le métier ne concordait pas avec tout ce qu’il pouvait bien avoir à sa portée. Et une idée lui était ainsi venue, un malin coup à lui faire. Because why not. Et parmi le lot d’objets volés, il s’était emparé de l’habit du policier. Pourquoi? Tout simplement car il s’était imaginé sa rage première en découvrant sa propriété pillé et la seconde en découvrant son uniforme disparu. Le tout pouvant fortement devenir situation fort cocasse. Certes, il ne verrait rien de tout ceci, mais bon, rien ne lui empêchait d’imaginer les possibilités et ainsi lui trouver son compte au final. Et cet habit qu’il avait gardé, peut-être lui serait-il utile un jour qui sait, s’était-il dit.

Il faut croire que ce fameux jour était arrivé, d’une façon étrange peut-être. Mêlant à la fois fête, et mauvais coup. Un certain Chase n’ayant pas pris soin de taire sur ses activités, Kenrick l’ayant quelque peu découvert tout aussi bien. Rien qui ne puisse tant le choquer, lui qui ne faisait rien de bien légal de son côté de même. Mais le nom avait été découvert, de sa victime encore fraîche. Et lui et ses idées plus étranges et manquants de moralité, c’était dit qu’il serait bien drôle, de lui créer une peur bleue. Le plan appliqué, le voilà se retrouvant devant cette fameuse porte, de sa voix changé, de cet habit mit.

Ignorant ce qui pouvait bien ce cacher derrière cette porte, autre que ce mutant qui avait appris à connaître au court de la dernière année, qu’il avait appris à apprivoisé, tout comme lui avait-il dû faire… Son exception, par la faute de cette redevance, de cette vie sauvé. La sienne. Il côtoyait le danger, gardant toujours cette petite mise en garde, cette défensive, malgré tout. Il connaissait les risques mortels de la mutation de l’autre. Mais ce qu’il ignorait encore, était les autres facettes de celles-ci. Il n’avait compris et vu, qu’il pouvait prendre les aspects d’une bête, ignorant encore tout au fond, que c’était bien plus que de la copie. Il était .

Peut-être ne tarderait-il pas à le découvrir. Pour le moment, il ne pouvait savoir, ne se contentant que de cogner quelques coups, un peu pressant, prenant ce ton empreint d’empressement, de cette sévérité, de cette autre voix modifié. Prenant un autre rôle, dans un autre personnage, pour bien faire peur. Du moins c’était ce qu’il espérait de lorsqu’il s’annonça, se prononça.

« Police. Ouvrez. J’aurais quelques questions concernant un certain Paul Kellerman. »
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MessageSujet: Re: Kenny n' Chase    Lun 4 Juin - 1:28

Ce matin, c'était son corps entier qui lui hurlait bonne fête.
Bon déjà, vieillir c'est chiant. Point barre. C'est pas forcément un truc dont t'as envie de te rappeler, c'est bien jusqu'à un certain point et puis tu vois la trentaine arriver et tu souhaiterais que ça ralentisse le rythme un peu.

Ce n'était pourtant pas la principale préoccupation de Chase lorsqu'il se leva ce matin-là. C'était plutôt le superbe cadeau que lui faisaient ses fichues hormones. Fuck biology. Il le sentait déjà poindre en lui, s'infiltrer en ses veines, se préparer à bientôt faire de son corps a total mess. Si aucun élément déclencheur ne survenait, il était bon pour une journée ou deux avant le début officiel de cette longue et pénible semaine à venir, où il resterait probablement enfermé à éviter tout contact extérieur.

« Bonne fête, sale bête » grogna-t-il à son reflet en passant devant le miroir, se penchant sur le lavabo afin d'asperger son visage d'eau.

Il se redressa, s'essuyant avec une serviette qu'il jeta sur son épaule en prenant la direction de la cuisine. Bon allez. Il méritait bien des crêpes. Le truc, c'est que les crêpes, fallait les faire, et ça c'était une autre paire de manches. Il ouvrit le réfrigérateur, jeta un oeil à l'intérieur et abandonna le plan quelques longues secondes de fixation plus tard. Il se contenta plutôt d'un verre de jus d'orange et s'étira pour attraper une boîte de céréales dans l'armoire du haut. Quelle originalité. Installé au comptoir, en camisole et pantalon de coton, pas complètement réveillé mais suffisamment pour au moins manger ses céréales, il songeait tout simplement au fait que sa journée, fête ou pas, serait probablement à l'image de ce matin- longue et merdique -lorsque quelques coups frappés contre la porte attirèrent son attention. Des coups qui semblaient exiger une réponse rapide.

Son état ensommeillé n'était pas la cause du ralentissement de ses sens. Même en venant tout juste de se lever, il aurait dû être en mesure de sentir la présence approcher avant que l'individu ne soit rendu tout juste devant sa porte à cogner. Encore maintenant, il ne parvenait pas à relever l'odeur particulière qu'il aurait pourtant dû reconnaître- la faute à ses saletés d'hormones qui se jouaient déjà de lui et lui bousillaient les capacités. Relevant légèrement la tête, risquant un regard vers la porte, il songea à ne pas ouvrir. Ce n'était pas le moment. Puis, il était relativement tôt, qui se pointait chez les gens comme ça avant midi et frappait à la porte de cette façon insistante? Il était pas bien, ce mec.

Chase se leva alors, jeta un bref regard par la fenêtre pour tenter de voir, malgré l'angle restreint, qui pouvait bien lui payer cette petite visite. Il ne vit qu'un bras, qu'une manche d'uniforme bleu, et recula immédiatement alors qu'une voix s'exclamait haut et fort les mots les plus terrifiants que Chase ait entendu depuis longtemps.
Cops.
Fuck.

Non. Non, ils ne pouvaient pas savoir pour Kellerman. Comment auraient-ils pu savoir? Il n'en avait parlé à personne. Sauf à Kenrick, mais il avait ... il avait confiance en lui, il savait qu'il n'irait pas le backstabber comme ça ... Mais alors comment? Il avait bien pris soin de faire disparaître les évidences, de ne pas laisser de traces, de disposer du corps... Ils ne pouvaient pas savoir pour Paul Kellerman. Ils devaient simplement avoir constaté sa disparition et chercher des indices, des renseignements. Ce devait être ça, il fallait que ce soit ça. Mais alors comment seraient-ils remontés jusqu'à lui ??

Chase, il n'aimait pas ça du tout, il faut le dire. Il fallait voir comment il faisait désormais les cent pas, sous le stress intense qui le prenait. Se raclant un peu la gorge, il laissa tomber un « Un instant ! » et fonça directement vers la salle de bain. De l'eau sur les cheveux, la serviette toujours sur l'épaule, voilà comme ça ... On sortait de la douche. Voilà pourquoi le délais. Ce n'était surtout pas pour aller s'emparer de son revolver et le glisser dans le dos de son pantalon, juste au cas ....

Il allait ouvrir et ... et voir ce qu'il en était. Aussi déloyale ce geste puisse-t-il être, il n'aurait qu'à tirer si jamais les choses tournaient au vinaigre et qu'il n'avait plus aucun recours. Prenant une profonde inspiration, il s'avança alors jusqu'à la porte, tourna la poignée et, sans même regarder, la porte à peine ouverte, il commença déjà avec un « I'm sorry, I have no idea what you're talking abo-- » et s'interrompit brutalement lorsque, relevant les yeux une fois la porte plus grande ouverte, il reconnu l'individu qui se tenait devant chez lui.

Grand et beau et désirable, dans son uniforme.
Désirable, sexy, baisable.

Et fuck, s'il était pas directement en train de provoquer brutalement ses hormones et déclencher l'inévitable en une fraction de seconde.

Il y eut un bon instant de délais pendant lequel Chase ne fut pas en mesure de dire quoi que ce soit. Immobile, les yeux rivés sur l'homme dans une intense fixation, les lèvres entrouvertures sans qu'un seul son n'arrive à en sortir- des insultes, ou peut-être un gémissement des plus embarrassants, l'un ou l'autre -il restait planté là à le dévisager comme s'il eut été la huitième merveille du monde. Il y avait cette brillance dans son regard, cette tension dans sa posture qui semblait laisser présager une violente exaltation.

Alors qu'il semblait enfin réaliser plus pleinement, il laissa échapper un faible « You fucker... » sans que ses yeux ne quittent Kenrick un seul instant. Il faisait chaud tout à coup, nah? Il n'avait même pas réussi à se montrer le moindrement menaçant, semblant plus sous le choc qu'autre chose, et il faut dire que l'odeur de l'homme y était franchement pour quelque chose. Maintenant qu'il était là, juste à quelques pas, ainsi vêtu, synonyme des plus délicieux interdits... Chase ne voyait plus que ça, ne sentait plus que ça. Lentement, il fit un pas vers l'arrière, comme invitant silencieusement Kenrick à faire ce même pas vers l'avant, pénétrer dans sa demeure, le suivre tout droit to the dark side.

« What is it, officer ? I've done somethin' wrong ... ? »

Son ton, provoquant. Le sourire en coin qui flottait sur ses lèvres, son attitude plus joueuse, tout pour faire durer le plaisir, ne pas bêtement succomber à la tentation ... Ils auraient bien le temps de faire ça plus tard ...

Il s'en amusait, le tentait, trouvant bien malgré lui un côté agréable à la situation, malgré la peur causée, malgré le stress subit qu'il venait de vivre, il trouvait semble-t-il le moyen de ne voir que le côté excitant de ce petit jeu de pouvoir ... Peut-être étais-ce simplement ses hormones en feu qui altéraient son jugement. Who gives a fack anyway ...
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MessageSujet: Re: Kenny n' Chase    Lun 4 Juin - 1:31

Il avait attendu, se permettant ce sourire mesquin alors qu’il faisait dos à la porte. Il était bien au courant que ce coup était assez salopard dans son genre. Mais il faut croire que c’était bien le genre de Kenrick de faire ce genre de chose. Car ce qui se trouvait entre ses deux oreilles n’était pas normal, déréglé en fait. Mais bon lui, ce genre de coup l’amusait bien, lui qui s’imaginait qu’il y aurait panique de l’autre côté. Oh certes, il ne s’attendait pas à s’en sortir indemne. Toutefois il s’était dit que ça en valait certainement la peine.

