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 Zek n' Charlie

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Piggy

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MessageSujet: Zek n' Charlie    Lun 4 Juin - 0:06

'Cause you only need the light when it's burning low ...

La journée s'annonçait tranquille. Des nuages se profilaient à l'horizon, pas particulièrement menaçants mais assez épais pour jeter sur la place des teintes de gris. Ezekiel n'avait rien contre ces journées plus calmes et où il faisait moins chaud. Il en profitait pour accomplir des tâches plus physiques qui étaient pénibles à braver sous le soleil à son plus fort. Souvent, ce genre de temps un peu incertain les poussait à ne pas prendre les airs s'ils n'en avaient pas nécessairement besoin, et le tout se terminait souvent à donner un bain bien mérité à ces beaux engins. Pour tout bon pilote de chasse, leur avion était comme la prunelle de leurs yeux; Zek, tout en ne faisant pas vraiment exception à la règle, semblait aussi abonder dans le sens contraire. Alors que tous frottaient soigneusement leur bébé afin qu'il brille et resplendisse de perfection, Zek exhibait fièrement les égratignures que portait son propre avion comme si elles eut été des blessures de guerre particulièrement impressionnantes qui témoignaient d'un dévouement et d'une bravoure incomparable. Un avion de chasse ne sert à rien s'il reste propre et lustré dans son coin à l'abri. Il prend toute sa valeur lorsqu'il est témoin de situations critiques, lorsqu'il devient, entre les mains de son pilote, acteur de missions menées à bien. Un avion de chasse doit aller à la chasse. Un bon avion de chasse ne va jamais à la chasse sans son pilote; l'inverse est aussi vrai. Un duo parfait que ces deux-là, et si certains voyaient leur bijou comme une pièce de collection, Zek se moquait d'eux par son silence éloquent et son attention toujours plus grande à mettre en évidence les cicatrices de son bébé.

Il est bien certain que Zek n'était pas celui qui se faisait le plus d'amis. Tout compte fait, il serait plus juste d'affirmer qu'il était celui qui en avait le moins; c'était volontaire. Tout le monde avait rapidement compris que cet homme était une énigme sur pattes, un mystère complet à lui seul, et que ce qu'il était prêt à révéler ne suffisait que rarement à nourrir une quelconque amitié. Il le voulait ainsi et semblait se sentir parfaitement à l'aise dans cette situation de respect mutuel et de silences sans malaise durant lequel ils côtoyaient cet homme un peu rude, un peu solitaire, mais assidu et entièrement dévoué à ses causes. Il excellait dans son métier et ne dérangeait personne; on se gardait bien de le provoquer et une ambiance à la fois fraternelle et discrète s'était lentement installée au sein de la petite équipe dont Zek faisait bel et bien, après tout, partie.

Il n'était que rarement dérangé par les autres hommes, mais ce fut bel et bien le cas en ce début d'après-midi. Il terminait tout juste son heure de lunch après avoir passé la matinée à s'occuper de son avion: nettoyer toute cette belle machinerie intérieure et jeter un oeil au moteur tant qu'à y être, la qualité de l'équipement se doit toujours d'être à son meilleur afin d'assurer le rendement le plus efficace et sécuritaire possible, et ce en tout temps, sur les interventions imprévues comme sur les vols de routine. Le tout désormais terminé, il n'avait plus grand chose à faire et s'était installé dans son coin, en simple haut sans manches, à faire des push-up. Cet homme semblait avoir une sorte d'obession à s'entraîner et garder sa forme physique- et là-dessus, il n'était pas à plaindre, plusieurs donneraient bien des choses pour avoir sa carrure- et personne n'avait jamais osé le questionner là-dessus. Ils le laissaient donc se soulever à une main dans son coin à répétition, souriant lorsque l'entraînement devenait demandant au point que des grognements et de bruyantes respirations parviennent à eux. Zek se faisait un point d'honneur de se donner à fond dans tout ce qu'il faisait, et désormais, cela n'étonnait plus personne. Ce qui étonnait, cependant, était que le boss aille le déranger tandis que monsieur, un bras dans le dos et l'autre main posée à plat sur le sol, soulevait dans un mouvement relativement fluide tout son poids en muscles et en finesse. Son nom simplement prononcé, qui le fit relever les yeux avec une certaine surprise. C'est que ce genre de chose n'arrivait que rarement, du moins aussi tôt dans la journée, bien que les offres de bières ne soient pas rare en fin d'après-midi.

Quelque chose de pressant à faire à l'instant ? Bien que tout son être sembla sur le point de répondre oui, par simple but de continuer à faire ses petites choses à lui sans être dérangé, quelque chose dans le visage de son supérieur le fit réfléchir à deux fois avant de lui affirmer que dans l'immédiat, il avait tout son temps. Non, boss, pas occupé, boss. Tant mieux, tant mieux, semblait-il, et le voilà laissé en plan pendant une courte minute durant laquelle l'homme s'esquiva pour aller chercher ... un gamin. Hum. Hello?
Cela ne sembla pas l'intéresser suffisamment pour qu'il daigne cesser de s'entraîner et son regard quitta bien vite les deux hommes.

« Zek, voici Charlie. Il étudie présentement dans une école de l'air de New York -son regard se durci lorsqu'Ezekiel arrêta son mouvement afin de lever vers le plus jeune un regard dubitatif, sourcil relevé- et est en stage d'observation. J'avais pensé lui faire voir la machinerie avec Jim, mais au final, rien ne vaut un peu d'expérience sur le terrain ... »

Ezekiel se remit lentement à genoux, fit rouler ses épaules vers l'arrière dans un geste destiné à les détendre un peu, puis se releva et zieuta enfin le plus jeune avec une attention plus particulière. Ses yeux se rivèrent ensuite dans ceux de son supérieur.

« ... Je dois en conclure que je l'emmene pour une promenade? »

« Un simple petit tour. Le temps se couvre et il serait imprudent de voler trop longtemps, mais il serait bien que Charlie ne soit pas venu ici pour rien. Je peux te le confier? »

Y avait-il seulement moyen de dire non?
Ezekiel passa une main derrière sa nuque, frottant un bref instant ses cheveux courts avec un haussement d'épaules affirmatif. Il ne fallait pas se méprendre sur son air désintéressé, il n'avait rien contre apprendre quelques trucs aux nouveaux ... lorsqu'on en venait à cette passion que représentait pour lui le pilotage d'avions de chasse, il devenait du coup bien plus bavard, notre Zek.

« Okay. »

Il attrapa sa chemise et l'enfila sans rien ajouter, adressant un simple signe de tête à l'homme qui s'éloigna en le laissant seul avec le gamin sur les bras. Charlie. Se tournant vers celui-ci, il pointa l'avion derrière lui d'un petit signe du pouce:

« Voici mon bébé. Deux règles : Tu touches à rien sans que je t'en ai donné la permission ... et tu vomis pas dedans. On s'embarassera pas de tout l'équipement, mais met au moins ça, ça vaudrait mieux. »

Il lui tendit sa propre veste d'équipement puis le fit monter dans l'appareil sitôt qu'il l'eut enfilée. Sans prendre la peine de mettre tout l'attirail normal, il s'installa aux commandes, alluma sa radio, démarra le moteur. L'avion n'était pas spécialement fait grand ni conçu pour acceuillir des passagers, aussi ils étaient un peu à l'étroit mais c'était le mieux qu'ils puissent faire. Cela ne semblait pas déranger Zek qui, après un brève vérification pour s'assurer que tout était en ordre et que Charlie s'était bien attaché, il communiqua avec l'un des hommes de la place, attendant la permission de décollage- et pour une fois, il l'avait fait sérieusement, avec toutes les formules sérieuses et habituelles d'une mission, question d'avoir l'air un minium sérieux devant le plus jeune. Et hop, c'était parti. Clairement, on voyait qu'Ezekiel était dans son élément.

Il ne posait pas beaucoup de questions, n'attendant pas tellement de réponses de la part de Charlie mais y allant de quelques explications ou commentaires pendant les manoeuvres. Le temps était sombre mais calme, le vol se faisait en douceur malgré la vitesse évidente à laquelle cet engin pouvait aller; Zek gardait un contrôle fluide de l'appareil. Soudain, alors qu'il s'y attendait visiblement le moins, un grondement sourd et puissant retentit et ébranla la cabine par sa force, au moment même où un éclair foudroyant les aveuglait un instant.

« What tha hell ... »
« Tour de contrôle à D-34, vous foncez tout droit sur une cellule orageu-- »
« Yeah, you don't say! Avertir plus tôt, c'était trop difficile? Puis ça sort d'où cette merde, c'était calme il y a deux minutes! »

C'est ce que ça donne, voler en basse altitude. Les orages, elles font chier rare. Bien que l'homme semblait en parfaite maîtrise de soi-même, sa respiration se faisait plus désordonnée et rapide quand il glissa un regard vers Charlie, l'incitant au calme. Everything's gonna be alright. Il ne manquait plus que le jeune se mette à paniquer et la situation tournerait à la catastrophe en moins de deux.

.... Tourner à la catastrophe, ça elle le faisait déjà.
Ezekiel le sentit arriver avant même que la chose ne se produise. Son pouvoir se déclenchait, calculait les probabilités, voyait le danger survenir à un taux ridiculement élevé qui lui laissait croire qu'il n'y avait aucune chance de l'empêcher. La pluie tombait fort, désormais; ils n'y voyaient pratiquement plus rien, et dans une tentative un peu désespérée d'éviter le pire, Zek donna un coup vers la gauche. Au même moment, l'éclair s'abattait sur l'aile droit de l'avion, qui bien qu'il était fait résistant à ce genre de foudroiment, encaissa lourdement le choc. Le bruit qui suivit n'avait rien pour être rassurant; la petite lumière d'alarme sur le tableau de bord encore moins. Zek cru bon de ne pas annoncer bien gentiment à son jeune stagiaire qu'un moteur venait de les lâcher et que ça ne sentait pas bon du tout. La perte de plus en plus rapide d'altitude à elle seule devait paniquer le pauvre gamin, et Zek tout aussi bien, car il voyait arriver à toute vitesse l'instant où il devrait faire atterrir cet avion de toute urgence et non sans danger....

¤¤¤

... Ils aboutirent dans une forêt.
Par un quelconque miracle, une bonne dose de compétence de la part de Zek et un peu d'aide qui venait tout droit de son pouvoir, et les voilà immobilisés sur la terre ferme, pratiquement indemmes. Enfin. Si l'on excluait la douleur lacinante au-dessus de l'oeil gauche d'Ezekiel et le filet de sang qui s'écoulait le long de son visage, il semblait en bon état. Un coup d'oeil vers Charlie le rassura; il était encore conscient et à première vue, ses blessures semblaient superficielles. Fermant un instant les yeux pour reprendre son souffle et ses esprit, il poussa un profond soupir et murmura :

« We're so fucked ... »

L'instant suivant, il se détachait et se penchait au-dessus de Charlie, son visage dans son champ de vision, ses mains s'affairant déjà à le détacher et à le palper un peu, ses doigts inspectant sa tête avec une délicatesse à laquelle on ne s'attendrait pas forcément venant de lui, en quête d'une blessure potentiellement plus grave. Dès qu'il fut rassuré, il le lâcha un peu et essuyant le sang qui barrait son visage sur sa manche.

« Il faut sortir d'ici. Tu crois que tu peux te lever... ? »

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MessageSujet: Re: Zek n' Charlie    Lun 4 Juin - 0:09

Il n’avait pu dormir la veille, trop énervé, trop stressé, trop ceci et cela, pour réellement arriver à fermer l’œil convenablement. Rien qui n’ait pu parvenir à la fin de cette boule d’énergie qu’il était au petit matin. Il faut croire que pour une fois, dormir ne semblait être qu’une chose bien futile pour lui. Peut-être était-ce le fameux effet étrange que la fatigue pouvait vous procurer, de cette vague d’énergie. Mais dans son cas, il semblait bien que la hâte était la seule responsable. Car il y avait longtemps qu’il rêvait d’autre chose que du théorique, et encore du théorique. Mais jamais il ne s’en était réellement plaint, comprenant bien qu’il fallait passer par-là pour pouvoir comprendre, et avancer. On ne pouvait pas de suite lui faire voir et apprendre la pratique sans qu’il n’y connaisse absolument rien. Et puis cette machine volante n’était pas rien, plutôt dangereuse oui. Il fallait la connaître par cœur, et la comprendre entièrement avant de pouvoir faire quoi que cela soit. Charlie n’était toutefois pas encore permis de toucher à quoi que cela soit. Un avant-goût par contre… Si. Il devait bien voir, le réel et le concret. Adieu les papiers et les notes pour aujourd’hui. Il allait enfin vivre ce que c’était que d’être à l’avant.

Et il ne put s’empêcher d’arriver largement en avance au fameux rendez-vous donné pour cette forme de mini-stage auquel il avait appliqué. Il avait préféré partir rapidement, n’en pouvant plus de tourner en rond entre ces quatre murs. Et puis il préférait éviter le propriétaire le plus que possible, pour avoir une certaine paix au moins aujourd’hui.

Lorsque le temps sonna enfin, on le prit en charge, un homme s’occupant de lui. Le grand patron des lieux, bien entendu. Après une courte conversation de brèves présentations, le chemin lui fut montré, jusqu’au point où il lui demanda gentiment d’attendre là. Rien qui ne puisse l’empêcher d’un peu tricher, alors qu’il observait avec intérêt les environs. Mais une fois le tour fait, une nouvelle curiosité le piqua. Il voulait voir à qui donc parlait le monsieur, connaître le visage du pilote qu’il allait suivre aujourd’hui. Il n’eut pas à attendre bien longtemps, ses quelques pas se stoppant à la vue de cette tête qui lui fit signe de venir tout en allant le chercher. Charlie du regarder un peu plus bas, pour y voir le fameux pilote qui le prendrait en charge pour cette autre moitié de la journée. Il faut dire qu’il n’eut pas vraiment écouté la suite des choses. Ses oreilles absentes, pour une plus grande concentration sur son regard. Bah quoi, ce n’était pas vraiment tous les jours qu’il avait la chance de voir un homme faire des push-ups sur un bras. Lui qui avait un jour tenté le coup mais bon… Il s’était plus rapidement mangé le plancher qu’autre chose. Avec un mal de nez en prime, au moins rien n’avait saigné. Alors oui, nous pouvions dire que le jeune homme avait ce petit air impressionné au visage, son regard ancré à l’homme sans qu’il ne le réalise réellement.