Entre pointe d’amusement et questionnement, il en vint à se demander ce qu’il pouvait trafiquer. En espérant qu’il ne l’assomme pas dès qu’il ouvrira la porte. Cette idée le faisant reculer d’un ou deux pas dans la seconde même… On ne sait jamais, on n’est jamais trop prudent non plus. Ou peut-être était-il allé chercher bien pire. Tant de possibilité, mais rien qui ne puisse vraiment le perturber. Il s’aurait se défendre en cas de besoin. Tout en espérant que le côté sauvage de Chase reste bien calme, que sa raison soit la première à se présenter avant d’attaquer. On analyse toujours en premier. Du moins c’était sa façon bien à lui de fonctionner.

La porte s’ouvrit enfin, le retour de son air de marbre naturel alors qu’il observait avec une certaine appréhension, la réaction de monsieur. Une phrase coupée, le regard relevé et….

Et bah rien.

Il faut dire que Kenrick, ne s’attendait certainement pas à ce genre de scène. Soit le silence, et cette autre tête auquel il n’avait pas pensé. Et jamais n’aurait-il pu le faire. Ignorant de plusieurs détails, faisant en sorte qu’il avait cogné à cette porte le mauvais jour. En d’autres circonstances peut-être son plan aurait-il fonctionné. Enfin… Trop tard décidément. L’homme en habit en vint à se demander si Chase n’avait pas été lobotomisé ce matin. Ou alors était-il tout simplement ainsi au naturel. Eh non, ce n’était pas très gentil ce qui se passait dans son esprit en cet instant même, par la faute de cette grande déception, mêlé à cette envie de l’envoyer consulter pour régler ce problème de réaction, qui pour lui, n’était pas normal du tout.

Au moins il eut le droit à une insulte. Ouais… Mais bon. Au final c’était peut-être plus lui, qui allait réagir. Son air si dead serious se brisant, pour laisser voir l’exaspération à ces questions. Malgré tout il osa embarquer dans ce jeux, ou enfin, inconsciemment peut-être. Il prenait ce chemin, pour au final en profiter pour lui faire comprendre qu’il venait de littéralement tout faire foirer la peur bleue qu’il aurait tant désiré lui provoquer. Au lieu de quoi il avait eu, sans le moindrement comprendre d’ailleurs, un Chase les deux yeux dans la graisse de bines.

Il fit un premier pas, regrettant presque de ne pas avoir piqué la matraque pour lui asséner un bon coup peu importe où. Question de le réveiller bien entendu. Ou du moins simplement le menacer de le faire oui. Car bon, il allait rester doux aujourd’hui malgré tout. Il ferait un effort pour ne pas le maltraiter comme il avait un peu pris l’habitude de le faire. Mais seulement aujourd’hui, car c’était la fête de monsieur ici présent. En même temps que la Saint-Valentin en prime. De quoi le faire grimacer mentalement à cette pensée. Il avait bien choisit son jour pour naître celui-là.

« Yes. You’ve done something really bad. »

Pour une fois, nous pouvions bien affirmer toute l’innocence et surtout l’inconscience de Kenrick. Lui qui était bien loin de moindrement se douter des changements que pouvait produire le seul être à qui il avait pu accorder un semblant d’amitié. Car il restait toujours un peu, en quelque part, ces nombreux moments où ils ne s’entendaient pas toujours, provoqué par les restes de cette haine qui ne semblait pas vouloir partir. La faute à ce que Chase était, un mutant, dangereux en prime. Toutefois, il ne tarderait pas à découvrir l’entièreté de ce que ceux-ci pouvait bien amener. Avoir su par contre, il aurait tout fait pour ne pas le savoir. Mais encore une fois, il était décidément trop tard, alors qu’il avait complètement mis les pieds dans la demeure de monsieur.

« You ruined my joke dumbass. »

Il devait s’avouer que là, maintenant, il se sentait vachement con. Mais il n’en fit pas plus une histoire, soupirant simplement alors qu’il enlevait son képi. Pour poser le geste de le mettre sur la tête de Chase, lui offrant pour l’une des rares fois que son visage pouvait bien le permettre, un semblant de sourire.

« Anyway… Happy birthday cupid. »
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MessageSujet: Re: Kenny n' Chase    Lun 4 Juin - 1:34

Chase n'avait aucune idée de ce qui pouvait bien se tramer dans la tête de Kenrick. Aucune idée des émotions qui pouvaient bien passer sur son visage. Il n'y portait aucunement attention, tout son être simplement concentré ailleurs- sur ses hormones, probablement, sur la chaleur qui envahissait son corps et les pulsations accélérées de son coeur. Il était trop tard pour lui; pour eux. Kenrick n'avait encore rien vu ...

L'homme fit enfin un pas en avant, Chase ne bougeant pas pour sa part. Il attendit simplement, que la porte soit refermée, les premiers mots enfin prononcés. Il se serait presque attendu à une insulte pour son manque de réaction, son esprit embrué semblant malgré tout capter que Kenrick était probablement venu ici pour lui faire une belle peur. Chose qui n'était pas arrivée... Du moins, pas suffisamment à son goût. Il est vrai que son petit instant de panique avait été bien caché à la vue de l'homme, alors qu'il arpentait sa maison en se questionnant sur le pourquoi et le comment. Une fois la porte ouverte ... Eh bien, disons que ce n'avait pas été la réaction tant attendue. Pas que Chase s'en faisait réellement, d'avoir gâché sa petite blague. Il avait mieux en tête, et Kenrick aurait doit à une belle ... compensation. À ce semblant de sourire, il répondit par un beaucoup moins innocent, enlevant la serviette qu'il avait toujours autour du cou et la laissant tomber sur le plancher. Debout, comme ça, les formes découpées de ses bras et ses épaules mises à la vue par son haut sans manches, le képi sur la tête et cet air sur le visage, il avait l'air... délicieusement dangereux. Cupid ? Yeah ... More like sex machine...

« Really bad, you say ... ? »

Sa voix était involontairement plus basse, un peu rauque, son ton chaud et doucereux. Quelque chose se tramait, et il était déjà assez facile de le remarquer. Il suffisait de voir le sourire en coin de Chase, alors qu'il glissait une main dans son dos, sortant l'arme qu'il avait placée dans le dos de son pantalon. Levant les deux mains en l'air, l'une tenant toujours le revolver, il fit quelques pas vers l'avant, sans se départir de son sourire.

« Well then ... »

Il plaça lentement l'arme sur la première surface qu'il rencontra- une petite table, déjà encombrée d'objets quelconques et de papiers -et franchit les quelques pas qui le séparaient de Kenrick, s'assurant de bien lui couper toute possibilité de fuite, alors qu'il le coinçait entre deux murs, dont l'un de muscles. Ils ne se touchaient pas, mais leur proximité permettait à Chase de sentir la chaleur émaner du corps de l'homme, et c'était déjà suffisant pour lui faire tourner la tête. Sa voix n'était plus qu'un murmure lorsqu'il se pencha, son souffle effleura la peau du cou de Kenrick, soufflant à son oreille:

« ... Maybe you should .... punish me... »

Il recula légèrement, sans jamais faire plus que l'effleurer, leurs lèvres se frôlant dans le processus alors qu'il ramenait son visage au même niveau que celui de son interlocuteur, plantant ses yeux dans les siens. Bleu contre bleu, ceux de Chase assombris d'envie alors qu'une main baladeuse jouait déjà au niveau de la ceinture de Kenrick.

« You know what I am, Hunter... You know how .... dangerous I can be... »

Sa langue, traçant sensuellement la pomme d'Adam de l'homme, remontant jusqu'à son oreille, dont il mordit le lobe sans préavis. Un ronronnement monta tout droit de sa gorge. «All the things I could do to you... » Ses gestes étaient lents, délibérés, empreints d'un désir bouillonnant et à peine contenu. Il n'était pas bien difficile de s'imaginer que, s'il se laissait vraiment aller, il aurait déjà Kenrick nu sous lui. Son corps se tendait d'appréhension, la chaleur parcourant ses veines comme un feu brûlant, tout son self-control nécessaire à la poursuite de son petit jeu.

« Maybe the only way out of this is for you to ... restrain me ... » Il souleva les menottes qu'il venait de détacher de la ceinture de l'homme, reculant d'un pas alors que son air se faisait un peu plus sérieux, mais pas moins séduisant «Watch me struggle in vain, have me at your mercy ... »

Les menottes glissées dans son pantalon de coton, à portée de main si jamais l'envie leur prenait de les utiliser- et Chase y comptait bien, d'une façon ou d'une autre -le mutant s'affaira à triturer le premier bouton de la chemise de Kenrick. Peu importe à quel point il était sexy dedans, il n'en aurait plus besoin pour bien longtemps ... et il avait envie de pousser le jeu plus loin. Alors qu'il défaisait le deuxième, plus le troisième bouton, Chase laissait ses doigts frôler la peau nue de l'homme, de petits grognements appréciateurs et purement bestiaux s'échappant de sa gorge, ses yeux à nouveau occupés à détailler le sex symbol qu'il avait devant lui. Ya pas à dire, cet homme était bien fait. De quoi faire monter les hormones de Chase en flèche, et il faudrait être vraiment stupide pour ne pas se rendre compte, à ce point, qu'il sentait tout simplement le sexe à plein nez. Un nouveau pas vers l'avant, laissant tout juste d'espace entre eux pour que ses mains continuent de défaire les boutons.

« So tell me, officer... Are you gonna punish me real good ... ? »
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MessageSujet: Re: Kenny n' Chase    Lun 4 Juin - 1:36

Il n’avait encore rien vu… Effectivement c’était bel et bien le cas. On allait lui faire comprendre l’était de brume de Chase, et ce d’une manière originale. Enfin hum. Son inconscience finirait bien par ce dissipé, ainsi que son sang-froid habituel. Un peu plus tard, sans un instant. Car pour le moment, il venait de mettre le pied au mauvais endroit, tout droit tombé dans le piège, sans encore réaliser qu’il n’était plus Kenrick, mais bien réduit à une proie. Une proie concernant autre que ce besoin de se nourrir, quoi qu’il allait certainement être mangé d’une manière ou d’une autre, sans trop trop de mal.

Et pourquoi il regrettait presque d’avoir usé de ses mots tout d’un coup…? Il commençait de moins en moins à comprendre ce qui pouvait bien se passer, ou alors était-ce de plus en plus? La réalisation d’un Chase dans un état tout sauf bien normal ne semblait pas tant lui plaire, alors qu’il était bousculé de ce pressentiment qu’il aurait là, le droit à cet autre côté de l’homme. Un côté qui jamais auparavant n’aurait-il seulement songé exploiter. Quoi qu’il n’eut jamais ainsi pensé avec qui que cela soit. Un peu trop occupé, et obsédé par les mutants qui rodaient dans cette ville.

Il aurait bien été tenté de répondre quelque chose… Mais alors qu’il avait préféré analyser, l’arme qui se promenait sous ses yeux en particulier, il se retrouva bien vite coupé dans un début de vouloir. Un souffle un peu plus fort coupé, surpris surtout, alors qu’il sentait l’espace terriblement se restreindre. Bon là, il devait avouer que son cœur prenait un peu panique, alors que ses yeux devinrent assez gros merci. Non mais ces mots quoi.

« Bloody hell Chase… Are you drunk of somethin’…? »

Drunk… Ou complètement drogué oui. Ses mots bloqués dans sa gorge, il voyait tout désormais, dans le regard de l’homme. Un peu figé sur place, celui de Kenrick cherchait encore à comprendre. Ou du moins tenter de trouver un moyen de s’échapper de cette situation qui ne semblait pas tant lui plaire. Elle lui rappelait un peu ses premiers jours en prison, alors qu’on le voyait comme de la chair fraîche. Le nombre de fois qu’il s’était trouvé dans la merdre et coincé pouvait au moins se compter sur les bouts de ses doigts. Car heureusement, n’avait-il pas tant été sans armes. Sauf qu’il hésitait à user de son pouvoir aussi durement avec Chase. Ou l’user tout court peut-être. Car se connaissant, il n’avait jamais vraiment appris à y aller autrement que fortement. Alors le un peu, n’existait pas pour lui. Son pouvoir était tout aussi direct que lui. Un non est un non assez évident merci. On oubli donc cette option, car il ne voulait pas non plus lui faire mal. Du moins par pour le moment, d’autres options existant encore. Il ne suffisait que d’analyser la situation problématique, y trouver les solutions et les portes de sorties envisageables, et exécuter le plan. Oui… Ce ne devait pas être si compliqué que ça non?

Oh merde, il ne perdait pas de temps et ne lui demandait certainement pas la permission évidemment. Chase avait même réussit à lui faire difficilement avaler sa salive, alors qu’il s’amusait, justement, avec sa pomme d’Adam, et ses mots qui le déconcentra de son objectif d’analyse. Ça et… Le point faible de ses oreilles. Il suffisait de s’y attarder si l’on voulait qu’il soit plus docile. Et malheureusement pour lui, les pores de sa peau se refermèrent automatiquement, donnant un signe, à mauvaise interprétation peut-être. Ou en fait bonne interprétation, mais il va s’en dire qu’une certaine personne aurait préféré pouvoir contrôler ce détail.

Et mon dieu, qu’il semblait adorer son jeu. Alors que lui pas du tout. Il tentait de garder le tout sous le silence de ses traits, soufflant un peu alors qu’il avait un peu plus d’air. Juste un peu plus. Il ne le lâchait pas d’une semelle. And shit got real, like really. Il comprenait ce que Chase voulait certes, mais ce qu’il ne comprenait pas, était encore le pourquoi brutal de ses envies. Cela devait bien faire une bonne année qu’ils se connaissaient après tout. Alors pourquoi tout simplement, se demandait-il.

Il décida bien vite de couper court à tout, au diable le temps d’analyse. Il se fit plus ferme dans son ton, bien décidé à mette fin à ce petit jeu.

« Dafuck is wrong with you? No, I’m no gonna do a damn thing. Except maybe….leaving. Just like you should leave my clothes where they are. They’re perfectly fine there. You don’t need to remove them. »

Oui, partir. Et vite. Ou du moins s’enfermer quelque part oui. Il avait la porte derrière, et se retourner n’était franchement pas une bonne idée non. Autant s’offrir complètement, et pourquoi pas l’aider pendant qu’il y était hein. Nope, mauvaise idée. Une petite manœuvre pour s’échapper et glisser du contrôle de Chase, et le voilà qui reculait, ayant cette vache impression qu’il n’aurait pas encore le dernier mot.

« Now just relax… Calm down. I’ll just… Go somewhere else. Yes… »

Hop. On se retourne et on fuie à toute vitesse vers la première porte que l’on croise. Car il n’était pas con du tout. Enfin, au moins il tentait de sauver sa peau. Surtout celle au niveau des fesses en fait.
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MessageSujet: Re: Kenny n' Chase    Lun 4 Juin - 1:41

La proie facile, qui lui glissait sous le bras et filait hors de sa portée. Peut-être pas si facile que ça, la petite proie.

C'était mieux comme ça; il n'y avait rien de plus excitant que la chasse. Quoi de plus exaltant que cette poursuite sans relâche jusqu'à l'instant fatidique où l'on met les mains sur le butin, l'empêchant de nous fuir, démontrant notre supériorité et couronnant notre victoire. Cours, petit lapin, cours... La bête se fera une joie de te rattraper.

Aucune parole ne pourrait le dissuader de son but. Pas même prononcées sur ce ton qui exigeait de lui qu'il arrête. Kenrick avait beau, ce n'est pas en protestant qu'il obtiendrait quoi que ce soit de Barbie en ce moment, et fuir était tout aussi futile que le reste. Oh, il pouvait bien se bercer d'illusions s'il le désirait, bien vite celles-ci se briseraient en morceaux face à la réalité dure que Chase lui balancerait au visage. Un grognement, c'est tout ce qu'il se mérita alors qu'il parvenait temporairement à s'esquiver, un son animal dénudé de méchanceté mais traduisant un plaisir potentiellement inquiétant. Un jeu, c'était un jeu. Le chat et la souris. Un jeu duquel les instincts de prédateur sortiraient gagnants.

Faisant craquer son cou, Chase se retourna lentement pour faire face à l'homme. Son air clairement amusé par la tentative, il inclina légèrement la tête sur le côté comme s'il prenait un instant pour savourer la panique intérieur du mutant et le ridicule de ses paroles qui l'intimaient au calme. Quelle ironie, Kenrick étant probablement le moins calme des deux à l'instant même. Lentement, à pas mesurés, Barbie s'aventura dans sa direction.

« You won't be going very far, Hunter... »

Son ton, trop calme, encore maîtrisé malgré le grondement rauque et animal, provenant tout droit de sa gorge. Un ronronnement constant. Un rappel à Kenrick qu'il faisait face à un être dangereux et imprévisible; encore en contrôle, mais pour combien de temps?
Son pas s'accéléra dès que l'homme se mit à courir. Passant une porte et bonjour la salle de bain. Il était difficile de l'acculer au mur avec tout le mobilier- et franchement, plaquer son amant à côté de la toilette, on a déjà vu plus sexy. Pourtant, cela n'empêcha pas Chase de s'approcher, plus près encore, leur peau se frôlant, ses doigts se glissant dans sa chemise ouverte et faisant le tour de son nombril en une caresse si légère, un frôlement.

« These clothes are sure as hell fine where they are... But they'll be even better once you've taken them off ... »

Un murmure tout simple mais évocateur, un avant-goût de ce qu'il préparait pour Kenrick. Il n'y avait plus de doute possible sur ses intentions, pourtant son partenaire semblait peu chaud à l'idée, le voilà prenant la fuite pour une seconde fois, échappant au toucher de Chase et tirant un nouveau grognement. L'espace était restreint et il aurait pu le retenir; il n'en fit rien. Il se délecta simplement de la poursuite de leur petit jeu, un semblant de rire lui échappant alors qu'il se lançait à sa poursuite. Les yeux brillants, il le suivit vers la cuisine, le piégeant derrière le comptoir. Cette fois on ne jouait plus, il avait les mains sur la chemise et semblait déterminé à la lui retirer, peu importe le prix. Dans son empressement, il manqua arracher le bouton du bas, échappant bien malgré lui un léger «Don't make me rip it off ... I want you to wear it again sometime... » alors qu'il tirait un peu sur le tissu bleu, cherchant à le descendre le long des bras de Kenrick malgré la résistance de celui-ci. Tirant plus fort, face à son manque de résultat. « Kenrick ... » Cette fois plus menaçant. Un avertissement; laisse-moi l'enlever, maintenant. Toujours aucune réponse positive, ainsi dans un son rauque et bestial, il planta ses ongles devenus griffes dans le dos du tissu et le déchira. Sans préavis, sans prendre gardes aux traces rouges et sanguinolentes qu'il laissa contre les omoplates de l'homme. Avançant dans son espace personnel, il le repoussa contre le comptoir, déchirant, arrachant, tirant le tissu; son visage concentré, ses yeux brillants d'une lueur sauvage. La chemise ne lui résista pas longtemps, bientôt ses mains eurent tout l'accès à la peau qui se cachait dessous, en couvrant chaque parcelle de caresses avides. Kenrick se mérita de nouvelles légères lacérations au niveau des côtes avant de parvenir à s'extirper de l'emprise qu'avait le mutant sur lui; cette fois, Chase paru moins content de la fuite.

Son agacement le poussa à courir une nouvelle fois après l'homme, sautant par-dessus le divan du salon, manquant démolir la table basse en la renversant. Il ne prenait visiblement plus la peine de contourner le mobilier, dans sa hâte d'obtenir plus qu'un peu de peau nue. Ils se faisaient face à nouveau, immobiles, une distance respectable séparant l'homme de la bête qui, dans une tentative que l'on pouvait qualifier d'intimidation, il lui feulait dessus. Carrément. Il n'y avait plus rien d'humain dans le rugissement, simplement le son rauque et menaçant qu'il employait alors que son regard se fixait sur Kenrick, comme le défiant de lui échapper à nouveau. Brièvement, on pu entrapercevoir l'allongement de ses canines et l'apparence effilée de sa dentition désormais plus semblable à celle d'un gros félin qu'à celle d'un être humain. Plus le temps passait, plus dangereux Chase devenait, plus instinctif, plus imprévisible. La posture un peu penchée, comme un animal prêt à bondir, il ne cillait plus alors qu'il étudiait chaque mouvement du mutant lui faisant face. Derrière l'animal se trouvait encore une once de raison, une petite voix qui semblait encore dicter une partie de ses actions alors qu'il s'avança à pas mesurés, forçant Kenrick à reculer jusqu'à être coincé contre le mur. La douceur fut de la partie, lorsqu'il glissa sa langue contre son oreille, cherchant à lui tirer une réaction comme la toute première fois; il l'avait bien sûr senti et voulait reproduire la chose, mordillant tout doucement la chair, le lobe, y passant sa langue et laissant des traces humides sur la peau délicate. Ne t'enfuie pas, cesse de te débattre. Sa main lui attrapa le poignet, cherchant à l'immobiliser. « Don't. ... Stop. Stay. » De simples mots. Plus aucune phrase cohérente ne franchissait ses lèvres, quelques simples mots étranglés lui échappant dans un grondement rauque et si bas qu'ils étaient presque impossibles à distinguer.