Jusqu’à temps que celui qui fut bas, se releva, daignant lui accorder un peu d’attention. Un peu intimidé peut-être, ce fut à cet instant même que l’ancre céda, ses prunelles grisâtres allant voir ailleurs si elles y étaient hum… Pour laisser place à ses tympans désormais plus présents, le patron des lieux soulignant ce fait qui n’avait même pas traversé l’esprit du tout jeune adulte. Le temps, c’est vrai… Il avait toujours son mot à dire celui-là. Surtout lorsqu’il se faisait mauvais. Mais pour le moment, il n’y avait que nuage. Peut-être pourraient-ils devenir pluie ou orages, ou peut-être ne seraient-ils que passager sans plus. Un petit tour ne devrait pas être trop dangereux si on le lui permettait après tout. Pas de quoi s’inquiéter. Il était un peu trop surexcité pour se laisser abattre ou inquiéter par ce qui était à ses yeux, qu’un détail. D’autant plus en ce moment alors que le malaise le prenait de plein fouet. Il se retrouvait désormais seul avec le pilote l’écoutant attentivement, ne se contenta que de hocher de la tête tout en lui offrant le silence. On exécute sans rien dire quoi.

Une fois près de la machine par contre, on oublie le silence. Enfin presque. Puisqu’un simple et long « Woooah » sortit de cette bouche à la vue de l’engin et de son intérieur tout aussi bien. Et le voilà qui observait tout de ses yeux brillants, armée de son air qui désormais débordait de joie et d’enthousiasme. Je ne vous dis pas l’état de son cœur, à quel point il pouvait battre rapidement, et limite lui sortir de la poitrine tellement il anticipait la suite. Heureusement qu’Ezekiel savait se faire imposant et intimidant dans tout sa splendeur naturelle. Autrement, notre Charlie serait limite une bombe à retardement trop joyeuse et qui sautillerais partout. Sans compter de ses commentaires à en plus finir. Un bon mur le lui en empêchait pour le moment. Et le seul commentaire qu’il se permit fut bien de flatter l’engin du pilote.

« Il est vraiment génial votre huh… Bébé. »

On reste bien bien bien polis oui. Et on tente un peu de rigoler avec ce surnom donné à ce qui était loin d’avoir besoin d’être élevé et de mettre de couches. Il souriait, rigolait une courte seconde, mais certainement pas plus. Il écrasait la pie qu’il pouvait parfois faire, suivant le rythme de l’homme. Soit on ne parle pas beaucoup. Mais il aimait observer, pas plus préoccupé par ce silence qu’il ne le fallait. Jusqu’à ce fameux instant ou cette merveilleuse journée vira vers le cauchemar. La nervosité se fit assez rapidement sentir au premier grondement, de cette pointe d’inquiétude l’envahissant. Et il avait bien une raison de se faire, à la vue de cette lumière si vive, rapide, puissante. Tous les muscles de son corps devinrent bien vite raides, alors qu’il se répétait la voix de l’autre. « … tu vomis pas dedans… tu vomis pas dedans… tu vomis pas dedans… ». Car oui, là maintenant, avec la panique qui l’habitait il faut croire qu’il commençait à en avoir mal au cœur, d’autant plus que les autres voix qui résonnaient à ses oreilles ne l’aidèrent pas.

La panique était bien évidente chez Charlie, effectivement. Mais disons que ce regard insistant le fit se tenir bien tranquille. Il préférait ne plus regarder, sentant la panique empirer. On ferme les yeux bien forts et on évite de perdre le contenu de son estomac. Ah oui, et on respire surtout. On tente… On tente encore et encore… Le jeune homme se sentait étourdis, le cœur qui lui débattait dans les tempes son côté buté qui refusait d’ouvrir les yeux et peut-être de croire à la réalité qui se produisait. Il se prit même dans une forme d’automatisme, à se mettre à prier pour qu’ils s’en sortent sains et saufs. Il insistait gentiment sur ce fait qu’il aimerait bien, si possible, que tous deux puissent se retrouver en un seul et unique morceau au possible.

῭῭῭

Le noir… Un moment d’absence… La transition entre air et atterrissage envolé de ses pensées. Mais il était bel et bien vivant, le réalisant pleinement en ouvrant enfin les yeux. Et en sentant bien son corps, de ces quelques endroits qui chauffaient. Rien qui ne puisse tant l’inquiéter, lui qui avait bien l’habitude de se faire accidentellement mal d’une quelconque manière, minimum une fois par jour. Sauf que là, il devait avouer qu’il ne se sentait pas bien du tout, et que c’était certainement le pire du pire. Non pas par la faute de ses quelques blessures -qu’il qualifiait d’égratignures dans son cas- mais bien par celle de cette flagrante réalisation. De celle qu’il ne préférait croire que ce n’était qu’un rêve et rien de plus. Ou plutôt au mauvais cauchemar oui. Le mieux qu’il eut fait en cet instant fut de refermer les yeux, et tenter de calmer sa respirant qui faisait des siennes. Ainsi que de complètement boucher les premiers dires de l’homme. Ceux-ci ne l’aidèrent certainement pas. Par contre, la suite si. Il le libéra et lui fit comprendre le nombre de bleus qu’il aurait surement d’ici peu en la tâtant un peu partout de la sorte.

Il ré-ouvrit enfin les yeux, ses iris ayant ce petit choc à la vue de l’homme et du sang sur le visage de ce dernier. Un peu de gêne se fit sentir chez lui, dans un moment pareil oui, de son orgueil qui lui fit remarquer de s’aider. Toujours aussi silencieux, il ne fit qu’hocher de la tête, peut-être un peu trop rapidement, alors que le visage de l’autre se fit entourer de cette teinte plus sombre et de se voile d’étoiles blanches et grisâtres. L’étouffement soudain le pris, de ce besoin pressant de sortir. Un bref regard et il prit la première sortie qu’il eut vit et analyser comme étant potable. En l’occurrence le pare-brise. N’importe quoi pour enfin rejoindre le sol. Évidemment, lui et sa maladresse le firent s’accrocher le pied sur le rebord, pour finir par bien tomber au sol. Ce gémissement-là, signifiait au moins qu’il sentait toujours son corps et qu’il était encore en vie au moins. Il comptait bien rester là, ses doigts s’accrochant à l’herbe sur lequel il reposait en mode f*ck this sh*t peut-être. Sauf qu’il ne sortit qu’une simple expression bien à lui… Car les gros mots ne le connaissent pas.

« Ciboulette…. »

Au moins désormais, il se sentait mieux, hors de cet engin. La panique, ce malaise l’habitant, semblait le quitter peu à peu, pour lui redonner sa raison et son côté bien avisé. Il observait, fixait l’état de ce moyen de transport aérien, tentant de voir à quel point ils étaient dans la merde.

«Total kaputt…»

Si une pointe de culpabilité ne le prit pas tout d’un coup. De ces peut-être qui faisaient surfaces. Peut-être aurait-il dû prendre soin de regarder la météo, prendre un autre jour, faire ceci ou cela. Car ils étaient bel et bien dans un beau gros pétrin désormais. Il fallait voir cette chose devenue ferraille. De son air désolé, il releva la moitié de son corps, marmonnant un petit «…Sorry. » car ce n’était là que le mieux qu’il eut pu faire. Ça ainsi que demander ce qu’ils pouvaient bien faire. Son théorique, ses notes, ne l’ayant certainement pas préparé encore à ce genre de situation, touchant plutôt le fonctionnement.

« What should we do now…? »

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MessageSujet: Re: Zek n' Charlie    Lun 4 Juin - 0:10

On croise un regard; fiou, il est pas mort. Un hochement de tête un peu trop vigoureux plus tard, Zek fut forcé de s'écarter afin de laisser passer la petite fusée qu'était devenu Charlie, le gamin empressé de sortir de la carcasse de l'avion et empruntant pour ce faire une voie de sortie comme une autre: le pare-brise. Évidemment, pour en rajouter à sa bêtise, il trébucha et finit lamentablement sa course étendu dans l'herbe, pourtant Zek hésita entre découragement et soulagement à cette vue. Déjà, il avait pas été malade et un peu d'air frais (et d'eau, si l'on compte le fait qu'il pleuvait désormais à boire debout) l'aiderait à reprendre ses esprits; tant mieux, il avait pas que ça à faire de le voir vomir partout. Pourtant, Ezekiel ne retint pas son soupir découragé alors qu'il empruntait cette même sortie improvisée, plus adroitement que le gamin précisons-le. Être coincé au milieu de nulle part, c'est jamais chouette. Mais être coincé au milieu de nulle part avec un tel boulet ..... On en parlera pas.

Zek recula de quelques pas afin de prendre en compte l'ampleur des dégâts. De près comme de loin, il n'y avait aucun doute, l'avion n'était plus en état de voler, et à vrai dire, plus en état d'être réparé non plus. Les dommages étaient trop grands, mais le réservoir de carburant semblait intact, pas de flammes nulle part ... pas de risque que le tout leur explose dessus, c'était au moins ça. L'étendue du désastre le fit grogner de mécontentement, et on aurait presque pu croire qu'il y avait une pointe de tristesse dans ses traits alors qu'il plaçait ses deux mains sur l'avion, s'y appuyant, la tête baissée entre ses deux bras. Il fallait le comprendre; son bébé, en morceaux. Un pilote s'attache à son avion, c'était un coup dur de le voir ainsi démoli, et bien que l'essentiel était qu'ils soient tous les deux en vie, il ne pouvait empêcher cette pointe de colère de s'enflammer en lui.

À l'entente de l'expression qui échappa à Charlie, il grogna à nouveau- c'était décidément tout ce qu'il savait faire à l'instant -et dû se retenir de se frapper la tête contre l'avion. Ciboulette, hein..? On avait déjà vu mieux. Il n'était vraiment qu'un gamin, apparemment tout aussi innocent. Certains auraient trouvé cela adorable, Zek ne faisait que le trouver exaspérant. Pourtant, il n'avait encore rien fait, vraiment... Son « total kapput » se mérita tout de même un regard noir de la part de l'homme.

« Yeah, you don't say. I'm not blind, I can see it f*cking well by myself, thank you. »

Aux faibles excuses de Charlie, Ezekiel se contenta de rouler les yeux. C'est bon, il n'en avait rien à faire. Ce n'est pas comme si quelques mots pouvaient changer grand chose à leur situation de toute façon ... Il ne rétorqua rien, conscient que tout ce qui aurait pu lui échapper de cohérent aurait sûrement été un 'Shadap' bien sentit. Se détournant de l'appareil, il plaça ses mains sur ses hanches et leva les yeux vers le ciel. L'orage ne se calmait pas, et il est fortement déconseillé de rester dehors lors d'un temps pareil, mais ce n'est pas comme s'ils y pouvaient grand chose actuellement... Ezekiel soupira alors et franchit les quelques pas qui le séparaient de Charlie et sans prévenir, il le souleva afin de le remettre debout sur ses pieds.

« D'abord, on s'allonge pas comme ça, c'est aussi bien crier à la foudre de nous tomber dessus... »

Il observa un instant les environs, une main en visière au-dessus des yeux, essayant d'estimer au travers de la pluie battante et la pénombre qui s'installait, de quoi avait l'air leur environnement.

« Pour l'instant, on se met à l'abri en attendant que l'orage passe; le reste, on verra ensuite. Maintenant écoute-moi bien et fait tout ce que je te dis, si tu tiens pas à être foudroyé. »

Il se mit alors à marcher vers un creux de terrain, tout en bombardant Charlie d'instructions; au moins, il semblait savoir ce qu'il faisait. C'était assurément le cas. Ce n'était pas la première fois qu'il était coincé dehors en pleine tempête. La première chose à faire, leur trouver un endroit où ils ne seraient pas le point le plus haut, question de ne pas attirer la foudre sur eux. Il fallait aussi éviter les arbres isolés, et les cours d'eau à tout prix. Ils pourraient toujours retourner à l'avion une fois l'orage passé et voir ce qu'ils pouvaient y récupérer qui pourrait leur être utile, mais pour l'instant, valait mieux s'éloigner de cette source conductrice.

« Suis-moi bien mais garde quelques mètres de distance. Essaie d'éviter les trop grandes enjambées; quand la foudre tombe, il se forme un champ électrique autour de son point d'impact. Plus tes pieds sont écartés l'un de l'autre, plus tu risques d'être traversé par le courant. Touche pas les arbres, non plus. »

Il ne mit pas de temps à les mener jusqu'à un endroit qu'il semblait juger sécuritaire, autant qu'il puisse l'être. Les arbres qui les entouraient semblaient tous relativement de la même hauteur, il n'y avait pas d'eau à proximité et ils ne seraient certainement pas aussi exposés qu'à d'autres endroits. Zek s'y installa alors, intimant Charlie à adopter la même position que lui alors qu'il s'acroupissait, ses deux pieds collés étant son seul point de contact avec le sol. Croisant ses bras sur ses genoux, il poussa un nouveau soupir, appuyant sa tête dessus et marmonna:

« And now ... We wait. »

Et s'il faisait tout ça, ce n'était pas forcément par gaieté de coeur ... Il ne voulait seulement pas le voir crever non plus. Manquerait plus que ça, le gamin est foudroyé et son avion est kapput, il aurait l'air fin ... M'enfin. Tant que Charlie ne faisait pas de bêtise et se tenait tranquille et immobile, ça devrait aller ... Pour l'instant, Zek se contentait d'appliquer la règle 30-30 de temps à autres, et bien qu'au bout de quelques minutes il finit par compter 26 secondes entre l'éclair et le coup de tonnerre qui s'ensuivit, c'était encore beaucoup trop près.