Il se sentit poussé vers l'arrière. Réagit au quart de tour, se jetant sur l'homme afin de le bloquer dans son énième tentative de lui échapper. L'altercation fut cette fois plus violente, bras et jambes s'entremêlant alors que Barbie tentait de maîtriser le mutant qui, pour le coup, se débattait avec une énergie toute nouvelle. Ses crocs, se refermant sur un bras. Pas assez fort pour réellement blesser, plus comme une mise en garde, laissant des marques dans la chair. Rien qui ne stoppa Kenrick et le voilà sur ses pieds malgré tout, encore et sans relâche, refusant de se soumettre, s'obstinant à fuir ... Chase n'avait plus la capacité de formuler ne serais-ce que des syllabes cohérentes; il rugit. Cette fois, c'était bel et bien de fureur. Une bête sauvage ne peut être complètement domptée; tôt ou tard, un geste de trop, un faux mouvement et l'instinct sauvage et brûlant qui dort sous la surface se réveille. Haletant, Chase releva la tête, riva ses yeux sur la porte de la chambre qui venait de se refermer derrière le mutant. Passant sa langue contre ses lèvres, toujours accroupis dans une posture menaçante, il sembla prendre une seconde pour considérer la situation. Puis, sans prévenir, il bondit tout droit vers la-dite porte. Se heurta à celle-ci avec son épaule, emporté par son élan, l'ouvrant au deuxième essai alors qu'il avait la présence d'esprit d'au moins ne pas l'arracher... En moins de deux il fut sur Kenrick, ne lui laissant plus la moindre chance. Bien plaqué contre le matelas, tout le poids de Chase sur lui, il n'avait plus grande chance de s'en sortir. Déjà, les dents du mutant s'attaquaient à sa peau, dévorant ses épaules et sa gorge de petites morsures, y passant sa langue, descendant jusqu'à la clavicule puis remontant par l'autre. Les oreilles eurent elles aussi leur tour, subissant le même traitement étonnament doux en comparaison à l'énergie fougueuse et sauvage de Barbie; empressé mais tout de même attentif au bien-être de son partenaire, et la dernière chose qu'il voulait était de le blesser sérieusement, même si déjà, il l'avait bien marqué. Rien de trop profond, mais de belles traces de son passage qui ne partiraient pas de sitôt. Un côté possessif en lui s'en réjouissait, clamant Kenrick comme sien.

Les pantalons lui offrirent tout un obstacle. Dans son empressement et l'ardeur de ses mouvements, il ne parvenait pas à les détacher. Il se débattait avec eux, tirait bien dans tous les sens, l'attache lui résistait et lui arrachait des grognements de mécontentement. Sans prévenir, ce fut ses dents à l'assaut du tissu, sans plus de succès; rien pour lui plaire, lui et ses hormones toujours aussi présentes, son besoin de se reproduire, cette chaleur qui l'envahissait et lui faisait tourner la tête. Il le voulait, maintenant. Now. NOW. HUH.

Un nouveau son lui échappa, cette fois drôlement plus plaintif. L'une de ses mains était toujours agrippée au rebord du pantalon de Kenrick et tirait encore dessus, mais Chase avait enfoui son visage dans le cou de l'homme et prenait un instant pour respirer, frottant son nez contre sa peau. Sa première tentative à formuler de réels mots résulta en un ronronnement, mais après une bonne minute où il se contenta de se coller exagérément contre l'homme, peau contre peau, dans un moment un peu plus calme, il murmura un faible, doux « P-Please...» alors que sa main, comme pour démontrer son vouloir, tirait de plus belle sur le pantalon.
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MessageSujet: Re: Kenny n' Chase    Lun 4 Juin - 1:45

Shit

Ce mot si souvent répété en son esprit, alors que son instinct se mettait en mode survie. Mêlé à toute cette grande incompréhension. Une simple farce ne pouvait certainement pas le mettre dans cet état aussi aisément. Ou alors il le qualifierait d’homme plus facile que ça, c’est carrément impossible. Il devait bien y avoir autre chose, pour que Chase se transforme en cette boule d’hormones et le prenne pour son petit déjeuner, prêt à le manger en une seule bouchée. Et il l’eut d’autant plus compris, que malgré les signes flagrant de son refus, il n’arrêterait pas. Enfin il était certain qu’ainsi approché, il ne s’aidait pas à le mettre de son côté. Car le seul mot qui persistait à lire en y voyant le visage de Chase était bien le mot Freak. Il ne cherchait qu’à comprendre avant tout, et surtout de le convaincre de se calmer. Peut-être plus lui-même que l’autre à dire vrai.

Il y avait de quoi en perdre son sang-froid, et de chercher à s’échapper. Il retrouva enfin un peu de sa raison, cherchant à la fois portes de sorties et plan d’évasion. La première pièce qu’il eut rencontrée ne fut certainement pas la meilleure. Avalant sa salive de travers à l’ouïs de cette menace verbale et de ces pas qui s’approchaient, il ne réalisa qu’un peu trop tard la petitesse de l’endroit où il se trouvait. N’ayant le temps que de se retourner pour tomber nez à nez avec son chasseur. Son air marmoréen disparu depuis déjà un bon moment, alors que son regard se fit plus grand, ses pupilles tiquant sous le contacte nouveau. Il avait figé, avait mis ses mains devant lui, ce dessin des vouloirs de l’autre, devenu mur de briques l’assommant de plein fouet. De quoi lui couper le sifflet en toute réponse, que cette envie plus vive de fuir. Et il ne se gêna certainement pas, pour lui échapper et ce, autant de fois qu’il le faudrait. En mode savon le plus que possible.

Les pas qui le suivirent de si près, le coinçant une nouvelle fois et certainement bien mieux que la toute première tentative. Kenrick tentait de retirer ces mains qui s’en prenaient à sa chemise avec cet empressement.

« How about no. F*ck*ng no. »

Ses mouvements faisaient tout, pour aller dans le sens inverses des siens, tout pour garder les tissus l’habillant. Ses sourcils froncis cette fois-ci habité par la colère, il ne se gêna pas pour l’attaquer un peu plus personnellement.

« Dafuck don’t you understand…? I said no. N-O. Bloody he-- »

Hell… Il le vivait un peu en cet instant, le souffle coupé par la douleur assez vive qui le prit par surprise. Des lames bien tranchantes, qui percèrent ainsi sa peau, la longeant bien rapidement. Il sentait le chaud, le mal lui faisant rappeler l’existence de ses omoplates. Cette brutalité n’étant qu’un commencement, alors qu’il se sentait ainsi poussé, écoutant le bruit du tissu déchiré. Un peu trop concentré ailleurs, ressentant la panique l’envahir plus pleinement, son cœur qui lui battait dans les tempes, cette voix de survie lui murmurant quelques paroles. Et aussitôt ses côtes furent tout aussi bien attaquées. Cette fois-ci, il ne resta point sous silence, d’une plainte pas très agréable qui lui échappa. Un bon coup, une force tout autre repoussant l’homme, et le voilà de nouveau libre. Pour combien de temps encore cette fois? Il ne valait mieux pas y penser. « Shit-shit-shit! » Eu-t-il dit, osant se retourner pour y voir l’horreur. Il ressentait, étrangement, ce que c’était que d’être traqué, avec cette peur de vous faire attraper, alors que l’on courrait pour sauver sa peau, désespérément à la recherche d’une issue de secours. N’importe quoi, quitte à devoir presque sauter en bas du toit s’il le fallait. Et puis il dû bien lui faire face, figeant, le souffle court qui cherchait son air. Il étouffait, autant dans le sens figuré que propre. Un dernier élan de provocation, de colère le prenant face à ce manque d’espoir que baissait de plus en plus.

Et Chase devenu tranquillement bête, eut droit à ce magnifique doigt d’honneur ainsi que ce : « F*ck you asshole …! » à ce faire ainsi feuler dessus. Une rage, face à cette défaite. Il en avait quelque part marre de courir, marre de ce jeu avec ces rondes qu’il perdait à chaque fois. Plus flagrante pour ce coup-ci, alors que cet élan de frustration était passé, désormais repris par cette forme de crainte à la vue de tous ces changements. Il était peut-être devenu plus une proie, qu’il ne l’avait cru. Eu-t-il songé en voyant ainsi la nouvelle dentition de monsieur. Un saut le prenant alors qu’un tout nouveau contacte ce fit, craignant le pire. Comme dans un réflexe, toujours mettre ses mains contre le mutant, sans jamais le lâcher un seul instant du regard. Baisser sa garde un moment… Subitement, surpris par son sort. Sans pour autant se laisser attendrir, se laisser prendre au jeu. Cette voix qu’il connaissait si bien, de celle de lorsqu’il en avait bien besoin, lui dictant d’user sa dernière main valide, lui donnant cette dernière poussée d’adrénaline, sa dernière chance tout aussi bien.

Ce n’était pas encore peine perdue, malgré la rage qu’il venait de provoquer. Il en payait le prix, autant l’un comme l’autre. Car il ne comptait certainement pas se laisser faire, se débattant corps et âme, bras et jambes, en mode automatique sans plus réfléchir. Ignorant la morsure, et tout autre douleur, terminant derrière la porte la plus près, prenant la peine de la fermer, et la barrer au-plus-sacrant. Une brève hésitation entre bouger les meubles pour lui bloquer tout chemin ou alors prendre la fenêtre, et ce fut le second qui lui sembla la meilleure option. Il se dépêcha, malgré la maladresse causé par le stress, manquant de mourir sur place au bruit de cette porte si vivement ouverte, cédée. Ses doigts quittant la fenêtre, son corps transporté en moins de deux, en un mouvement, contre le matelas. Ah ben merde, il l’avait choisi son endroit, maintenant qu’il le réalisait pleinement, il aurait bien aimé avoir une arme à portée pour en finir plus vite avec sa stupidité. Autant s’offrir tout simplement, demander vulgairement de s’occuper de lui sans plus attendre oui. Son visage en peur, il ne prit plus tant la peine de se débattre, abandonnant toute tentative physique. Alors qu’il observait l’homme encore plus monstre qu’humain. Se permettant d’y prendre cette note mentale que plus il tenterait de l’énerver dans le futur, plus il le regretterait. Si jamais il adviendrait qu’il survivre à l’assaut qui se préparait. Il aurait bien aimé pouvoir se défendre, sans avoir besoin de lever le moindre poing, comme cette fois semblable où on lui avait gentiment demandé de ramasser le savon entre ces barreaux sans fins. Mais quelque chose lui en empêchait, tout d’abord la concentration, et son sang-froid qui avait vite prit la poudre d’escampette.

Il ne savait pas, ce qu’il devait ressentir, prisonnier parmi tout le flot de ses pensées. Mais dès qu’il en eut l’occasion, une fois sa toute première petite victoire passée, il repoussa l’homme entre douceur et empressement, le gardant d’une certaine distance malgré son vouloir de lui envoyer un bon coup de pied au cul pour qu’il se retrouve en Chine. « Calm the f*ck down. » Prononça-t-il entre panique et fermeté. Yes, he was freaking out. Mais il ne tenterait plus, de s’échapper pour cette fois. Il avait affaire à quelque chose autre qu’un caprice. Soit un homme, dans tous ses états, qui avait perdu la tête et l’esprit, le contrôle en entier, ainsi le voyait-il. Il s’y prenait mal - et encore c’était gentil - pour avoir ce qu’il voulait. Ou plutôt pour arriver à ses fins, à cette délivrance. Kenrick retrouvait doucement sa tête, son ton de voix plus neutre.

« You'll have to calm down… Just… relax okay ? »

Et il mit tranquillement fin à cette distance qu’il avait lui-même créé alors qu’il respirait, trouvant enfin le moyen de se calmer tous les deux. Enfin façon de parler, car il y avait certainement une limite aux domaines auxquels il pouvait toucher. Loin d’être certain de réussir à relaxer ce qui se trouvait dans le pantalon de monsieur. Il aurait bien aimé qu’il y reste sagement là, mais autant espérer que la fée clochette vienne le sauver avec sa poudre magique. Hum. Ce pourquoi il préférait prendre un peu les choses en mains, plaçant un peu mieux Chase pour ne pas qu’il ne l’écrase et l’étouffe, lui murmurant un « Sit down… » avant de prendre place contre lui, l’observant d’un regard tout autre. Un peu perdu, plus tellement là, partit réfléchir malgré qu’il lui eut fait la remarque : « You just can’t make your way in that easily. » Autant parlait-il dans tous les sens, priant presque pour qu’on ne lui réserve pas le même sort qu’en prison. Ce lieu même où Kenrick se trouvait en ce moment, dans sa tête, à réfléchir pour tenter de se convaincre que ça n’allait pas être si pire que cela. Tout en lui faisant rappeler ces choses naturelles que les humains se prenaient à faire de temps à autre, ou alors plus souvent tout dépendant. Lui, avait préoccupation ailleurs, obsédé par la chasse et ses rages de faisances de ceci ou de cela. Presque à en oublier à chasser autre chose, de plus joyeux ou alors chaleureux. Toutefois ce n’était pas un oubli, mais bien un choix, très peu intéressé encore par ce genre de chose, trop occupé de toute manière. Hormis là, il devrait faire autrement se remémorant de ses notions apprises seulement en pratique et non théorique. Il y avait tout de même supplication, aux douces tonalités de besoin vital. Douceur… Parfaite contradiction de ce qui arrivait de l’esprit de l’homme, pour se transformer vers la bouche en paroles.

« It always been a way in. You’ll have to take care of it and consider it. I’m not a sex doll. So if you dare ignore what I’ve just said… I’ll cut it… » Ajoutant à toutes ces belles menaces, un magnifique coup de bassin, une pression, pour ainsi bien lui faire comprendre ce qu’il comptait bien couper. « Got it ? » Et le pire dans tout ceci, c’était qu’il le ferait bel et bien. Ce n’était pas comme s’il s’adonnait à des activités telles que la torture après tout… N’est-ce pas? Il ne semblait plus trop craindre la bête, tout d’un coup, qu’un instant de calme lui ayant fallu pour retrouver ses esprits. Toutefois il n’en avait toujours pas terminé, se rapprochant doucement, lèvres contre lèvres en une caresse. « But I don’t mind about scratches and bites……………… And about the fact that all this is technically humanphilia. » Évidemment, il semblerait que le Kenrick que tous connaissaient si bien avait refait son apparition. Décidément.
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MessageSujet: Re: Kenny n' Chase    Lun 4 Juin - 1:48

Chase s'attendait à tout sauf à se faire ainsi repousser. Il est certain que la panique de Kenrick lui était palpable, il la sentait, la ressentait, et il aurait cru qu'elle le clouerait sur place. Erreur. Visiblement, ce mutant était encore plus fort qu'il ne le croyait, là où tout le monde serait mort de peur depuis longtemps, il semblait encore faire preuve d'une certaine maîtrise de lui-même. De la distance fut mise entre eux et bien que le mutant grogna sa désapprobation, il ne chercha pas à franchir cet espace qui les séparait. Peut-être aurait-il osé si Kenrick ne lui avait pas dit dans l'immédiat de se calmer les nerfs. Sous l'avertissement, il resta un peu perplexe, comme hésitant, ne lâchant pas l'homme des yeux. Il haletait comme un chien, le souffle court et rapide, les yeux brillants à la fois de luxure et ... d'un peu d'admiration, peut-être, c'est vrai. Il y avait de quoi, quand même. On ne fait pas si facilement face et opposition aux désirs grandissants d'une bête comme lui, pourtant Kenrick l'avait fait à l'instant. Après la fuite venait l'affront.

Il ne broncha pas lorsque l'homme répéta son avertissement. Quelque chose en lui le poussait étrangement à se tenir tranquille, alors qu'il aurait bien voulu mordre cette chair tendre qui s'offrait à sa vue, caresser ce corps à sa portée, le posséder ... Il l'observait réduire la distance entre eux en plissant les yeux, incertain de comment réagir face à ce nouveau changement; hey, il voulait qu'ils se collent ou pas? Chase se retrouva malgré tout à calquer sa respiration à la sienne, suivant ce rythme plus calme qui s'installait, parfaitement contradictoire au feu qui brûlait en lui, qui alimentait ses désirs et besoins. Il ne résista pas à l'envie de poser ses mains sur l'homme dès qu'il fut tout près, mais ses mains, larges et brûlantes, un peu rudes, avaient à l'instant le plus doux des toucher. Il ne parvenait pas à comprendre pourquoi il ne pouvait faire autrement que de se plier à la volonté du mutant, mais la sensation était bien là en lui, sentiment sur lequel il ne mettait pas de mots mais qui contribuait à le rendre docile. C'est bien parce que c'était Kenrick. Lui et seulement lui. Chase se laissait bouger, déplacer à sa guise, sentant l'homme prendre place contre lui. Aussitôt, il enfouit son nez dans son cou et inspira profondément; son odeur, bon dieu, son odeur... Il voulait cet homme.

Ce n'est pas qu'il ne l'écoutait pas pour autant, reculant dès que Kenrick se mit à parler, pour planter son regard dans le sien. Bien qu'une lueur un peu fougueuse, un peu sauvage emplissant toujours ses yeux, il eut au moins la décence de prendre un air légèrement coupable, comme un puppy que l'on réprimanderait après une bêtise. Tandis que l'homme se laissait entraîner dans ses pensées et réflexions, lui ne trouva rien de mieux à faire que se coller contre lui, presser son visage contre son cou et ronronner tranquillement. Cet aspect sauvage de la bête n'était plus, du moins pour l'instant, laissant plutôt place à des instincts plus doux. Ainsi, il attendit la suite, sans vraiment oser prendre de lui-même les choses en main à nouveau. Peut-être avait-il déjà compris que sa façon de faire ne fonctionnerait pas avec Kenrick et que pousser les choses ne l'aideraient aucunement à obtenir ce qu'il voulait, d'où cette forme de soumission ... Toujours est-il qu'il se redressa aussitôt une seconde fois au son de la voix du mutant. Il faisait au moins l'effort de lui porter attention, ne s'attendant cependant pas à se faire menacer de la sorte. Oh, allez, il n'avait pas été si intense que ça, non? Sex doll ... C'était un peu exagéré. Sans blague. Il avait essayé de l'avertir, aussi, de lui dire de ne pas s'opposer ça lui ... Il prendrait ses besoins en compte! Le partenaire devait aussi en tirer quelque chose, et Chase n'était pas trou de cul ! Mais Kenrick n'aurait vraiment pu savoir ses compétences et soucis au lit, n'aurait pu prévoir que malgré les apparences plus brutes de la chose, il lui aurait fait attention ...

Le mouvement explicite ne laissa aucun doute à Chase sur ce qui lui serait coupé et la menace en elle-même aurait suffit à lui couper les ardeurs s'il avait eu dans l'idée de reprendre avec la même intensité dont il faisait auparavant preuve. Il ne doutait pas que Kenrick pourrait facilement la mettre à exécution, et ne souhaitait pas courir le risque. Un petit gémissement lui échappa et il passa sa langue sur ses lèvres.

« Got it ... » fut tout ce qu'il parvint à murmurer, le jaugeant du regard.

Now what ? Il avait toujours envie de lui, là n'était pas la question. Il ignorait simplement où orienter leurs ébats désormais, incertain de la marche à suivre, incertain de ses propres capacités à garder le contrôle. S'il franchissait une limite sans le vouloir ou même le savoir, il ne voulait même pas songer aux conséquences. Un son plaintif lui échappa, son regard errant vers le bas... oui, il commençait à devenir urgent qu'on s'en occupe. De voir Kenrick se rapprocher tout à coup dans son champ de vision le remua un peu et tout son self-contrôle fut nécessaire pour s'empêcher de broncher à ces lèvres contre les siennes. Cependant, les quelques mots suivants semblèrent faire faiblir son contrôle, toute touche de clarté revenue dans ses prunelles s'évanouissant sous la noirceur de la luxure et de l'envie.