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MessageSujet: Re: Zek n' Charlie    Lun 4 Juin - 0:13

Il observait l’homme, dans sa propre contemplation des dégâts, regrettant aussitôt son petit commentaire de deux petits mots. Après réflexion, il en conclu qu’il aurait mieux fait de se taire. Il n’avait pas réfléchis avant de résumer à sa manière l’état de l’engin. Un simple avion pour lui, ayant oublié tout du symbole qu’il pouvait avoir pour l’autre. Il y avait sentimentalité, d’autant plus que le surnom bébé étant sorti, l’ayant si bien démontré. Il avait perdu une partie de ses histoires, ses aventures n’étant plus désormais que souvenir et non partie à remettre. Car il n’y avait certes, pas moyen de le réparer. Un désastre, rien qui ne puisse un jour re-fonctionner malgré tout le vouloir du monde. Peut-être bien que quelques pièces étaient récupérables mais sans plus. Charlie ne put que se sentir d’autant plus mal en voyant Ezekiel mains contre l’avion. Mais il était trop tard, le mal était fait, les paroles sorties. Et le voilà se méritant le plus noir des regards, accompagné de cette rudesse verbale.

En temps normal, il se serait peut-être mérité une réplique tout aussi colérique, accompagné d’un magnifique calm your tits, mais il s’agissait ici de Charlie. Cette petite boule silencieuse qui ne répliquait jamais lorsqu’il se faisait balancer un ton, des insultes ou autres par les oreilles. À la fois car il en était bien incapable, tout comme préférait-il éviter les problèmes le plus possible. Il laissait passer, ne faisant que murmurer une seconde excuse plutôt, trop coupable pour oser le regarder désormais. L’homme n’eut même pas eu besoin de prononcer ses envies de le faire taire, le blond s’en occupant bien par lui-même -enfin presque-. Et là, maintenant, il devait s’avouer qu’il aurait peut-être dû garder un œil sur l’autre. Malgré que le geste de le soulever n’avait rien de plus que cet effectif. Charlie lui, avait eu le saut tout de même, ayant cru une suite plus brutale. Telle une vengeance physique, d’un bon coup de poing en pleine figure qui sait. Il avait tout de même un homme intimidant devant lui, en colère en prime. État émotif qu’il avait d’ailleurs empiré avec ses dires.

Toutefois, son moment de stress se vit s’éloigner, alors que dans son automatisme, il avait clos les yeux pour ne pas voir le coup venir. Il faut croire qu’il y a de ses gens pas très logique dans leur moyen de défense oui. On ferme les yeux et on se recroqueville un peu. Bref, au moins il n’avait rien mangé. Pas une blessure de plus, heureusement pour lui. Il souleva une paupière à la fois, alors qu’un soulagement se fit sentir chez lui. Un hochement de tête pour dire qu’on avait compris et voilà que Charlie se transforma en son ombre. Qui se vit plonger dans un mutisme inébranlable. Pas un mot, que des signes de têtes. Et il comptait bien rester dans ce mode de muet pour éviter toute réapparition de cette colère. Si ses mots avaient eu un effet, alors son silence devrait aider les choses.

Se mettant donc à le suivre, il ne put agir parfaitement à titre de son ombre, tentant d’écouter, et de ne pas se faire trop mal en chemin. J’ai bien dit tenté, car il ne voyait pas bien parmi la pénombre, ajoutant à cela tout ce que la nature pouvait bien leur donner. La pluie battante qui ne l’aidait pas, cette traîtresse… Qui avait osée mouiller le sol, le rendant de boue et donc glissant. Et dans la presse, la tête de Charlie ainsi que son corps en entier, devait bien disparaître dans le dos d’Ezekiel alors que ce dernier parlait dans le vide de temps à autres tout en continuant son chemin. Et pour s’assurer de ne pas le perdre, le voilà qui se dépêchait, accumulant ainsi les glissades et les chutes jusqu’au point final. Il avait bien dit quelques mètres de distances, et non pas un kilomètre après tout. Il fit de son mieux pour calculer ses pas, et surtout pour ne toucher à rien. Perdant du coup, l’appuie que pouvait lui offrir les arbres. Résultant d’un Charlie recouvert de boue par endroit et qui ne manquerais pas d’empirer les bleus qu’il pressentait déjà avoir, sinon en rajouter quelques-uns de plus. Il opta pour cette même position que démontré, sans piper mot, attendant que le temps passe, pour ainsi laisser les orages se dissiper. Peut-être eux furent-ils terminés, mais c’était bien là que le début d’un petit enfer qui débuta… Après tout, ainsi pris au beau milieu de nulle part…

῭῭῭
Peut-être deux, peut-être trois jours avaient ainsi passé, le temps ne comptant plus réellement à dire vrai. Que la survie, l’espérance de trouver la porte de sortie qui les ramèneraient chez eux. Charlie avait gardé espoir, ayant suite à leur retour auprès de l’avion, fouillé de fond en comble pour y trouver toutes choses qui pourrait leur être utile. Heureusement qu’il eut depuis sa toute jeune enfance, sut développer sa débrouillardise, son côté bricoleur. Il était arrivé avec une bonne nouvelle, s’étant mangé un mur de plus de la part de l’homme bien loin d’avoir été le moindrement intéressé par ce qu’il pouvait bien apporter. Une radio qui ne fonctionnait pas, total kaputt comme tout le reste. Total kaputt comme ce sourire qui s’était dessiné sur son visage accompagné de cet espoir de la faire fonctionner de nouveau. Mais ce qui était bien avec notre jeune homme, était son côté bien buté, qui se refusait de laisser tomber son idée. Il se permettait de temps à autre de disparaître pour tenter d’arranger cette boîte. Surtout lorsqu’il se faisait trop boulet pour l’homme, ce dernier le faisant bien comprendre. Et dans ses temps-là on se tait, et on s’éloigne le plus possible pour le laisser tranquille.

Mais il semblerait bien que ce soir, une brise de douce vengeance ce trouvais dans l’air. Ou du moins, que Charlie allait passer un bien mauvais temps. Car c’était bien lui, qu’on ne laisserait pas tranquille. Déjà à cette première idée lancée, qu’il faudrait bien un jour se laver. Chose impliquant à la fois toute perte de vêtements, qui lui était hors de question, ainsi que ce fait que le fond, lui semblait être infini pour avoir tenté d’observer si elle existait dans ce point d’eau qui se trouvait non loin. Si ses pieds ne touchaient pas, il en perdait rapidement ses moyens. Quoi qu’il n’en eu jamais, puisqu’il ne savait comment jambes et bras se devaient de fonctionner dans un milieu aquatique. Tous deux éléments ne faisant pas bon ménage, alors là pas le moins du monde. Le jeune homme se vit habité de cette pointe de panique soudaine d’ailleurs, à ce soulignement dit, désormais près à tout pour se tenir loin de toutes idées se trouvant trop près de l’eau.

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MessageSujet: Re: Zek n' Charlie    Lun 4 Juin - 0:15

Si Zek n’avait pas encore réalisé à quel point le gamin qu’il traînait désormais avec lui pouvait être un boulet, ce serait bientôt le cas, bien plus tôt qu’il n’aurait pu le prévoir. Ils avaient à peine commencé à avancer dans la tempête qu’il sentit que l’autre avait quelques difficultés à suivre le rythme; ceci se voyant rapidement confirmé quand il sentit un corps s’écraser contre son dos, rien pour lui faire perdre l’équilibre mais il grogna malgré tout d’agacement, lui grommelant de faire attention où il mettait les pieds. Il ne lui jeta pas un regard de plus avant d’être rendus à destination, installés dans cette position qui leur éviterait le plus possible les ennuis au potentiel fatal. Ce n’est qu’à ce moment qu’il s’autorisa à fixer le plus jeune, son air empreint de découragement, ses sourcils bien froncés. Toute cette boue couvrant Charlie, signes de nombreuses chutes qu’il n’avait qu’entendues tandis qu’il était en tête, ne se retournant pas pour le voir étendu par terre, trop découragé.

Valait mieux un peu (d’accord, beaucoup) de boue que de se faire foudroyer, quand même. Ce pourquoi Ezekiel n’avait pas semblé plus perturbé ou inquiet que cela. Oui, il avait conscience que Charlie devait avoir mal partout, s’il prenait en compte le fait que le crash les avait déjà pas mal secoués et que le gamin avait ensuite subi quelques bonnes chutes. Zek lui-même avait le corps endolori et une douleur lancinante au-dessus de son œil lui rappelait la coupure qui se trouvait là. Pourtant, l’essentiel était qu’ils étaient en vie. Et qu’ils le restent. Ce pourquoi ils devaient attendre que ce stupide orage passe.

~~~

Le temps avait passé et toujours aucun signe de vie de qui que ce soit. Si quelqu’un était lancé à leur recherche, ils en mettaient du temps à les retrouver. Ils avaient au moins pu retourner à l’avion récupérer ce qui pouvait encore leur être utile, oh certes pas grand-chose mais au moins la trousse de premiers soins, un sweatshirt et une couverture, de même que quelques barres de céréales qu’il conservait en collation et qui avaient miraculeusement survécu à l’écrasement. On ne pouvait pas en dire autant du reste, l’air de Zek se faisant de marbre et son ton brusque lorsqu’un gamin tout sourire vint lui montrer sa trouvaille : les restes de la radio. Oui. Les restes. Parce que c’est ce que c’était, à ses yeux, un appareil tout aussi total kaputt que le reste de l’avion. Non, il faut dire qu’il ne s’était pas montré des plus enthousiastes et la situation entre eux était restée un peu tendue depuis ce temps. Ils semblaient toujours être dans les pattes l’un de l’autre, à se faire chier sans vraiment le vouloir; en quelque part, Zek ne faisait pas vraiment d’effort pour se montrer civilisé, mais en contrepartie, Charlie était une catastrophe ambulante et semblait constamment le chercher (probablement involontairement, il faut quand même lui accorder ça). Bref, les choses auraient pu aller mieux. Quand le jeune homme disparaissait, Ezekiel ne faisait aucun commentaire et le laissait faire à sa guise, lâchant malgré tout un « Charlie ? » au bout d’un moment, juste question de vérifier qu’il était toujours en vie et non pas inconscient quelque part après avoir trébuché sur une racine…

La nuit tombait rapidement et Ezekiel avait jugé bon qu’ils tentent de se laver un peu avant de se coucher- enfin, se laver c’est relatif, mais au moins barboter un peu dans l’eau question d’enlever le plus gros. Ils ne pourraient pas continuer comme ça des jours durant sans se nettoyer un peu de la terre et autres qui s’accrochait à leur peau et vêtements. Ce pourquoi voilà l’homme qui se leva de son petit coin auprès du feu qu’il avait allumé, prenant la direction de ce charmant point d’eau qui, à ses yeux, semblait alléchant. Il en était tout autre pour Charlie, visiblement, car sa panique se fit bien vite remarquer. Zek releva les yeux vers lui, encore penché vers l’avant ses deux mains tenant son pantalon rendu au niveau de ses genoux. Son mouvement interrompu, le dernière en l’air dans son petit boxer gris, il riva son regard sur le jeune homme et souleva un sourcil, incrédule.

« What’s up? You scared or somethin’ ? »

Oui, c’était exactement ça. Ridicule.

« Well that’s too bad, kid, but you’re kinda smelly so there’s no way you’re skipping the bath. »

Il se redressa, se débarrassant de son pantalon et l’envoyant plus loin d’un petit mouvement du pied, avant de s’avancer vers Charlie. Comme ça, presque entièrement nu, sans gêne apparente et avec surtout beaucoup de détermination.

« It’s just water, nothing bad’s gonna happen. Ya probablement quelques poissons, mais ils ont plus peur de toi que toi t'as peur d'eux... Les p'tites bébittes mangent pas les grosses! Si des sangsues s'accrochent à toi, je te promets que je vais te les enlever, même s'il serait définitivement plus drôle de te laisser te débrouiller.... »

Sans prévenir, il attrapa le jeune homme entre ses bras muscles, le soulevant sans grande peine. Bon certes il était plus solide et costaud qu'il n'en avait l'air à première vue, mais Zek avait déjà levé plus lourd. Faisant les quelques pas qui les séparaient du bord de l’eau, il lâcha un simple « You’ll be fiiiine! » en balançant Charlie à l’eau, sans plus ni moins. Bah quoi. Il fallait bien un peu le provoquer, ce gamin, question de le forcer à prendre de l'autonomie et de la virilité. Il faisait ça pour son bien, c'est tout...

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MessageSujet: Re: Zek n' Charlie    Lun 4 Juin - 0:20

Under the rain


Il y a de ces jours où rien ne va. Allant d’une mauvaise matinée, à une mauvaise journée, remplis de malchance, d’événements sans soleil, allant jusqu’aux petits détails qui n’allaient pas. Et plus le temps avançait, et plus on s’Avait pertinemment que l’on ne s’en sortirait pas malgré tout l’espérance du monde. On ne pouvait qu’attendre avec hâte que la journée se termine pour qu’une nouvelle recommence, en priant le retour à la normal. Si l’on était chanceux, la soirée était paisible, mais la chance n’était pas avec notre jeune homme, loin de là. Mais contrairement à certain qui se demanderais ce qu’ils avaient bien pu faire à la Terre pour mériter une telle journée merdique, Charlie se pris à réfléchir à tout ceci. Il avait accumulé les retards, autant dans ses travaux, dans ses études, dans ses paiements. Et il ne s’en sortait pas. Désormais tout semblait lui retomber dessus en une seule fois. En prime des accidents quotidiens qui lui était arrivés. Il aurait bien aimé s’en passer. Surtout de son front qui avait eu une envie folle et violente d’embrasser le coin de son comptoir. Heureusement, il avait l’habitude mais il aurait bien aimé ne pas avoir affaire avec un sourcil fendu. Il avait au moins l’essentiel pour ne pas être obligé d’aller faire un tour à l’infirmerie ou alors à l’hôpital rapidement.

Le nuage au-dessus de sa tête ne passant du grisâtre au noir au fur et à mesure des merdes accumulés, et il espérait simplement pouvoir rentrer chez lui sans plus ni moins. Mais il tomba nez à nez avec le propriétaire, ce dernier bien en colère. Il lui balança tout son mécontentement aux oreilles, et qu’il avait épuisé sa patience. « Nous ne sommes pas une auberge pour les gamins sans logis. » Avait-il dit. « Il faut payer. » Avait-il rajouté. Avant de lui annoncer qu’il avait pris la peine de lui-même rassembler ses affaires. Qu’un sac, le reste il s’était permis de le garder pour récupérer ce qu’il lui était dû. Et il se fit un plaisir de le mettre à la porte, le poussant ainsi dehors en lui intimant fortement qu’il serait mieux que leurs chemins ne se recroisent pas.

Charlie aurait cru que rien ne pouvait être pire en cet instant. Se retrouver sans repère. Il ne savait pas quoi faire, il ne savait pas où aller. À défaut de ne pas encore avoir su prendre sa place au cœur de cette ville. Il ne connaissait encore personne, du moins réellement. Pas assez pour aller se pointer et demander s’il n’y avait pas une petite place pour lui, pour pas bien longtemps. Un ami proche, un meilleur ami, il n’en avait pas. Il perdait son sang-froid, dans cet état de simili panique. Il ignorait ce qu’il devait faire, vers qui ou quoi aller. Il tentait de réfléchir, à un endroit où il pourrait au moins passer la nuit. Sans qu’un policier ne vienne le menacer avec sa matraque. Il ne serait pas surpris de de suite, tomber sur un bien mauvais qui n’avait besoin que de se défouler et qui serait sans doute sans pitié.

Il prit un moment, pour calmer ses songes, pour simplement réfléchir à ses possibilités. Le temps passa, la pénombre gagnant de plus en plus le ciel, accompagné de ses nuages menaçant. Il se prit à penser à sa mère, à celle à qui il avait mentit. Non pas sans regret, simplement car il ne voulait pas qu’elle s’inquiète. Chose qui serait arrivée si seulement elle avait appris la vérité derrière ses faux dires. Qu’il arrivait à tout payer, que ses études allaient bien, qu’il avait réussi à se faire à cette nouvelle vie sans trop de difficulté. C’est alors que sa bulle, lui fut brutalement arraché alors que la pluie se mis à tomber. Et pas rien qu’un peu, le voilà bien trempé en peu de temps, ne faisant que le pousser un peu plus profond dans sa détresse. À bout de nerfs, à bout d’espoir, il restait planté là, avec plus qu’une seule envie et c’était bien celle de tout abandonner. Il se disait que peut-être était-ce un signe ? Qu’il se devait de partir, et de suivre cette seule envie l’habitant. Rentrer chez lui. Il ne voulait plus que cela, retrouver sa maison, à la recherche d’un instant de paix, lorsque tout allait bien, lorsqu’il avait quelqu’un sur qui compter, à qui parler. Ce besoin qu’il ne pouvait pas combler et qui le poussa ainsi à marcher, en espérant trouver un moyen de rentrer. Commencer par un appel ne serait peut-être pas une si mauvaise chose.

Alors il marcha, encore et encore, en oubliant la pluie, déjà trempé jusqu’aux os de toute manière. Jusqu’à ce qu’il trouve une cabine téléphonique. Il ne lui suffisait plus que d’appeler. Sans plus réfléchir il composa le numéro, attendant quelques secondes, et figea complètement à l’ouïr de la voix qu’il connaissait tant. Il se surprit à ressentir une boule dans la gorge et dans l’estomac, coupant court à ses mots. Il n’arrivait pas à parler, une crainte l’habitant. Il ne voulait pas, surtout pas, créer une grande déception chez elle. Et elle le serait, du moins en était-il convaincu. Que son fils passe pour un lâche, abandonnant ses rêves par la faute d’une bien mauvaise passe. Il ne répondit pas aux « Allô? » répétitif entendu. Il se contenta de raccrocher, restant dans la cabine, soupirant. Il se mit à observer les alentours, attendre que la pluie passe dans la cabine ne lui semblant pas être une si mauvaise idée. Et c’est alors que son regard croisa la rue, les logis présents. Il se souvint alors de cet endroit, de l’être qu’il connaissait habitant tout près. Tout juste devant la cabine à dire vrai, de l’autre côté de la rue. Il s’était dit qu’il n’avait rien à perdre, retrouvant un peu de son espoir perdue. Il préférait taire cette voix qui lui disait de ne pas y aller, et ses images de l’accident, des aventures cauchemardesques vécues en sa compagnie. Il n’était ni complètement con, ni complètement aveugle, voyant bien souvent les mots boulet sortir du regard de l’homme qui l’avait ainsi observé. Mais il souhaitait que peut-être, ne le détestait-il pas tant que cela? Essayer, il se devait de le faire.

Alors il fonça, accompagné du peu qu’il avait pour cogner quelques coups à la porte, patientant. Et lorsque cette dernière ouvra, ont pu y voir un Charlie des plus misérables, désespéré, de son regard de chien battu, presque suppliant. Il n’allait pas, c’était évident et il avait grandement besoin d’aide.

« H-hey… I’m sorry to bother you. But… I’m in some big trouble right now. They kicked me out… I’ve couldn’t be able to pay the apartment. I know it’s not your problem, and I’ll understand if you say so. I was just wondering if you could.. Maybe help me a little? I won’t be trouble I promise. You won’t even notice me. I’ll stay quiet, I’ll find a job quickly and leave you alone. Or maybe just… Do you have a little place for me? Maybe just for the night it’ll be okay. Or maybe not… I.. I’m sorry. »

Il avait tout débité, s’excusant évidemment car il était bien persuadé qu’il le dérangeait au plus haut point. Il commençait déjà à regretter d’être venu, n’osant plus le regarder, pris dans son malaise et sa honte plus que flagrante. Et malgré tout il comprendrait, si la seule chose auquel il aurait le droit serait cette porte refermé.

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MessageSujet: Re: Zek n' Charlie    Lun 4 Juin - 0:28

Toc toc toc

Zek fut tiré en un sursaut de son sommeil, plissant les yeux et jetant un oeil autour de lui. Le salon, endroit où il s'était visiblement endormi sans réaliser. Il était contorsionné dans une position un peu étrange qui déclencha des douleurs dans son corps entier dès qu'il entreprit de se redresser; ses cheveux, bien que courts, étaient étrangement aplatis sur un côté et ébouriffés de l'autre, bonjour coupe du matin alors qu'il était pourtant à peine passé minuit ... Il avait dormi tout croche, point. En plus d'avoir subi un réveil désagréable, mais qui frappait chez les gens à une heure pareille!?

Se remettre debout fut un peu pénible, il faut croire que la journée avait été drôlement épuisante, il était crevé. Pourtant, maintenant qu'il était réveillé, il était fort possible qu'il ne parvienne pas à retrouver le sommeil d'ici une heure ou deux, merci à ce connard qui se tenait devant sa porte. Si c'était un gamin qui se moquait de lui, il lui courrait après et le lui faisait regretter, juré. Pire encore, il appelait ses parents et lui foutait la honte de sa vie. Après l'avoir menacé un peu et brutaliser contre le mur, oh à peine, juste assez pour lui faire peur, un peu. Le voir balbutier des excuses comme ce boulet de gamin -Charlie? .... Ouais, Charlie- avait si bien su le faire pendant leur survie en forêt. Il adorait les voir patiner dès qu'il se montrait un minimum imposant.

Ezekiel prit un instant pour s'étirer, faisant craquer son dos et grimaçant brièvement avant de prendre la direction de la porte. Il n'y voyait rien, dans la pénombre, tant et si bien qu'il manqua trébucher une ou deux fois avant d'enfin allumer les lumières, grognant à la soudaine puissance aveuglante de ces saloperies. Oh, elles n'étaient pas si fortes, mais il était de mauvaise humeur et venait tout juste de se réveiller, il faut lui laisser une chance. Déjà qu'il est chiant au naturel. Toujours est-il qu'il parvint à la porte et mit la main sur la poignée, songeant un bref instant à ne pas répondre, tiens. À coup sûr, il n'y avait plus personne, le gamin avait fuit et était désormais tapis quelque part à l'observer, prêt à se marrer dès l'instant où il ouvrirait la porte pour découvrir qu'il n'y avait personne. Han. Il ne lui donnerait pas satisfaction! .... mais peut-être étais-ce important ? Les visites ou les appels, à des heures pareilles, c'est porteur de mauvaise nouvelle, non? Une annonce de décès, d'accident, un truc grave de ce genre... Oh et puis zut. Il avait fait l'effort de se lever et marcher jusqu'ici, aussi bien ouvrir.