Soudain, quelques mots furent l'élément déclencheur d'une toute autre chose. Les sourcils de Chase se froncèrent et il s'arracha lui-même au contact, mettant un peu de distance entre leurs visages pour lui jeter un regard qui se voulait noir. Touché.

« Fuck off, Hunter éè »

Don't piss him off, Kenrick. Tu sais bien qu'il s'emporte quand il est agacé ...
Trop tard, il semblerait. Cette mince pointe d'agacement semblait avoir réussi à rallumer le feu et voilà Chase qui, sans plus réfléchir, grogna en simple réponse et se jeta sur Kenrick. Ses lèvres s'écrasèrent contre les siennes avec une passion toute nouvelle, l'une de ses mains allant rencontrer cette nuque et passer ses doigts dans les courts cheveux; dieu merci, cette fois il garda ses griffes pour lui. L'échange dura une bonne minute ou deux sans faiblir avant que Chase ne recule enfin brièvement, son corps entier tremblant, comme s'il déployait tous ses efforts à se contrôler lui-même. Il s'affala contre le mutant, léchant tout doucement sa clavicule, plus lentement, plus calmement. Inspire... expire.... Inspire...

« I-I can't... »

Sa voix, rauque, son débit et sa cohérence un peu affectés par sa mutation assez avancée. Le haut de son corps avait commencé à se couvrir de poil, et ces signes ne venaient qu'à un certain stade de la mutation... bien souvent, il ne se rendait pas jusque-là.

« I want, I ... I need ... can't control it, it just ... it just... happens ... »

C'était désormais sa gorge à laquelle il s'attaquait, léchant sa pomme d'Adam, mordillant la peau parce que hey, il avait bel et bien dit que les morsures ne le dérangeaient pas... C'était d'ailleurs atrocement sexy. Il prenait note, c'était bon à savoir. Il lui tardait déjà de l'exploiter, d'ailleurs, mais il devait avant tout avertir le mutant. Lui expliquer, ou du moins, essayer. Ce n'est pas qu'il voulait ignorer Kenrick et ses désirs à lui, mais dans cette période du mois, ses hormones et ses instincts s'emballaient et il lui devenait difficile de les contrôler. Ce n'est pas pour rien qu'il lui fallait parfois s'attacher, l'homme en avait d'ailleurs déjà eu la démonstration lors de leur toute première rencontre. Parfois, il n'y avait pas grand chose pour le resteindre.

« O-Once a month, I get these... these... heats ... I just can't do, uh, anything about it, either I-I wait for it to be over and it hurts as fuck, or I ... y'know... »

Fermant les yeux un instant, le coeur débattant dans sa poitrine, il murmura:

« I won't be able to ... I ... »

Un instant de silence. Puis:

« I want you ... and I want this to be good... Y-You'll have to ... »

Help me...
La main de Chase se glissa dans ses propres pantalons, y attrapant la paire de menottes qu'il avait auparavant volée à Kenrick. Elle était véritable, et la simple idée l'excitait beaucoup plus qu'elle ne le devrait. Il n'était plus question de jeux de pouvoir, ici, il ne s'agissait plus que d'une façon de le maîtriser pour éviter le pire.

« Maybe you should ... cuff me... »
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MessageSujet: Re: Kenny n' Chase    Lun 4 Juin - 1:49

Un peu surpris, mais surtout bien soulagé, d’avoir ainsi réussit à transformer Chase en une docile bête. Il faut croire que c’était bien vrai que la fermeté fonctionnait bien sur… Hum oui. Les animaux de compagnies. On ne lui dira pas ce que Kenrick venait tout juste de penser, ce n’était peut-être pas une bonne idée. Puis la douceur, pour tenter de calmer les choses, le mutant agissant tel un compromis en cet instant. Docilité contre docilité, lui qui ne chercha plus à le reculer, laissant ses mains et cette tête libre de tous gestes. Du moins c’était bien ce qu’il se faisait croire a lui-même. Ce n’était pas comme si vraiment lui, Kenrick Hunter, allait tout bêtement et sans plus ni moins avouer qu’il ne détestait pas. Surtout les ronronnements, prenant goûts à les entendre et doucement vibrer. Par contre, il prit note de ce surnom de gros minet, à utiliser un de ses jours pour l’agacer. Cette image qu’il avait désormais en tête face à la scène, rendant la bête, tout d’un coup, bien moins dangereuse et assez charmante.

Le plus important désormais était que le message venait d’être passé et enregistré. Et qu’il pouvait, cette fois-ci, se permettre de s’amuser un peu. Alors qu’il relevait son regard plus enivrant observant les jolies prunelles de Chase se transformer en un instant. Un petit ricanement mental, un ajout digne de lui. Sans réelle intention, simplement car il en avait souhaité ainsi et voilà tout. N’étais-ce pas là, un bien mince - presque microscopique compte tenu qu’il s’agissait tout de même de Kenrick - sourire en coin qui venait de faire son apparition? À la réaction créée alors que cette noirceur prenait un tout autre sens désormais. Nul temps de rien y faire, qu’un grognement, et le voilà subissant la conséquence de cette moquerie. Avec quelques secondes de retard, il s’harmonisa au rythme imposé. Ne subissant plus pour très longtemps, mais participant tout comme avait-il participé à mettre un peu d’essence sur le feu. Cette flamme même qui d’ailleurs restait encore un mystère. Sa nature, sa naissance si aisée. Il doutait qu’il ne s’agisse que de l’habit. Car il ne l’avait plus vraiment, de toute façon.

Peu importait désormais, pas comme si son hamster allait s’amuser à rouler dans sa tête à la recherche de réponse. Il était plutôt occupé à faire couiner la peluche comme le ferait un chien en chaleur dans les films de comédies. Sauf que la peluche vers laquelle il s’approchait doucement, venait de lui être retiré de son champ de vision, alors que tout fut coupé, pas tant une mauvaise idée. Il ne fallait pas s’asphyxier inutilement non plus en profitant pour reprendre son souffle haletant. Ce qu’eut dit Chase par contre, refit remonter le petit rongeur dans sa roue. Son regard se riva directement vers sa logique de l’instant. La seule chose qui pourrait réellement leur empêcher de se rendre plus loin, un disfonctionnement de l’engin. Pas besoin de regarder bien longtemps pour qu’un Nope ne vienne lui taper dans l’œil. Il s’amusa toute de même à relever sans presse son regard figeant en réalisant cette pilosité instantanée. Il laissait cette image qu’il n’était pas du tout concentré sur les bruits que pouvaient faire la gorge de l’homme et c’était bien le cas. Il avait les yeux rivés sur le torse de ce dernier, s’aventurant les mains dans le poil avec envie. Ce n’était pas que curiosité, mais bien caresses bien senties et empreint d’une certaine sensualité. Oh… Je crois bien qu’on avait perdu Kenrick là, qui suivait du regard ses doigts en mode ballades. Il avait l’air d’aimer ça, en tout cas. Hum.

Désormais réveillé de sa contemplation de cette nouvelle caractéristique apparente, alors que sa gorge se faisait si délicieusement attaquer. Toujours aussi docile, il lui offrit tout l’espace dont il avait de besoin, suivant les mouvements en fonction de la ballade de cette bouche qui lui parcourait le cou alors que ses doigts venaient de s’accrocher au début de fourrure de l’homme. Qu’il ne lâcha d’ailleurs toujours pas, malgré que l’autre ne l’ait de nouveau laissé tranquille pour user de sa bouche autrement. Et cette fois-ci il l’écouta, sans dire le moindre mot, le moindre son et évidemment sans la moindre émotion. Il retenait tout, observait tout lâcha enfin pour s’emparer des menottes. En silence, il l’observa avec cette grande intensité, le poussant doucement pour que son dos rencontre le matelas. Désormais sous une position plus dominante - qui ne tarderait pas à l’être complètement - il usa son ventre tel un siège, s’emparant doucement d’un poignet à la fois, pour les emprisonner aux barreaux de la tête du lit.

Et laissez-moi vous dire que Chase faisait désormais face à un démon, ou alors un bien vilain troll qui lui préparait un bien mauvais coup. Et ce qui était assez chiant avec Kenrick, c’était bien qu’on n’arrivait jamais à prévoir quand son côté assez salopard allait frapper. Plus souvent qu’on pouvait l’imaginer tout de même. Mais il cachait des plus merveilleusement son petit jeu, alors qu’il allait voler quelques baisers à ce Chase mêlé de bête. Descendant doucement ses lèvres sans presses, brisant enfin son propre silence qu’il s’était imposé.

« So you got… Like females problem. Once a month… You can’t do anything about it… and it hurts as fuck… ? » Évidemment c’était loin d’être une question, mais bien une moquerie de sa part. « Does it also last one week? »

Il cessa enfin sa moquerie, continuant son chemin, s’arrangeant pour ne rien subir. Soit en provoquant le mutant autrement. Désormais bien plus bas, faisant doucement frôler sa bouche au seul endroit qui demandait le plus d’attention. Ses dents s’amusant cette fois-ci à descendre doucement les vêtements, juste un peu, juste assez pour y dévoiler une partie. Y faisant subir le même traitement… Vêtement exclus. C’est alors qu’il releva son regard, y laissant voir cet éclair agace y traverser ses iris. Remontant doucement sans rien faire de plus, il s’approcha doucement de son oreille collant leurs deux bassins en une pression alors qu’il lui murmurait : « I don’t have the keys…… » Sa tête relever, un air qui laissait parfaitement bien comprendre ses biens mauvaises intentions, agace comme pas possible en prime. Et il se releva, sans rajouter le moindre mot, se contenta de passer la porte avec cette idée de quitter sans plus ni moins… Oui…
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MessageSujet: Re: Kenny n' Chase    Lun 4 Juin - 1:52

Il était préférable que Chase ne sache pas que Kenrick l'avait mentalement comparé à un animal de compagnie, de même qu'à un gros minet. Bon, d'accord, le gros minet passait encore, à la limite on aurait dit un surnom tout plein d'amour et ça avait un certain côté chou ... avec le ronronnement, c'était parfait. Mais animal de compagnie? Ya des limites à être chou quand même. Si vraiment il s'emportait, il n'avait rien du chaton de maison, ça c'est sûr.