C'est l'air encore un peu endormi que l'homme se présenta à Charlie. Les cheveux toujours dans ce même état ridicule, torse et pieds nus, vêtus d'un unique pantalon de coton accroché à ses hanches définies, il posa sur le jeune un regard en apparence vide. Pendant quelques bonnes secondes, il sembla sans réaction, puis enfin son regard se fit plus clair et ses sourcils se froncèrent légèrement, reconnaissant l'être misérable qui se tenait sur le pas de sa porte. Eh bin ça alors. La prochaine fois qu'il pensait à Charlie, il ferait mieux de toucher du bois, au risque de le voir soudainement débarquer de nulle part! Avant même qu'il ne puisse dire quoi que ce soit, le moulin à parole était en marche, le bombardant d'informations et de beaucoup trop de mots pour l'heure tardive qu'il était et son état actuel. Il n'en fallu pas plus à Zek pour s'appuyer contre le cadre de porte, les hanches dans une position invitante qui laissait descendre d'un centimètre le pantalon de pyjama qu'il portait, à la limite de l'indécent. Sa tête trouva aussi appuis et il croisa les bras, son air désormais plus perdu qu'autre chose. Parmi tout ces mots, il avait cru comprendre le gros de l'histoire, notamment le fait que Charlie s'était fait mettre dehors de son chez-lui et se cherchait un toit pour la nuit ... ou pour plus longtemps encore. Probablement plus longtemps. D'accord... Ouais... Non.

Les secondes s'éternisèrent. Le silence était tombé entre les deux, se faisant plus long et plus lourd alors que Zek continuait de le dévisager sans grande réaction, battant simplement des paupières une fois ou deux, comme sous le choc. Enfin, il déclara avec une mine étonnée, après une bonne minute:

« Ah. Parce que t'es vraiment sérieux? »

Il sembla se renfrogner presque aussitôt, s'écartant du cadre de porte et frottant le bas de son ventre d'une main, avant de simplement glisser celle-ci dans son bas de pyjama. Quelques secondes, et on ne veut pas savoir ce qu'il y faisait, ce qu'il pouvait bien gratter, c'est un homme et les hommes parfois c'est nasty, period. Toujours est-il qu'il semblait maintenant nettement considérer l'option de refermer la porte au nez de ce pauvre gamin avec un bien senti "Va te trouver des amis" ou "Reviens à une heure normale et on en reparlera". Au final, une fois la main sur la fameuse porte, il s'arrêta, poussant un court soupir. Il semblait déjà plus réveillé qu'un peu plus tôt, constatant la température bien maussade à l'extérieure et l'état actuel de Charlie. Alors là à coup sûr, avec sa malchance, il allait attraper la crève à être ainsi trempé dans la fraicheur de la nuit... ou carrément tomber sur des gens mal intentionnés, et c'est son corps qu'on retrouverait au petit matin ...

D'accord, ces pensées faisaient legit froid dans le dos, on change de sujet.

« You really don't have anywhere to stay, do you....»

C'était plus une affirmation qu'une question, alors qu'Ezekiel réalisait l'ampleur de la situation. Le sort entier de ce gamin reposait actuellement sur ses épaules, sur une simple décision de sa part: le renvoyer à la rue alors qu'il était si désemparé et en mauvaise position, et d'où il lui serait bien difficile de se remettre sur pieds et sur le droit chemin; ou alors, l'accueillir chez lui pour un temps, question qu'il se remette d'aplomb et que les choses s'arrangent pour lui. Au final, c'était presque devoir choisir entre l'épargner ou le condamner, et vu comme cela, le choix se faisait beaucoup moins difficile.

Il était peut-être chiant, mais pas complètement sans coeur.

« Mais allez reste pas là avec ton air piteux, entre... »

Comme pour appuyer ses dires, il le prit par l'épaule et l'attira à l'intérieur, refermant la porte derrière lui avant de lâcher un grognement. L'eau, sur son tapis. Rappelez-lui pourquoi ce gamin était un vrai boulet, déjà...

« Don't try to be cute and promise me things you can't make happen. You'll definitely be trouble and you can barely shut up sometimes, so quiet my ass... But yeah, I guess you can stay for a while, you just got to stop saying you're sorry or I'll go crazy after two days. Don't start with that shit again. »

Son pouce alla effleurer brièvement le sourcil de Charlie, constatant qu'il semblait y avoir eu un certain ... accident, pour que celui-ci soit ainsi fendu. Remarque, ça aurait pu être bien banal, on ne sait jamais avec ce gamin.
Soudain, Ezekiel fronça le nez, lui jetant un regard agacé.

« Tu sens l'chien mouillé, c'est pas des blagues... Un bain s'impose... »

Hop, sans rien ajouter, sans aucun avertissement, le voilà qui soulevait Charlie en poche de patate et le traînait vers la salle de bain avec une toute nouvelle détermination. Il voulait bien lui accorder une chance, le laisser squatter son chez-lui pendant quelques temps, mais certainement pas s'il était trempé et dégoûtant et sentait ... cette odeur typique de mouillé pas très agréable qui s'installe après un moment. D'ailleurs, sa décision semblait claire et précise, alors qu'il assoyait Charlie sur le bord du bain; il ne s'en tirerait pas avant d'être tout propre. On ouvre l'eau, on fait couler un bain chaud et on passe à l'étape la plus difficile: dénuder ce petit con. Parce que oui, Ezekiel avait cru remarquer son complexe immense au niveau pudeur. On ne faisait pas plus timide que Charlie en ce qui a trait à son propre corps dénudé, il était probablement hors de question qu'il dévoile plus de peau que nécessaire à l'instant même, mais bien sûr Zek ne lui laissait pas son mot à dire. Il va sans dire qu'il avait la force et la carrure pour forcer un peu le jeune homme s'il le fallait, et non, se débattre ne lui serait d'aucun recours dans la situation actuelle, où notre mutant lui ... arrachait ses vêtements trempés de sur le dos. Allez hop, les pantalons et les sous-vêtements compris, Zek avait après tout lui aussi un truc entre les jambes, il sait ce que c'est, il se l'est déjà taponné, rien de nouveau ici et on peut passer à autre chose. Hop, dans le bain.

Inutile de dire que Charlie finit bel et bien assit dans l'eau, peu importe ses protestations et ses tentatives de s'échapper. Zek n'en démordait pas et lui avait déjà répété que merde, il n'y avait vraiment pas de quoi être aussi gêné, un corps tout nu c'est qu'un corps tout nu et voilà quoi ! Oh. Peut-être bien que la menace de « Si tu continues de chialer, je te montre le mien » était sortie ... Non mais. Ya pas de quoi en faire tout un plat. Au final, c'est avec les mains étonnamment douces de Zek frottant ses cheveux pleins de shampoing que termina le jeune homme... il s'était probablement attendu à autre chose en allant frapper à cette porte, il faut dire. Reste qu'Ezekiel, il le préférait quand il était moins pouilleux. Tout aussi adorable, mais définitivement plus propre.

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MessageSujet: Re: Zek n' Charlie    Lun 4 Juin - 0:30

Il s’était permis un regard alors que le silence s’allongeait, sentant soudainement son cœur battre la chamade. Et cette bonne minute sans mots, passa presque en un éclair, alors que lui s’était pris à perdre son regard sur l’homme. À croire que ce n’était pas la première qu’il avait cette forme d’absence. Pris entre admiration et désir. Rien qui ne puisse lui-même comprendre, du moins pas encore. Son regard se fit tout autre, jusqu’au moment où le silence fut brisé. Il regretta aussitôt d’avoir suivi cette main, son nez se plissant presque dans l’instant même de ses petits plis qui démontrait bien son dégoût. Il aurait pu se retenir non? Décidément pas. Le tout ne durant que quelques secondes tout aussi bien.

Et toujours il attendait se sentant peu à peu, de plus en plus plonger dans le regret. Il réalisait que cette idée avait été en partie un énorme coup de tête, plutôt qu’une réflexion bien songée. Il le sentait bien, encore une fois, ce poids qu’il était cet homme ayant le don naturel de le lui faire sentir. Il avait été à un cheveu, de balbutier de nouvelles excuses avant de tourner les talons et vite quitter. Et certainement glisser dans cette tentative pour s’ouvrir le crâne sur le ciment mais détails. Ses mots pensées ne purent sortir, car il se tut, à l’ouïr de la suite. Un hochement de tête en réponse à cette réponse, qui vint lui tirer un air encore plus misérable si possible à cette réalisation. Il avait beau tenter de réfléchir, il n’avait vraiment nulle part où aller, nulle part où rester. S’il lui offrait un non, il lui offrirait ainsi la rue, sa seule porte se trouvant tout juste devant lui. La première comme la dernière, avant qu’il n’ait d’autres choix que de trouver le moyen de disparaître de cette ville. Il faut croire qu’il lui était un peu plus difficile qu’il en avait été l’air, de bien s’y faire à cet endroit, de nouer des liens. Du moins autre que simples connaissances.

Son destin fut toutefois changé, se poids un peu plus allégé. Alors que son corps quittait la pluie pour un endroit plus sec. Le soulagement, cette grande reconnaissance qui prenait tout le dessus. À croire qu’il en avait presque oublié le côté boulet. Pas bien longtemps toutefois. Même pas le temps de prononcer ses remerciements, il se mangeait ce mini savon. Le pire c’est qu’il avait raison. Il n’avait pas besoin de se faire rafraîchir la mémoire à ce sujet. Ayant été resté bien marqué des événements passés. Il serait certainement riche aujourd’hui s’il avait reçu un dollar à chaque excuse prononcée. À croire qu’il était vachement doué pour l’agacer, pour accumuler les incidents, les gaffes, les nerfs usés de monsieur, ainsi que ses moments où il se mettait en machine à paroles. Et le tout c’était toujours terminé en vague de pardon. Lui qui s’excusait toujours, trop oui.

« I-Huh… Sorry. »

Son regard se fit plus gros, sous cette réalisation qu’il venait de merder, de faire exactement ce qu’il ne fallait pas, s’empressant de balbutier de nouvelles excuses.

« Oh....Sorry for saying sorry. I mean huh-- »

Il se tut, gêné de s’enfoncer un peu plus dans cette gaffe verbale. Arrêter avec que le cycle ne s’enchaîne était certainement une bonne idée. Quoi qu’il était déjà un peu trop tard. Et puis il était concentré sur autre chose en cet instant, pris dans l’inconnu, de cette bien courte et petite douceur de l’instant. Brutalement sortir de sa petite bulle, goûtant pleinement au traitement que lui avait réservé Ezekiel. Ses yeux énormes, pris de surprise on pouvait bien le dire, le son accompagnant le tout et le voilà ainsi transporté. Bon d’accord pour le bain, limite d’accord pour le transport aussi -ce n’était pas comme s’il allait vraiment s’en plaindre- puisque cela évitait de tremper le plancher. Pour le reste par contre, alors là pas du tout. Quoi de plus évident. Charlie étant Charlie, égalant à la pudeur extrême. On ne pouvait imaginer à quel point il aurait aimé le voir gentiment quitter pour qu’il s’occupe du reste. En barricadant bien la porte évidemment. Mais il restait, arrangeant l’eau et… Sans perdre plus de temps.

« Z-Zek..? »

Coincé. Il était complètement coincé, il avait beau vivement dire « M-mais je suis capable de m’arranger tout seul ..! » avec ce ton paniqué, rien à faire. Il comptait bien se débattre, en vain. Il avait même empiré son cas, ses vêtements ainsi brutalement enlevé alors qu’il ne pouvait plus vraiment bouger. En moins de deux il se transforma en Adam, et en tomate. Ou plutôt étais-ce un homard. Rouge, vif, de la racine de ses cheveux s’étendant loin sur ses épaules. Il en avait même les larmes aux yeux, tellement cette gêne lui était insupportable. De celle qui vous donnait limite envie de vous tirer une balle dans la tête, de vous cacher dans un bunker pour ne plus jamais y en ressortir. Mais puisqu’il n’avait pas d’arme, il vota pour la cachette, et assez vite merci, ramenant ses genoux contre son torse, les serrant de ses bras, enfouissant sa tête dans tout ceci.

« Je suis juste trempé pas handicapé…! »

Il devait chialer, malgré tout ce qu’Ezekiel pouvait bien lui dire. Pas comme s’il était le premier à lui dire ce genre de chose. Facile à dire, mais il n’y pouvait rien. C’était son corps, qu’il tenait toujours autant à cacher le plus que possible. Alors complètement nu, on oublie. Mais il se tut. Ou presque. Ne rajoutant qu’un « Espèce de cornichon… » d’une toute petite voix malgré la menace. Pour ce qui était du reste, il se plaisait à le maudire à sa façon, dans sa tête. Et un peu lui-même tout aussi bien. Buté et boudeur à son plus haut point, nul besoin d’un dessin pour y voir un gamin qui lui en voulait terriblement en cet instant. Nous pouvons affirmer qu’effectivement, il ne s’attendait pas à une telle tournure en venant ici. Mais peu à peu, il se laissait emporter par ces mains étrangement douces. Il se calmait doucement, lui, et non pas ses rougeurs. Et en moins de deux, il ne semblait plus lui en vouloir autant, alors que ses épaules se firent moins crispées. Car il lui fallait profiter de cet instant en or, Ezekiel faisant preuve de douceur étant bien un spécimen rare. Du moins dans son cas, il ne savait pas pour les autre hum.

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MessageSujet: Re: Zek n' Charlie    Lun 4 Juin - 0:31

Voilà. C'était officiellement commencé. Mode boulet, le retour. Pauvre gamin, quand même, en quelque part ce n'était pas vraiment de sa faute, mais tout ce qu'il faisait ou disait semblait mal se terminer pour lui ou lui attirait les foudres- celles de Zek, principalement. En même temps, on ne peut pas dire qu'Ezekiel ne l'avait pas averti de ce qui le mettait en rogne- il avait été très clair au sujet des excuses abusives -d'ailleurs Charlie était venu ici en toute connaissance de cause, en sachant bien que cet homme qui allait le prendre chez lui avait un sale caractère! Les deux étant conscients de ce que la situation actuelle impliquait, de même que du défi que représentait l'autre, ils pourraient forcément en venir à un certain accord afin d'éviter au maximum les conflits inutiles et enfin ... S'assurer de ne pas être sans les pattes de l'autre. Ou pas. M'ouais, ils ne pouvaient probablement pas, ils étaient trop doués pour se faire chier mutuellement en un sens, ça ne tiendrait pas longtemps cet accord... De toute façon, c'est à Charlie de s'adapter quoi, Zek ne ferait pas d'efforts pour lui ... Huh éè

Ne rien répliquer suite à la petite maladresse et les nouvelles excuses bafouillées avait été la meilleure attitude à adopter. Commencer à s'obstiner après deux minutes, Zek pouvait bien s'en passer, principalement à cette heure. Il était tout juste réveillé et aurait souhaité pouvoir éviter ce réveil inattendu ... Au moins le pire serait évité si Zek se contrôlait et ne s'emportait pas pour des stupidités. La prochaine fois il lui mettrait du tape sur la bouche tiens, pour le stopper dans sa litanie d'excuses pour un tout et pour un rien. Nul besoin de s'énerver, seulement d'employer les bons moyens pour le faire taire efficacement, sans dispute. En plus du malin plaisir à arracher le bout de collant par la suite, et partir avec le poil au-dessus de sa lèvre supérieure ... Mehehehe. À voir. Pour l'instant, il avait passé outre. Il avait à se concentrer sur plus important de toute façon, notamment empêcher Charlie de le fuir. Et non, ce n'est absolument pas un bref rire qui lui échappa aux paroles lancées à son intention, les protestations et son nom prononcé ainsi avec surprise ne l'amusaient surtout pas, c'est, hum ... Il avait un chat dans la gorge. Ouais.

Handicapé physiquement, Charlie ne l'était peut-être pas, mais socialement par contre, il avait clairement quelques difficultés. Pas que Zek était très bien placé pour parler, avec son attitude il n'accumulait pas tellement les amis, mais la différence était bien que lui ne faisait aucun effort et n'en voulait de toute façon pas, alors que le petit bisounours actuellement assis dans le bain aurait bien voulu développer plus que de simples connaissances. Bah. Charlie l'avait bien, lui, en tant que ... Qu'ami? Certainement plus qu'une simple connaissance, à tout le moins, après tout ce qu'ils avaient partagé, une suite d'expériences plus ou moins agréables (pour Charlie) et d'engueulades avec en prime beaucoup de découragement (du côté de Zek) et enfin ... Ouais. Ils étaient probablement potes, à quelques détails près. On essaie pas de tuer ses potes. Pour sa défense, il avait pas voulu le noyer, simplement lui faire comprendre que l'eau n'était pas si dangereuse, et euh, bah, elle l'était, pour lui, apparemment. Eh. D'accord, c'était pas l'ami optimal, Zek était un trou de cul, mais au final si le jeune était dans la merde, Ezekiel était là... Comme à l'instant, où il venait d'accepter de lui offrir refuge. Il avait beau se plaindre, il n'était pas cruel au point de l'abandonner. C'était son petit boulet à lui. Faut dire qu'il pimentait son existence, ce qui n'était pas forcément une mauvaise chose, en plus de mettre sa patience à l'épreuve. Un peu de pratique, ça ne fait pas de mal, non?

Un sourire fut arraché à Ezekiel à la soudaine insulte ridicule. Toujours aussi bien incapable d'user de mauvais mots, ce gamin. Si au départ ces répliques idiotes et peu menaçantes décourageaient Zek et lui faisaient rouler les yeux, voire se dire que Charlie n'était décidément pas très mâle ... Il leur trouvait désormais un petit côté attachant qu'il se gardait bien d'avouer. Pourtant, ses lèvres le trahissaient, esquissant ce sourire, le laissant ensuite répliquer un petit « Shadap, gummy bear... » d'un ton où perçait une douceur inhabituelle. Ses mains frottaient toujours les cheveux blonds, sentant enfin Charlie se détendre un peu. Il était toujours aussi rouge et cela ne manquait pas d'amuser et exaspérer Zek à la fois, alors qu'il constatait jusqu'à quel point les rougeurs pouvaient s'étendre le long de son cou, à ses épaules, pour un truc qui lui paraissait aussi bête. D'ailleurs, il avait réussi à le relaxer un peu, il pouvait lui épargner plus de torture pour l'instant...

« Je te laisse t'occuper du reste, je vais certainement pas te laver le weewee. If you need clothes, just let me know, I might have a t-shirt and a pair of sweatpants for you... They'll probably fit, you're kinda buff. I don't know, just ask if you need anything. »

Sur ce, il se releva de sa position agenouillé aux côtés du bain et se frotta un peu la nuque. Un truc à ajouter? Non, il avait fini ici, il pouvait laisser un peu d'intimité à Charlie désormais. Il quitta donc la pièce en refermant la porte derrière lui, poussant un soupir en prenant la direction de sa chambre. Il n'avait rien de spécialement organisé pour que Charlie puisse dormir, mais cela ne sembla pas lui traverser l'esprit puisqu'il se laissa simplement tomber en travers de son lit, la fatigue le rattrapant tranquillement. Peut-être ne mesurait-il pas encore l'ampleur de la décision majeure qu'il venait de prendre, comme ça, aux petites heures du matin... Oh, il le saurait bien assez vite lorsque son cerveau procéderait que Charlie s'installait réellement, pour un petit moment du moins.

« Il va p'têtre s'noyer dans le bain ... J'devrais jeter un oeil ... »

Que de marmonnements, alors qu'il sommeillait déjà à moitié ... Eh. Il voulait juste pas sa mort sur la conscience, okay. Puis ça faisait un moment, qu'il était là, non? Au moins cinq minutes.... Bon. Il attendrait un peu, lui donnant le bénéfice du doute, osant croire qu'il pouvait terminer de prendre un bain sans que rien de grave n'arrive.
Il pourrait l'installer sur le tapis au bout du lit ...

... Ça compterait comme de la maltraitance? x.x

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MessageSujet: Re: Zek n' Charlie    Lun 4 Juin - 0:32

C’était toujours et encore la même histoire, entre sa tête et son cœur. Ce dernier qui embrouillait ses pensées, le faisait espérer un peu en vain. Et lui faisait faire ces coups de têtes. Comme celui qui l’eut amené au pas de cette porte, plus guidé par cette petite chose qui débattait toujours un peu trop vite parfois. Pour un regard posé, un geste, des paroles plus douces. Peut-être espérait-il, sans jamais oser complètement s’envoler trop haut avec ses petits nuages plutôt brumes. La cause même de ses embarras, de ces moments où il s’emballait trop, croyant voir une porte ouverte, alors qu’il s’agissait d’un mur de brique au bout du chemin. Un peu trop tard, le réalisait-il, une fois qu’il fonçait dedans à pleine vitesse. Il faut croire qu’il en avait doucement prit l’habitude au cours de ses aventures avec Ezekiel. Il s’avait certes, à quoi s’attendre. À cette même histoire, il se voyait déjà. À croire qu’il n’en pouvait rien, au final. Était-ce son côté buté? Ou alors ambitieux? Qui s’était mis en tête de garder espoir, de s’accrocher, à cet homme qui malgré tout ce qu’il pouvait bien lui dire ou lui faire, avait gagné sa place. Il se disait que peut-être un jour les choses seraient différentes ? À force d’apprivoiser, d’apprendre à connaître. Qu’il finirait par calmer le feu qu’il était. Ou pas… Mais il préférait ne pas y penser. Simplement oublier, ce sujet que lui-même ne comprenait pas totalement. Il le vivait, tout simplement, et tentait d’y survivre.

Il était encore replongé dans son habituelle petite brume, ayant cette chance d’avoir un spécimen auditif assez rare. Pas comme s’il avait véritablement l’habitude de l’entendre rire hein… Plus grogner et lui lancer des mots bien directs à dire vrai. Hum. Mais étrangement, pour cette fois, il avait tout de même eut droit à ce tout autre ton, plus agréable, et dont le fait de se taire, ne se ferait pas tant dans l’obligation. Enfin, il se comprend.

Et s’il avait cru ne pas pourvoir devenir encore plus rouge, eh bien il venait d’avoir complètement tort, sentant une nouvelle bouffée de chaleur gênante venir l’envahir. Suivit de ce soulagement, qui ne put être complet que lorsqu’il fut certain du départ de Zek. Marmonnant dans sa barbe : « I wouldn’t allow you to touch it anyway… » Et là, il aurait certainement mordu s’il avait osé tenter de le déplier. Il n’en ferait rien, rien de plus que de se relaxer enfin, laisser toute la pression s’évader, pour reprendre sa teinte de peau plus naturelle. Avant de se mettre à la tâche, les détails exclus bande de pervers. Il était seulement à noter que pour éviter de le regretter, il fit bien attention de ne rien manquer. Des plans pour que Zek se plaigne et s’occupe lui-même de bien le laver comme il le fallait, avait-il craint. On ne lui laissera pas la chance, voulez-vous? Charlie en tout cas, ne le voulais certainement pas.

Voilà qu’en sortant enfin du bien, tout propre tout bien rincé, il réalisa que la seule chose potentielle de le recouvrir en ce lieu, était qu’une simple serviette. Il avait observé ses vêtements, levé le nez dessus en se disant que c’était certainement la pire des idées qu’il aurait pu avoir. Il vaudrait mieux les oublier, sous peine de redevoir tout recommencer. Il se sécha que brièvement, rapidement, attachant bien comme il le fallait et même plus, cette serviette autour de sa taille. Croisant ses bras pour tenter de cacher le reste, faute d’être pudique tel qu’il était. Et le voilà partit à la recherche d’Ezekiel, n’osant rentrer que sa tête dans la pièce pour voir s’il y était, le corps suivant pour la prochaine qu’une fois qu’il fut certain qu’il n’y était pas, avant de tomber dans la chambre. Il ne passa que sa tête dans le cadre de porte, retrouvant un peu de ses rougeurs au niveau des joues à la vue de l’homme.

« Zek… ? Est-ce que ton offre est… Toujours valide? » Eut-il dit, regardant vers le bas pour remonter, petit signe qu’il n’avait absolument rien à mettre.

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MessageSujet: Re: Zek n' Charlie    Lun 4 Juin - 0:33

D'accord, il dormait. Non mais il fallait s'attendre à ce qu'il se rendorme, à une heure pareille! Il s'était étendu sur son lit, mauvaise idée dès le départ il faut l'avouer, et l'attente pourtant assez courte avait eut raison de lui. Il n'eut donc aucune conscience de la recherche de Charlie au travers de l'endroit, en simple serviette. Heureusement pour le jeune homme, d'ailleurs. Pourtant, il fallu bien qu'il se réveille un jour, son nom prononcé et le léger grincement de la porte au moment où Charlie dû bien l'écarter pour passer sa tête à l'intérieur, le tirèrent de son sommeil. Un grognement lui échappa alors qu'il se redressait plutôt rapidement, comme en sursaut, avant de pousser un soupir et frotter son visage de ses mains. Gawd... Il en avait déjà marre.

Étouffant un bâillement, il tourna la tête en direction de la porte, s'attendant à voir Charlie, oui ... mais certainement pas dans une telle tenue. D'accord, il n'y avait bien que sa tête de passée dans le cadre de porte, et une très mince partie de son torse, mais il était assez aisé de remarquer qu'il ne portait... aucun vêtement. Ceci expliquant le certain délais entre les paroles de Charlie et la toute première réaction d'Ezekiel- non, son état ensommeillé n'y était pas pour grand chose, vraiment. C'est juste dû à un Charlie presque tout nu, on va être honnêtes. Finissant par cligner des yeux et secouer un peu la tête pour se sortir de ces quelques secondes de fixation malsaine, il se leva et alla droit vers son armoire. Vêtements. Vêtements...

Charlie était tout de même plus costaud qu'il n'en avait l'air, et Zek se faisait un plaisir de le constater chaque fois qu'il voyait le gamin torse nu. Pas qu'il commentait à ce sujet, il ne voulait quand même pas le tuer sur place... avec le temps, il avait fini par comprendre la pudeur flagrante du gamin. Toujours est-il qu'à l'instant, même sa carrure que l'on ne suspectait pas sous ses vêtements, ne suffirait pas à remplir les hauts de Zek. Bah. À défaut d'avoir d'autre choix, il lui trouva bien un chandail, puis une paire de sweatpants noirs. Retournant alors en direction de la porte, il écarta celle-ci et plaça les vêtements dans les bras de Charlie sans se soucier de la quasi-nudité de monsieur et sans lui laisser de possiblité de se cacher ne serais-ce qu'un peu.

« Tiens, ça devrait faire pour l'instant. T'as faim...? J'ai envie de pancakes. T'veux des pancakes? »

Sans vraiment attendre de réponse, il prit la direction de la cuisine d'un pas traînant, l'air un peu zombie mais pourtant relativement bien réveillé. Le problème, quand on est debout au milieu de la nuit, c'est qu'on commence bel et bien à avoir faim, chose qui ne se produit pas si l'on dort comme on serait supposé. Petite collation de minuit et ensuite hop, au lit. Tiens, parlant de ça, il fallait installer Charlie quelque part...

« Le divan est tout à toi. Si tu veux fouiller dans le placard, tu devrais trouver des couvertures et des oreillers. Sers-toi et mets-toi à ton aise... »

Faire des pancakes quand on vient tout juste de se réveiller- pour la seconde fois -c'est peut-être pas l'idée la plus géniale qui soit. Zek abandonna rapidement une fois debout devant le réfrigérateur ouvert, à contempler son contenu. Il finit par soupirer et se tourner pour jeter un oeil vers Charlie.

« Nevermind. Cookies and milk ? »

Bonjour, boîte de biscuits aux brisures de chocolat, tous faits qui ne demandent aucun effort et aucune préparation, si ce n'est d'ouvrir la boîte pour en sortir quelques-uns... Zek se servit alors un verre de lait, attendant l'approbation de Charlie pour lui en verser un à son tour.

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MessageSujet: Re: Zek n' Charlie    Lun 4 Juin - 0:35

Il patientait, finissant par ne plus être apte à soutenir ce regard, reprenant quelques couleurs. Un malaise de sa part, une gêne flagrante, plus animée par cette hâte de retrouver quelque chose avec quoi se couvrir son trop plein de peau à l’air. Il avait beau avoir une serviette, c’était loin d’être suffisant, et surtout rassurant. Le pire de son état, était bien qu’il détestait au plus haut point que sa seule protection ne tombe. Il n’aimait certainement pas avoir le wewe au vent. Le simple fait d’y penser ne lui donnant que cette envie de se cacher, Charlie disparaissant un peu plus du cadre de porte. Geste bien inutile car l’ouverture se fit soudainement bien plus grande, alors que Ezekiel lui apportait ce dont il avait cruellement de besoin. Nul besoin de vous dire qu’il usa de la petite pile de vêtements pour se cacher le torse, son autre main toujours agrippée à tissu de sa taille.

Il n’eut répondit qu’un « Huh… » à cette proposition soudaine, suivant du regard l’homme avant d’aller rapido se cacher dans la chambre de ce dernier. En profitant pour se changer à vitesse grand V, tout en essuyant rapidement le reste d’humidité sur son corps. Il fut sorti en moins de deux figeant quelque peu alors que son nez avait eu cette curieuse envie d’y renifler les vêtements qu’il portait désormais. Résultant d’un Charlie avec les deux yeux dans la graisse de bine, un sourire un peu idiot. Une voix le ramena les deux pieds sur Terre, lui donnant quelques instructions alors qu’il revenait de son petit tour dans la salle de bain. Il n’était tout de même pas pour se laisser traîner. Il arriva tout juste au bon moment, alors que l’homme se retourna pour changer d’idée. L’un comme l’autre, voir rien même, aurait parfaitement fait son affaire. Le simple fait de se retrouver ici, plutôt qu’à l’extérieur était déjà beaucoup. Sans oublier sa pleine demande acceptée. Non pas celle d’un jour, mais bien celle un peu plus long, le temps de se rétablir. Et maintenant qu’il n’était plus dans tous ses états, il avait le temps de le réaliser.

« Huh.. Yeah, okay, why not..? » Avait-il simplement dit, avec son petit sourire naturellement heureux.

Ce n’était pas que grâce à cela que son air misérable et piteux avait été merveilleusement remplacer par le mieux. Mais bien par tout ce qu’Ezekiel avait pu faire pour lui. Malgré cette image intimidante et imposante qu’il avait, malgré ce fait que Charlie était bien au courant de son don pour l’agacer, il avait sût lui montrer qu’il avait eu tort. Tort de croire qu’il n’aurait subi que son mauvais côté. On aurait beau lui dire que tout de même il avait manqué lui fermer la porte au nez, Charlie n’en aurait rien fait. Car il ne l’avait pas fait, il lui avait au contraire démontré une parcelle du bon qui était en lui, lui ouvrant grandement la porte, lui offrant plus que le minimum qu’il aurait pu recevoir. Et alors qu’il se perdait dans le liquide blanchâtre versé, on put y voir cet air de grande reconnaissance se dessiner sur son jeune visage.