Toujours est-il que Kenrick se rattrapait bien en répondant au baiser comme il se doit, ne se gênant cette fois pas pour réagir à la passion de Chase par une ardeur équivalente, ne cherchant non plus à fuir, mais bien à participer. Le mutant en avait retrouvé toute sa fougue, mais le problème restait, celui du manque de contrôle flagrant qu'il avait sur lui-même, et du même coup la crainte des dommages qu'il pourrait causer. Il avait déjà vécu l'expérience une fois; c'était une fois de trop. Alors il parlait, parlait pour s'expliquer, pour faire comprendre tout ça à Kenrick. Et pendant ce temps, l'homme ne lui accordait pas d'attention, du moins pas à ses paroles. Son torse, lui, semblait soudainement récolter toutes les éloges et l'attention, deux mains y passant au travers de la fourrure qui avait commencé à y pousser. De l'admiration, du désir, ou peu importe ce que c'était ... il y en avait tout plein, dans les yeux de Kenrick. Il le caressait. Sensuellement. Damn. Il lui caressait sensuellement le chest. Oh boy. Oh gawd.

That was hot.

Les mains ne le lâchèrent pas tant qu'il ne fut pas sur le dos. Une fois contre le matelas, Chase n'opposa aucune résistance et laissa Kenrick d'abord s'asseoir sur lui, puis s'emparer un à un de ses poignets pour les menotter au lit. Son corps entier vibrant d'un désir de dominance qui le poussait à grogner tout bas, mais ce n'était rien de bien menaçant, du moins pour l'instant... Il se plaisait malgré tout à se faire opposer une certaine résistance, tira sur les menottes pour le simple plaisir de constater qu'il était bel et bien immobilisé... C'était probablement malsain, mais il aimait bien être ramené à l'ordre de temps en temps. Sa bouche accueillit avec joie celle du mutant et il tenta de se redresser afin de prolonger le contact lorsque Kenrick se mit à descendre le long de son corps. Han. C'était pas mal ça non plus.... Les paroles qui suivirent eurent pourtant vite le don de le faire déchanter.

« Fuck you. You're an ass, you know that? »

Oh gawd le coup de traître. Le coup bas.
Comme si Chase pouvait rester fâché contre lui alors que ses lèvres venaient d'atterir pile au bon endroit. Son cerveau avait fait le vide en un instant, le voilà les yeux embrumés de plaisir et de désir de plus, encore plus. Par réflexe, il voulu poser une main sur la nuque de Kenrick, l'encourager à poursuivre le traitement, mais son mouvement fut immédiatement bloqué par la menotte, le bruit métallique de celles-ci créant un frisson le long de son corps. Il ne pouvait rien faire... Kenrick était l'unique maître ...
C'était grisant...


... wait, what ?

Non. Non, il ne venait pas réellement de faire ça. Prendre la porte sans rien ajouter, après avoir fait son agace, après l'avoir excité au maximum et attaché au lit ... Il partait, tout simplement. Comme le connard qu'il était. Chase rugit dans l'immédiat, aurevoir les mots cohérents. Le son était purement bestial et exprimait sa frustration à se voir ainsi abandonné derrière sans considération. Ça, ça se faisait pas. Il allait le lui payer.

On pu rapidement entendre le retour des bruits métalliques causés par les menottes, la bête semblant tout à coup s'agiter. Fini la soumission, fini la tentative de calmer le jeu et laisser un plus grand contrôle à Kenrick pour son bien. Il aurait ce qu'il méritait, tiens.

Le bruit qui suivit était à faire froid dans le dos. Les bruits de pas, lourds et rapides sur le plancher, l'étaient probablement encore plus. Pourtant, rien ne pouvait préparer qui que ce soit à voir l'apparition dans le cadre de porte; la fourrure de Chase s'était faite plus dense et semblait désormais plonger sous son pantalon. Son air ne laissait plus entendre à rire, il ne mit d'ailleurs qu'une seconde à rattraper l'homme et se jeter sur lui de tout son poids. Ils se retrouvèrent durement contre le plancher et Chase planta ses crocs dans l'épaule de Kenrick, certes pas au maximum de sa force, principalement pour le tenir en place alors qu'il l'immobilisait du reste de son corps. Pendant quelques instsnts, il ne bougea plus, restant ainsi installé contre lui, prenant de profondes inspirations par le nez. Ce fut suffisant pour que toute fourrure de trop disparaisse tranquillement, bien qu'il en resta quelque peu sur le haut de son corps.

« We're done playing... » grommela-t-il, sa voix rauque à l'oreille de l'homme.

Déjà, il lui arrachait les pantalons de sur le dos sans plus de cérémonie, tirant dessus avec acharnement, déchirant, arrachant, jusqu'à ce que plus rien ne reste autre que des lambeaux. Le sous-vêtements eut au moins la fleur d'être uniquement descendu jusqu'aux genoux, puis d'un bras fort autour de sa taille, la bête redressa Kenrick sur ses genoux. Quelques laborieux mouvements et nombreux grognements plus tard, une substance froide et glissante en quantité abondante fut répandue à la fois sur ses fesses et le bas de son dos en un beau dégât. Quelques jurons bien senti suivirent la lamentable tentative et une main forte tenta de ramasser le surplus de substance et le glisser à l'endroit voulu. D'accord, on a déjà fait mieux comme préparation. Vraiment mieux. Chase avait beau avoir les meilleures intentions du monde, it was a huge mess down there. Bah. Toujours mieux que rien, hein... En tout cas, il ne pouvait pas se plaindre qu'il n'avait pas mis assez de lube, si avec tout ça le premier doigt ne rentrait pas comme dans du beurre...

Okay. Ça rentrait pas, comme dans du beurre. Apparemment, qu'il en ait mit une tonne n'avait pas changé grand chose. Ce n'était pourtant rien pour arrêter notre mutant, qui continuait de plus belle, se forçant à patienter entre les étapes afin de ne pas brusquer Kenrick inutilement- du moins, plus qu'il ne l'était déjà. Avec l'excédant glissant sur la peau de l'homme, il était difficile pour Chase de garder une prise stable sur lui, aussi avait-il doucement planté ses griffes dans sa peau, à l'endroit où il lui tenait solidement une hanche. Il lui laissa bien quelques minutes pour se faire à l'idée que, peu importe ce qu'il pouvait bien dire ou faire désormais, ça allait se produire dans un futur très proche, puis enfin succomba à la tentation, au désir qui brûlait en lui depuis ce qui lui semblait être une éternité déjà ... Il amorça le tout premier mouvement avec une douceur tout de même surprenante. Sa poigne sur Kenrick, elle, l'était un peu moins ... Mais hey. He said he didn't mind !
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MessageSujet: Re: Kenny n' Chase    Lun 4 Juin - 2:06

Alors que pour certain ce grognement bestial et féroce les auraient fait fuir et activer leurs instincts de survie, il se trouva que pour l’homme il s’agissait là du meilleur des moments pour plutôt en rire. Il n’était pas comme tout le monde, il faut croire, prenant toujours un plaisir malsain à torturer les gens qui le méritaient. Chase ne faisant pas exception à la règle, lui qui s’était amusé à le chasser tout en ignorant ses messages. Mais l’ignorant de cet instant, se trouvait encore libre, à parcourir l’autre moitié du chemin qui le mènerait vers la sortie convoité. Dans l’inconnu depuis de tout début, de ce que pouvait bien être la mutation de Chase. Il en avait vu une partie, et aujourd’hui en voyait encore plus, mais jamais n’aurait-il vraiment cru que de véritables menottes n’auraient pas tenues le coup. Tout de même, ce n’avait pas été complètement sur de son coup qu’il quittait, se dépêchant malgré son sourire fort malsain qu’il avait osé afficher.

Pas pour bien longtemps cela dit. Un battement de cœur ou deux de manqué en prime alors qu’il croyait un instant rêvé à l’ouïr de tout ce bruit. Un plus particulier… Quelque chose venait de céder et les pas rapides s’en suivant ne pure que violenter son instinct de survie. Mais rien ne pouvait être plus fort que la curiosité. N’est-ce pas? De celle qui malgré votre peur la plus terrifiante qui soit, vous pousse malgré tout à jeter un œil au monstre. Était-ce vraiment la peur de l’inconnu? Ou plutôt étais-ce cette grande curiosité de l’inconnu… En cet instant, Kenrick ne pourrait dire pourquoi il avait détourné la tête, plutôt que de regarder droit devant, plutôt que de chercher à franchir les derniers pas de sa libération. Pour y croiser la bête encore plus bête… Plus poilue aussi, surtout. Et plus féroce et impatiente que jamais. Il avait compris, avant même de pleinement le réaliser, que des chaînes invisibles le retenait, que des barreaux venait l’entourer, sans plus lui laisser la chance de s’échapper.

Prisonnier et ce dans tous les sens, pris entre deux murs. Un bien vivant, l’autre se trouvant à être le plancher. Il allait s’en remettre de ce coup, à son tour de grogner, à tenter en vain de s’échapper. Il avait au moins tenté, de se relever, genoux et coudes au sol, avant de que ses derniers de flanchent sous cette nouvelle morsure qui l’eut pris de court. Complètement immobilisé, il ne trouvait rien de mieux à dire que ce « F*ck you bastard ! » bien sentit. Car il n’y avait rien de plus à dire. Frustré contre l’homme, et contre lui-même en partie, pour avoir définitivement perdu ce jeu. Enfin si l’on peut appeler le tout ainsi. Mais il préférait voir les choses ainsi. Pas comme si sa manière d’analyser et de voir le monde était tout à fait raisonnable de toute façon. Bien au courant, tout aussi bien, qu’il n’avait pas jeté de l’essence sur le feu, mais bien fait exploser la station au complet.

Déjà, il se prenait à s’élaborer un plan de vengeance, qui ne put se rendre bien loin, se terminant par une simple promesse. C’est bien car il se faisait déchirer le pantalon. Tout comme était-il désormais complètement à découvert sans plus ni moins. Ce n’était pas pour autant qu’il se laissa sagement faire, gigotant lorsqu’il en avait eu la chance, bougeant son bassin à sens inverse lorsqu’il fut temps de le relever. C’était un peu gamin peut-être, car d’une manière ou d’une autre il continuerait le chemin emprunté. Ou peut-être était-ce car au fond, une partie de lui n’aimait pas cela, par ignorance de ne pas savoir ce qui réellement l’attendait. Il n’avait fait que faire subir, et pas dans les meilleures conditions et atmosphère qui soit. Et aujourd’hui il subissait, dans cette même sauvagerie et empressement d’un soulagement. Pourtant il ne disait rien, et ne faisait rien pour vraiment aider les choses. Pas comme s’il allait se mettre à élaborer le fond de ses pensées. Qui encore rageuse, se mélangeant à cette forme d’humiliation. Il se sentait vulgairement transformé en un toast sur laquelle on avait trop mis de confiture, et qui mine de rien, se retrouvait à être étendue à la va-vite.