« Thank you… » Il releva son regard bleuté, avec cette toute autre intensité, qui laissait comprendre que ces remerciements ne concernait pas que le simple verre de laits et les biscuits. Il osa, plonger son regard dans celui de l’homme, avec tout ce sérieux, cette grande sincérité. « … For everything. » Sans rien rajouter de plus, se contentant du silence et de l’offre.
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MessageSujet: Re: Zek n' Charlie    Lun 4 Juin - 0:38

Ezekiel n'oserait jamais avouer que Charlie avait un petit quelque chose d'adorable perdu dans ses vêtements. Oh, ils n'étaient pas énormément trop grands, juste assez pour lui conférer un petit air adorable. Déjà que le pauvre gamin faisait un peu pitié ce soir - cette nuit, que dis-je - cela renforçait un peu l'impression d'égarement. Il accepta les biscuits et Zek lui en sortit d'abord deux, puis se ravisa et en ajouta un troisième, avec le verre de lait. Quelque chose s'installait tranquillement entre les deux hommes, un petit silence non pas incomfortable comme il pouvait si souvent l'être, alors que Zek disait à Charlie de se taire ou que celui-ci ressentait cette forte impression d'être un fardeau et se taisait de lui-même ... Non, j'oserais presque dire que le silence qui s'ensuivit était empreinte d'une douce complicité, d'une petite touche de chaleur. Ce fut Charlie qui le brisa, son air se faisant reconnaissant.

Ezekiel releva la tête au léger remerciement, semblant sur le point d'esquisser un sourire mais ça n'y était pas, pas encore, du moins jusqu'à ce qu'il croise le regard du plus jeune et cette fois, réellement, le sourire lui vint. Peut-être par un instant de gêne, il laissa son regard tomber sur son verre de lait, dans lequel il trempa distraitement son biscuit.

« It's nothing, really... Don't mention it » fit-il doucement, son sourire s'effaçant tranquillement.

Il releva les yeux une nouvelle fois en croquant dans son biscuit, et bonjour, il plongea directement dans les prunelles bleutées de Charlie. Directement cette fois, sans détour. Pendant quelques longues secondes, le silence perdura, le contact visuel chargé de chaleur et d'intensité n'étant pourtant pas réellement malaisant ... Il y avait quelque chose entre eux à l'instant, ils partageaient un petit quelque chose de spécial qui ne leur arrivait que trop rarement. Un peu de complicité, en contradiction avec tous les regards exaspérés et les engueulades qui parsemaient leur relation hors normes. Un connard et son gummy bear. Mais parfois, ils étaient aussi Zek et Charlie, tout simplement, sans artifice. Parfois, réellement, il y avait plus.

« ... Don't worry... »

Sa propre voix le surpris et il cligna des yeux, avant de détourner ceux-ci vers ses mains qui entouraient son verre de lait. Quelle idée stupide... Quelle mystérieuse force l'avait poussé à prononcer ces simples mots? Il aurait pu se contenter d'un regard et de manger ses biscuits en silence, non? Il avait simplement l'impression que toute cette situation pesait lourd sur les épaules du gamin et qu'il était un peu au bord du gouffre actuellement. Désemparé, à ne plus trop savoir quoi faire ou comment se sortir de ce mauvais pas. Parce qu'il faut dire, qu'il n'avait pas de job, était encore aux études et n'avait désormais plus de chez-lui parce qu'il n'avait clairement pas les moyens de le payer. De quoi mettre n'importe qui à terre, à leur faire entrevoir le pire. Il méritait pas ça, le petit Charlie. Zek avait beau se plaindre sur une base régulière, ce jeune était un bon gars, il avait de l'avenir et .... M'ouais. Zek se sentait probablement un peu responsable depuis le stage qui avait mal tourné. S'il pouvait au moins l'aider à ne pas sombrer... Mais de là à lui sortir des répliques culcul, franchement ! Et pourtant, trop tard, il avait commencé ... Désormais dans l'obligation de poursuivre, malgré son manque réel d'habileté à faire part de ce qu'il ressentait, il ajouta tout bas en osant tout doucement passer son pied contre celui de Charlie, peut-être en léger signe de douceur:

« It's gonna be okay .... »

Il se racla un peu la gorge et attrapa son dernier biscuit, le plongeant sans plus réfléchir dans le verre de Charlie avec un tout petit sourire un peu espiègle, un peu taquin. Comme pour détourner l'attention de son petit moment de faiblesse, de ses quelques mots sur un tel ton moelleux comme de la guimauve... Huh. C'en était presque écoeurant, ce que ce gamin faisait de lui ... De la vraie pâte à modeler.

« We'll figure something out.... There's always a solution. We'll find it. »

Zek engloutit le dernier morceau de son biscuit, vida son verre et se leva alors. Laissant la vaisselle sur le comptoir, il s'étira brièvement, frottant le bas de son ventre d'une main avant de soupirer.

« But right now, we should sleep on it and see how it goes tomorrow. A'right ? »

Passant aux côtés du jeune homme, il ne retint pas l'envie de lui ébourriffer les cheveux bien légèrement, dans un tout dernier geste de tendresse, d'affection, une dernière façon de lui montrer qu'il avait beau être chiant, il ne le laisserait pas tomber sur ce coup-là... Il était avec lui, quoi qu'il arrive. Charlie n'avait pas à s'en inquiéter.
Traversant la cuisine, il s'arrêta alors dans le cadre de porte, marquant une légère pause afin de jeter un oeil par-dessus son épaule:

« 'night, Charlie... »

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MessageSujet: Re: Zek n' Charlie    Lun 4 Juin - 0:38

Il vivait enfin, son premier petit moment paisible de la journée. Sans plus de stress, sans plus de tension et de cet énorme poids qui pesait sur ses épaules. Un geste pourtant si simple et douillet, lui faisait certainement le plus grand des biens. Car il lui offrait à la fois cette pause, lui permettait d’oublier tous ses tracas comme si le tout était terminé pour aujourd’hui. L’art de bien clore la boucle, plus doucement, sans qu’il n’en reste ce sentiment qui lui faisait se sentir encore mal, et dérangeant. Il y avait cette légèreté, cette complicité que tous deux pouvaient voir sans ne prononcer le moindre mot. Reconnaissant pour tout, et pour cela aussi. Ce petit changement chez l’autre, qui ne le menacerait plus de lui arracher les vêtements sur le dos avant de le plonger dans le bain. Il pouvait un peu plus relaxer, maintenant.

Des sourires échangés, naturels. Et pour une fois Charlie se tut, complètement, laissant passer les mots, et retenant les siens d’en rajouter beaucoup plus. Pour lui, ce geste qui semblait être presque rien pour Ezekiel, l’était tellement plus pour lui. Car il aurait pu lui refermer la porte au nez, il aurait pu le laisser se débrouiller, refuser d’entendre ses fausses promesses, refuser de l’accepter lui et ses grandes maladresses. Mais il n’en avait rien fait. Il lui avait offrit son toit, lui avait ouvert grandement la porte, lui avait offert plus qu’il ne l’aurait imaginé. Charlie avait pu le voir, sous cet autre angle, sous cette autre personne qui ne lui criait pas dessus, qui ne le faisait pas se sentir le pire des boulets, qui ne lui donnait pas cette envie de disparaître et de plonger dans un mutisme inébranlable. Rien n’était, ce silence étant tout autre, confortable même. Pour l’instant du moins, il fallait profiter de chaque secondes, Charlie se doutant bien que cela ne durerait pas éternellement. Ils avaient chacun leurs caractères, chacun leurs manières d’être, des opposés, des contradictions, qui s’accordait cet instant de paix en cet instant même. Mais il faut dire que peu l’importait, au fond, et que cet homme qu’il avait devant lui, il l’appréciait en son tout, en son entièreté, malgré les peines et les peurs qu’il ait pu lui causer.

Car il lui arrivait parfois, d’assister et de faire partit des moments plus doux d’Ezekiel. Et c’était bien pour cette raison, qu’il l’appréciait d’autant plus. De lorsqu’il arrivait à lui montrer cette autre partie de lui, Charlie ayant cette impression, que peut-être, il n’était pas que ce gamin qui l’énervait au plus haut point. Qu’il avait tout de même un tant soit peu une petite place dans son estime. Et surtout, qu’il était plus que cet homme empli de rudesse et de colère. Mais bon, il c’était ses propres petites interprétations, d’autant plus nourrit en cet instant, devant cette nouvelle douceur alors qu’il dégustait tranquillement la collation. Il tentait de lui faire oublier ses tracas, qui sans le vouloir, avais fait refait surface. Le temps était revenu, lui remémorer ce dans quoi il se trouvait. Qu’un unique problème parmi tous, quelque peu réglé. Du moins pour l’instant. Il ne put qu’y répondre un sourire un peu plus préoccupé, s’effaçant doucement sous ce geste taquin. Il s’accrochait, à ses dires, à cet espoir qu’il avait fait naître chez lui. Il allait y travailler, en faisant son nouveau but, et se connaissait assez bien pour savoir qu’il allait s’acharner sans relâche.

Charlie l’eut suivit du regard, se contentant d’un hochement de tête en réponse positive, se laissant prendre par ce tout dernier geste de tendresse. Son regard ancré à lui, jusqu’à la toute fin, lui souhaitant de même une bonne nuit accompagné d’un dernier sourire. Et il profita, encore quelques instants du silence, de cette nouvelle quiétude pour enfin souffler, pour enfin plus pleinement respirer, oublier. Et clore la journée, comme il eut clos les lumières, d’un dernier regard derrière lui.

Fineeey

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MessageSujet: Re: Zek n' Charlie    Lun 4 Juin - 0:40

Don't cry because it's over, smile because it happened


Il était déjà tard lorsque Zek mit les pieds chez lui. La journée avait été longue, il avait dû partir tôt et le voilà qui venait tout juste de rentrer, l’heure de manger déjà passée, la soirée entamée. Laissant ses clés sur une table basse, il se déchaussa et se traîna les pieds jusqu’à la cuisine; une assiette sur le comptoir, Charlie avait visiblement mangé et il ne semblait y avoir aucune trace d’incident… Chouette. À moins que ce soit la bouffe qui ait brûlé, ce petit con avait dû la manger quand même au final, mais eh. On ne change pas si facilement de vieilles habitudes. Déjà qu’il se battait presque avec lui pour le forcer à s’excuser moins et tenir un peu plus son bout …

Il ne mit pas de temps à trouver le jeune homme. Le salon se voyait à nouveau accueillir une tente faite maison, construite avec l’aide du divan et de couvertures, une petite cabane improvisée de laquelle émanait de la lumière. Bien que la forme sombre lui fût cachée par quelques draps, il était facile de deviner que Charlie était là-dedans; ce n’était guère la première fois et si Ezekiel avait trouvé cela plutôt enfantin au départ, il avait lentement pris l’habitude de voir ce genre de construction apparaître dans le salon de temps en temps. Secouant légèrement la tête avec un sourire, il décida de ne pas le déranger et prit plutôt la direction de la salle de bain. À coup sûr, Charlie devait être en train d’étudier, cette habitude de construire des cabanes se faisant plus marquée dans ce genre de moments, avant les examens. Il devait s’y sentir à l’aise, faut dire que l’ambiance devait être agréable et l’endroit était restreint, chaud, intime… Bah, il y avait la paix quoi. C’était original en soi et Zek n’était pas là pour critiquer, chacun avait ses façons d’étudier … Il n’aurait voulu pour rien au monde être à la place du gamin, il avait passé ces examens une fois et il était bien content que ce soit fini ! La pratique était mille fois mieux et le métier en tant que tel était une vraie passion, mais avoir le nez dans les bouquins et faire des examens théoriques, non merci.

Non. Non, il ne fredonnait pas. Zek ne fredonne pas sous la douche. Ce que vous entendez, c’est une hallucination auditive, et ce genre de trucs, ça se soigne, ‘kay. Bref. Il pourrait peut-être aller voir comment le jeune s’en sortait, une fois qu’il aurait fini ici. Il savait à quel point ces examens pouvaient sembler stressants à première vue, tant d’information à retenir et de concepts à connaître, mais ce n’était pas si compliqué lorsqu’on s’en donnait la peine. Lui-même se rappelait encore de tout, c’est bien certain faute de le mettre en pratique régulièrement, mais enfin… Ça se faisait, quoi.
Fermant l’eau et sortant de la douche, il se sécha rapidement, enfila un sous-vêtement et un pantalon de coton et sorti de la salle de bain, les cheveux encore un peu humides. Il avait pris l'habitude de se couvrir un peu plus depuis que Charlie vivait avec lui, non seulement afin d’éviter toute gêne potentielle et rougissements intenses du côté du gamin et aussi, disons, des situations plus compromettantes auxquelles il valait mieux ne pas penser. Un petit détour par la cuisine s’imposa alors, quelques minutes seulement le temps d’une brève préparation, puis voilà Ezekiel partant en direction du salon.

« Toc toc. Got any room? Think I can fit my fat ass in there? »

Petit commentaire ridicule, et depuis quand il faisait des blagues lui?
Il écarta les couvertures afin de se glisser laborieusement à l’intérieur; avec deux tasses dans les mains, ce n’était pas vraiment chose facile. Il finit par réussir à déposer les deux chocolats chauds sans encombre, tentant de se faire une petite place aux côtés de Charlie dans la cabane. Il termina couché à côté de lui, forcément plus collés qu’ils ne l’auraient dû, faute à l’espace restreint, mais il ne semblait pas s’en faire outre mesure.

« J’ai pensé que t’aimerais un chocolat chaud… Je pouvais pas étudier sans ça, alors, enfin, je me suis dit que… You know. You'd like that. »

C’était, à l’instant, carrément un aveu qu’il se souciait un minimum des études de Charlie. Aussi surprenant que cela puisse paraître, non, il ne se fichait pas de ce gamin, oui il avait tout de même à cœur sa réussite, principalement qu’il vivait sous son toit … en quelque part, peut-être s’en sentait-il un peu responsable et souhaitait le mener sur le droit chemin afin qu’il devienne- qu’il reste –quelqu’un de bien. En un peu plus viril et débrouillard, moins dangereux pour lui-même de par sa maladresse. Il n'était donc pas venu pour le déranger, loin de là, et il resta d'ailleurs tranquille quelques temps à ses côtés, en silence, à simplement le regarder avec un demi-sourire, dans la semi-pénombre. Oh bien sûr, il ne pu tenir ainsi bien longtemps, aussi il se remit bien vie à bouger.
S’étirant par-dessus Charlie afin d’attraper l’un des livres, leurs corps se retrouvèrent bien brièvement pressés l’un contre l’autre, la peau de Zek contre le haut du jeune mutant, chaleur contre chaleur, un bref instant durant avant que l’homme ne se retire, feuilletant le bouquin qu’il avait récupéré.

« Huh, I remember that shit … »

Quelques nouveaux instants, il sembla absorbé dans la lecture, prenant une gorgée de son chocolat chaud. Délaissant ensuite le livre pour plutôt reporter toute son attention sur Charlie, il passa une main brève dans les cheveux de celui-ci puis laissa son bras s’installer lourdement autour de ses épaules. Sa voix se fit plus douce.

« So. How are you doin’ ? Need any help? »