Son silence fut brisé, d’une première plainte plutôt douloureuse alors que ses mains s'agrippaient au sol et que son premier réflexe fut de chercher à s’avancer pour éviter l’intrusion. Il regretta presque aussitôt son geste, alors que des griffes lui rappelèrent leurs présences contre sa hanche. Il tenta de retenir les suivantes du mieux qu’il eut pu, mais lorsque l’autre bête se mis à l’œuvre, il faut dire qu’il n’avait plus rien contrôlé du tout. Il avait été surpris, il avait eu mal, maudissant les préparatifs, qu’ils ne servaient à presque rien au fond. Et surtout le coup, malgré la douceur, sa mutation se déclencha à un instant. La douleur vive, la faisant partager à l’autre au même endroit. Il avait beau assez bien la maîtriser, elle lui échappait de temps à autre. Que le temps d’un élancement, alors qu’il tentait de reprendre le souffle qui lui avait été volé. Il retrouva ses esprits, son sang-froid, tout comme sa voix bien trop calme. Ce calme menaçant, qui laissait présager un futur teinté de noir tout comme son regard qu’il lançait par-dessus son épaule.

« If you dare move… I’ll make you taste your worst pain… »

Simple traduction pour lui demander gentiment de patienter sans bouger. Le temps qu’il se concentre, il comptait bien tricher après tout. Il se retourna, closant ses paupières un bon instant, pour gagner sa concentration inébranlable, et obtenir ce qu’il voulait. Faire disparaître toute douleur et laisser pleine place à autre chose… Préférant garder le silence, il débuta doucement ce que Chase avait arrêté, à la fois pour voir, et faire savoir qu’il ne risquerait plus de se voir souffrir le martyr désormais
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MessageSujet: Re: Kenny n' Chase    Lun 4 Juin - 2:12

He was so far gone. It felt so good. He couldn't stop.
La sensation était hallucinante, l'air lui semblait chaud et épais et difficilement respirable mais il s'en fichait, il s'en fichait parce que la luxure brûlait en lui, la passion comme un flot de lave brûlante dans ses veines, et il n'avait pas besoin d'air, juste de Kenrick. Juste de cet homme, de le respirer lui et le posséder tout entier, car l'air ne lui serait d'aucun secours s'il n'avait pas cet homme. En cet instants, liés par corps et âme, plus étroitement que Chase n'aurait osé l'imaginer, c'était là qu'il se sentait le mieux. With his mate. Le sentant partout autour de lui, force et douceur, haine et amour dans un mélange divin, péché, flot d'ivresse auquel il ne pouvait faire autrement que s'abreuver.

Une douleur vive coupa court à son enivrement, ses sens se concentrant sur Kenrick en un seul instant, sharp and focused, ses yeux dans les siens retrouvant cet éclat d'humanité qui laissait voir l'homme sous la bête, la raison sous le plaisir des sens. Il aurait fallu être dupe pour ne pas réaliser que cette soudaine douleur venait de Hunter, transmise par l'intermédiaire de son pouvoir auquel Chase avait déjà goûté bien malgré lui. Il aurait voulu être en colère, aurait aimé lui grogner de se retenir, for fuck's sake, mais il n'y parvenait pas. Quelque chose en lui se déclenchait, quelque chose de plus fort, de plus doux, qui le poussa à enfouir son nez dans le cou de l'homme et s'immobiliser complètement, osant à peine respirer.

Il lui avait fait mal. Il ne voulait pas le blesser. Cet acte, ce n'était pas celui de haine et de vengeance, c'était de l'amour, de la possession qui ne se voulait pas méchante. C'était le renforcement de ce lien particulier qui unissait les deux hommes malgré leurs désaccords et leurs différences; c'était la beauté d'une union improbable. Chase avait fait de ce connard un être d'une importance capitale dans sa vie. Un amant, un ami ... Un partenaire. Un partenaire sur lequel il se devait de veiller, dont il devait prendre soin aussi bien que remettre à sa place. Il l'avait blessé dans sa brusquerie, aurait pu mieux le préparer; il devait désormais rattraper ses torts et lui laisser le temps désiré afin de recomposer son sang-froid et s'accomoder à la nouvelle sensation.

Ce temps, il le lui laissa, non pas uniquement à cause de la menace. Entreprit de caresser son épaule de sa langue, dans un geste étonnamment tendre. Il ignorait ce qu'il désirait lui offrir par là, du réconfort ou une touche de plaisir, peut-être un peu des deux. Il ne voulait pas seulement que Kenrick s'abandonne à lui, il voulait qu'il le désire. Qu'il aie envie de lui autant que Chase pouvait le désirer. Qu'il prenne plaisir dans cet acte et goûte à ce sentiment si fort, inexplicable qui se déployait entre eux à l'instant. Un besoin de l'autre. L'envie de ne jamais se séparer.

Chase attendit le signe. L'indication qu'il pouvait commencer, se laisser peu à peu aller. Il l'eut sous force d'un léger mouvement initié par Kenrick, testant le terrain, semblant conclure que tout était bon. Chase lui donna un dernier coup de langue derrière l'oreille, échappa un grognement rauque et poussa ses hanches vers l'avant au moment où le mutant reculait contre lui. Trop fort peut-être, pourtant pas assez, il en voulait encore plus mais tâchait de se contrôler. Humans don't rush through things like beasts. They enjoy it thoroughly. Une main sur sa hanche, possessive, serrant plus fort qu'elle ne l'aurait dû, l'autre beaucoup plus tendre glissée contre le bas de sa gorge, il le tenait ainsi contre lui, à sa merci, les mouvant tous les deux à l'unisson dans des ébats musclés mais aux nuances de douceur. S'il avait trouvé les mots, été en mesure de formuler des paroles, il aurait pu divaguer sur toute la chaleur et le désir, à quel point il le trouvait beau, parfait, à quel point il avait envie de lui et de le posséder en entier. Il aurait clamé qu'il n'avait jamais rien senti d'aussi intense, d'aussi fort, avec personne d'autre. Il l'aurait couvert de compliments et d'encouragements, sans jamais que le rythme de ses hanches ne faiblisse. Tout ceci était au-dessus de ses capacités. Il n'était plus que bête, haletant dans son dos, alternant entre grognements plus puissants et ronronnements de plaisir, manquant à deux reprises de s'affaisser contre Kenrick alors que ses jambes tremblaient sous l'effort, les sensations.

Pendant un bon moment, ce fut douceur.

Son rythme ralenti alors que le plaisir montait, calmant les choses pour un bref instant afin de simplement profiter. Tous ses sens étaient en alerte et emplis de Kenrick et il voulait le sentir contre lui plus doucement. Il frottait sa tête contre la sienne, tentant de faire passer un message, peut-être... I love you. ... pressant ses lèvres contre sa tempe, ronronnant doucement ... I never wanna let you go. Il aurait voulu que ce moment dure pour toujours, un peu incertain de la suite des choses une fois que ce moment serait passé. Tant que Kenrick était sous lui, le plaisir les secouant tous les deux, il n'avait rien à craindre. Qu'en serait-il des jours à suivre? Perdrait-il droit à toute cette affection dont il semblait avoir tant besoin? Aurait-il à nouveau sa chance... ? À défaut d'avoir réponse à ces questions, il souhaitait profiter du moment jusqu'au bout, le plus longtemps possible. Il prenait son temps, mouvant ses hanches de façon délibérément lente. Où pouvait-il bien trouver la force d'agir ainsi, mystère. Il était pourtant prévisible que, dans l'état où il était, cela ne durerait pas longtemps. Effectivement, alors que ses lèvres caressaient la nuque de Kenrick à sa portée, il donna un coup particulièrement brusque qui lui coupa soudainement le souffle- et ce fut le début de la fin.

Il perdit complètement le rythme, naviguant sur instinct dans un tout nouveau type d'ébats: bestiaux. C'est presque avec fureur qu'il jetait tout son corps contre l'homme, reculant le bassin le plus possible pour mieux le posséder à nouveau, de poussées plus longues, plus fortes et rapides. Sa main avait glissé de sa gorge à son ventre, laissant sur son chemin de longues traînées rouge vif, marques de ses griffes laissées contre la peau. Il essayait de s'accrocher à lui, se trouvait à le blesser, laisser sur lui des marques qui guériraient relativement vite mais le laisseraient marqué pour un moment. En quelque part, Chase ne pouvait s'amener à s'en soucier; au contraire, la perspective en elle-même était délicieusement agréable. Ainsi tout le monde saurait qu'il était sien. C'était inscrit dans sa chair; il lui appartenait, à lui et à personne d'autre.

« K-Kenny ... »

Il peinait à trouver son souffle, la tête lui tournait. Ses dents, plus effilées, plus dangereuses, laissaient sous chaque coup de bassin des égratignures contre la nuque de l'homme. Il devait se concentrer à ne pas tout simplement mordre à pleines dents cette chair, tendre à la jonction entre le cou et l'épaule, si désirable. Le simple fait d'y passer sa langue lui donnait chaud, il voulait le marquer de partout, jusqu'au plus profond de sa chair ... Il ne lui donna aucun avertissement, si ce n'est un son de plaisir animal, une dernière trace sanguinolente laissée, un dernier « Kenny » prononcé de misère, et c'en était terminé. Lourdement, Chase s'effondra contre l'homme, toujours en lui et ne semblant prêt à faire aucun effort pour remédier à la situation. Il n'aurait pu le posséder plus entièrement, l'avait tenu contre lui de la plus intime des façons.

Il n'aurait jamais assez de cet homme dans sa vie.

Chase remua un peu, passant ses bras autour de Kenrick, les manoeuvrant pour qu'ils soient positionnés en cuillère. Au fur et à mesure que son souffle se calmait, il reprenait peu à peu une forme plus humaine; sa main effleurait déjà délicatement les blessures infligées, sur ce torse, ces cuisses griffées à vif dans l'emportement et la fougue de leurs ébats. Poussé par un nouvel instinct protecteur, il se lova un peu plus contre lui si possible et entreprit de nettoyer ses blessures de sa langue en ronronnant comme un moteur; rassurant, attentionné, protecteur. Taking care of his mate.
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