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MessageSujet: Re: Zek n' Charlie    Lun 4 Juin - 0:47

Il ne l’avait pas entendu. Lui qui, avait fait de ces mots, de cette lecture répétitive, de tout cet apprentissage, sa seule et unique concentration. Il se devait après tout, de ne pas être distrait pour un peu ou pour un rien. Et surtout pas par Zek. Cette source de distraction immédiate. Il serait bien prêt à tout lâcher pour simplement aller lui dire un bonjour tout en le questionnant sur sa journée. Mais comme il ne l’avait pas entendu, il n’en serait point le cas. Ou peut-être aurait-il pour cette fois, prit la peine de se donner une claque mentale et retourner à ses études. Elles étaient presque terminées, d’ailleurs. Que quelques pages du dernier chapitre lui restant.

Il y avait survécu, à ceci comme à sa journée. Lui qui aussitôt rentré, avait pris soin de suivre ses éternelles habitudes de lorsqu’il étudiait. À chacun ses trucs, et pour lui, créer cette tente avec l’aide du divan et de quelques couvertures, cette chose très enfantine oui, était bien ce qu’il y avait de meilleur pour lui. Rien à faire de ce que l’on pouvait bien y penser, il avait tenu son bout pour une fois, promettant de tout remettre dans l’ordre. Car autrement il n’arrivait pas à bien étudier, trop déconcentré par l’entourage. Au moins là les sons étaient amoindris, il ne voyait rien d’autre que les draps, et il était franchement bien. Il se sentait en sécurité, au chaud, qui lui rappelait un peu ce confort qu’il avait laissé derrière lui pour venir ici. Et au moins, là-dedans, il ne risquait pas de se faire mal. Le seul outil potentiellement dangereux se retrouvant à être ses bouquins. Mine de rien, une coupure de papier ça fait un mal de chien, allez savoir pourquoi. Un autre des spécimens étrange de la vie sans doute.

Un peu comme Ezekiel… Ce spécimen non pas étrange mais bien plus complexe, que Charlie peinait toujours autant à complètement comprendre. Un mystère ambulant qui sans le savoir pourquoi, pouvait se montrer sous une autre facette, parfois avec lui. Il s’amusait à penser que ce devait être la pleine lune dans ces moments là. Il n’oserait jamais faire plus que cette blague mentale, des plans pour qu’il gâche tout s’imaginait-il. Ce même être à deux pattes qui lui fit provoquer ce rire doux et amusé, alors qu’il prenait la peine de tasser un peu ses choses pour lui faire le plus de place que possible. Évidemment, il se tut sur son commentaire qu’il ne se permettrait jamais de prononcer. Qu’il l’aimait bien, son popotin ainsi, de toute manière. Quoi qu’il devait bien l’aimer lui, en son grand complet. Encore comment, il l’ignorait. Mais nous pouvons dire que dans ces moment pareil, il ne pouvait faire autrement que de l’apprécier, surtout lorsqu’il se voyait offrir une telle fleur. Une petite pensée, pour lui, qui le fit merveilleusement sourire.

« J’en aurais renversé partout si ça avait été moi… »

Simplement remarque, en l’ayant observé tenter de s’installer sans catastrophe. Et déjà il devait bien lui faire une énorme confiance presque aveugle pour lui refiler une tasse. Des plans pour qu’il l’échappe en quelque part. Sur lui, sur eux, sur ses livres et le divan. Et de fait, une fois la tasse dans les mains, il s’empressa de chuchoter un petit « I’ll be careful I promise. » Lui souriant de son petit air heureux, rajoutant « Thank you by the way. » Il avait de quoi l’être après tout, cette petite chaleur lui faisant bien remarquer, que Zek, semblait se soucier de lui à sa manière.

Le silence de retour, et voilà que Charlie tentait de continuer sa lecture. Qui en fait, se résumait simplement à lire dans le beurre, toujours et encore la même ligne, n’arrivant décidément plus à se concentrer. Aussi ridicule que cela puisse paraître, il semblerait bien que ce soit plus les pores de sa peau qui soient bien concentrés. Oh oui décidément c’était ceux-ci qui avaient toute pris sa concentration, s’en rendant d’autant plus compte lorsque l’homme se décida à bouger. Pour ainsi lui créer cette bouffée de chaleur pourquoi pas, alors qu’il se retrouvait en un instant bien collé contre lui. Pas bien longtemps, mais juste assez pour le faire quelque peu rêver, lui créer un effet qu’il tentait toujours d’apprivoiser. Un peu trop grand et monstrueux pour qu’il puisse encore complètement arriver à le déchiffrer. Il espérait cependant y arriver un jour.

Pour le moment, il n’arrivait qu’à prendre en compte son cœur qui se pompait plus vite, tout seul, sans qu’il n’ait eu besoin de courir. Une brume confuse s’emparait doucement de lui, alors qu’il tentait de la faire disparaître, en se concentrant sur son chocolat chaud. Le temps lui manquait, un nouvel assaut se préparait. De cette main passé, de ce bras qui en quelque sorte, l’obligea à se coller un peu plus. Une dernière gorgée et il se décida à déposer la mixture chocolaté. Pour ne pas faire d’accident, et car il se disait qu’il en reprendrait un peu plus tard. Ou alors étais-ce abandon, de couper court à toute autre distraction pour ainsi laisser cette brume l’emporter. Il n’y en fallait pas tant, certes, mais il semblerait qu’il soit fou de cet homme, sans encore véritablement le savoir, le comprendre. Et il approchait, ce dernier, de son regard tout autre, plus brillant d’une certaine envie, d’une certaine sensualité peut-être. Et pour une fois, il eut clos le courant de ses pensées, pour n’écouter que son cœur qui ne faisait plus que battre la chamade.

Il retrouva sa place, que quelques instant, alors qu’Ezekiel en terminait avec ses légères questions. Accompagné d’un court silence, Charlie ayant laissé ses mains se promener doucement sur ce torse qui lui était offert, remontant, tout comme la tête du jeune homme le faisait, son corps suivant tout aussi doucement. Tout juste assez pour qu’il puisse atteindre son objectif du moment, qui n’était certainement pas de terminer les quelques pages qui lui restait. Il ne semblait plus trop là, le gamin, de toute manière. Il avait la tête sur un nuage alors que ses lèvres s’apprêtaient à goûter au paradis. Elles n’y avaient pas encore mis le pied, simplement frôlées, que le temps de permettre à leur jeune propriétaire de répondre un « Maybe… » à la toute dernière question.

S’il avait besoin d’aide? Il en avait oublié pour qui, pour quoi. Ne se contentant plus que d’assouvir son désir retenu. Qui devait dater de bien avant ce jour. Qui ne dura pas bien longtemps, que quelques douces goûtées. Il avait arrêté, son esprit n’ayant pas accepté de se faire ainsi taire, revenant subitement le réveiller. Il avait figé, si cette peur et cette panique ne venait-elle pas tout juste de traverser son regard. Il avait cette impression qu’il venait de créer l’avalanche, la pire bêtise qu’il ne puisse faire et surtout regretter. Il se recula, ne sentant plus que le besoin de sauver un peu les choses. Et surtout sa peau, car qui sait comment le mutant pourrait bien réagir. Le lancer par la fenêtre peut-être. Ou alors le faire cuire vivant dans son four. Il préférait ne pas laisser son imagination trop s’emporter. Et ce petit être désemparé, se vit rapidement fondre et balbutier un lot de mots et d’excuses.

«I..I’m…I souldn’t have done that. I’m.. I’m sorry…! I mean…Huh… Maybe you’re not… Into those… K-kind of… Kind of.. Things… What am I saying… I… Please forgive me… Please don’t…. Kill me… »

Il semblerait bien qu’il paniquait plus qu’il ne l’aurait pensé, alors que son teint de peau avait vite rejoint le rouge pour ne pas aider les choses… Enfin, surtout pour ne pas l'aider lui.

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MessageSujet: Re: Zek n' Charlie    Lun 4 Juin - 0:51

Décidément, Charlie avait la chance pour cette fois d'avoir face à lui un Ezekiel passant une bonne journée. Une très bonne même, oserais-je dire, car il était bien rare de le voir ainsi d'humeur douce et tranquille. Il semblerait que cela lui était malgré tout possible, de vivre ces moments où, sous la colère et la rancune, pointait un ancien lui, une attitude bien plus commode qui semblait avoir disparue depuis la mort de son meilleur ami. Oui, Zek avait une bonne journée et cela était bien tant mieux pour le gamin. S'il n'avait pas désormais droit à un sourire, suite à ce petit commentaire sur sa maladresse habituelle. Oui, Zek courrait le risque de le laisser avec une tasse entre les mains sous la cabane de couvertures, prêt à toute éventualité de le voir se renverser, que ce soit sur eux ou le mobilier. Bah.

La suite s'était déroulée sans que Zek ne remarque aucun changement dans l'atmosphère ou dans l'attitude à proprement parler du jeune homme. Enfin, avant que celui-ci ne se mette à agir définitivement étrangement, cela dit. D'abord ce silence, qui suivit ses questions; aucune réponse, aucun signe, rien. Que ce regard particulièrement brillant, ces mains osant se glisser contre sa peau. Tout ce qui passa sur le visage d'Ezekiel était de la surprise, à l'état pur et non pas mêlée d'agacement comme on aurait pu le croire, alors qu'il prenait une inspiration plus forte, plus profonde sous le toucher et la chaleur que celui-ci lui procurait. Ce n'était pas normal. Ce n'était pas correct. Qu'est-ce qu'il se passait exactement ?

« Qu-- »

Un visage, beaucoup trop près du sien, emplissant tout son champ de vision, ne lui laissant plus aucune chance de s'échapper. Dans son petit choc, il n'avait pu formuler de réels mots, le son surpris et incohérent qui lui avait échappé étant d'ailleurs le seul avant qu'il ne referme la bouche, sans savoir quoi dire. Il n'avait pas l'habitude de ce genre de situation. Ignorait comment désamorcer la bombe tout en douceur avant qu'il ne soit trop tard. À défaut de savoir, il préférait encore ne rien faire alors que ces lèvres effleuraient les siennes, mouvement si bref, si doux ... Il vallait toujours mieux attendre et voir, que de se risquer à couper le mauvais fil et provoquer l'explosion, non? Faire preuve de sang-froid et tenter de mettre les choses au clair avant que--

Clair? Il n'y avait plus rien, de clair. Qu'une brume confuse qui semblait déjà avoir envoûté Charlie, et se transmettait maintenant à lui, caressant ses sens de son voile délicieux, lui faisant perdre toute notion. C'était bien la dernière chose à faire en de telles circonstances, pourtant il ne semblait parvenir à s'en soucier réellement. Déjà, ses lèvres s'entrouvraient sous la pression des siennes, délicatement, légèrement il les mouvait, sans trop le vouloir, sans vraiment y réfléchir. C'était plus agréable que ce n'aurait dû l'être, définitivement trop court- et à la fois bien assez long -et dès qu'ils furent séparés, Charlie eut droit au plus bel air perdu qui soit; un air qu'on ne voyait que rarement sur Ezekiel. Le gamin devant lui virait au rouge et repartait de plus belle dans de nouvelles excuses et paroles bousculées, dans le but de rattraper son geste, alors que décidément, il en faudrait bien plus pour pallier à des baisers. Il ne pouvait pas simplement s'excuser et s'attendre à ce que rien n'aie changé; car c'était faux, plus rien n'était pareil, déjà, et Zek le savait très bien. C'était le pas que personne n'avait encore osé franchir, alors que parfois ils flirtaient sur la ligne sans se risquer à basculer de l'autre côté, par crainte, par soucis de moralité ... Jamais Ezekiel n'aurait songé à une telle chose, pas avec Charlie, pas avec le gamin ... mais celui-ci s'attachait plus qu'ils ne semblaient le réaliser, cette réalité prenant lentement forme sous leur nez par cet acte plus prononcé, plus évident. Eh merde. Ils étaient suspendus au-dessus du vide, du gouffre qui n'attendait que leur chute définitive pour les avaler tout ronds sans qu'ils n'aient de chance de survie... Zek voulait s'y accrocher, encore, de toute ses forces et jusqu'à ce qu'il puisse s'éloigner de ce précipice auprès duquel il avait été bien malgré lui poussé. Il suffisait de faire marche arrière maintenant. Se lever et mettre fin à l'ambiance qui s'installait doucement, balayer les excuses comme il le faisait si souvent et partir sans plus de cérémonie.

Alors pourquoi étais-ce si difficile? Pourquoi quelque chose en lui se réveillait-il, une émotion qu'il n'avait pas senti souvent auparavant, encore moins depuis ces deux dernières années... Pourquoi ...

Il se redressa sur ses genoux, se penchant en direction du jeune mutant. Son regard était rivé dans le sien, son visage à l'expression indéchiffrable. Toute cette panique... Il aurait voulu la faire disparaître. Aurait voulu qu'elle ne vienne jamais à exister, cette crainte de ses réactions, de son agressive imprévisibilité. Il était trop tard pour ça, désormais. Charlie se confondait en excuses par crainte des représailles qui ne viendraient pas; pas ce soir, pas cette fois. La force qui le poussait à agir ainsi, même Ezekiel ignorait au fond de lui-même ce qu'elle était. Mais elle était suffisamment présente pour le pousser à attraper d'une main cette jeune mâchoire et le faire taire à sa façon, ses lèvres se joignant aux siennes une nouvelle fois. Étouffant d'abord tout son, puis en arrachant un autre- ou peut-être ce grognement venait-il de lui ... Il valait mieux ne pas y penser...

C'était chaste, lent, bon. Ridiculement chaud et agréable. Il n'y avait pas de presse, ils avaient tout leur temps; le chocolat chaud refroidissait à côté, oublié, négligé au profit de quelque chose qui pour le coup, leur semblait bien meilleur à tous les deux. Ezekiel osa alors arracher sa bouche à la sienne, non pas pour fuir, plutôt pour s'en prendre à sa mâchoire, puis à sa gorge, les dévorant de baisers qu'un court instant, ses lèvres remontant à la poursuite des siennes à nouveau.

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MessageSujet: Re: Zek n' Charlie    Lun 4 Juin - 0:52

La surprise il pouvait franchement la comprendre. Si une once de lui se serait bien amusée à l’analyser. Et lui qui, avait toujours fait pour tout cacher, en cet instant il avait craqué, peut-être par la faute de tout ce qu’il avait bien pu étouffer. Il aurait fallu qu’il les élimine, qu’il les oublis, mais rien de tout ceci était chose aisé pour lui. Ce n’était pas comme s’il pouvait contrôler tout ce qui pouvait bien embrouiller sa raison. Et désormais, ce don il avait perdu le contrôle était bien lui-même en entier, envahis par cette panique qui ne pouvait qu’empirer face au vide. Au vide, au néant de ne pas savoir à quoi s’attendre. Certain plus au pire qu’au meilleur. Autrement, son cœur ne voudrait pas ainsi sortir de sa poitrine pour ainsi fuir alors que son propriétaire ne bougeait toujours pas.

Par la faute de la peur certainement, qui le fit se figer alors que ce corps imposant se déplaçait. Rien qui ne puisse toutefois faire taire sa bouche, qui continuait de balbutier des excuses, des demandes de pardon, de grâce pour rester en vie. Car il cherchait presque désespérément à lire dans ce visage d’une neutralité presque effrayante. Il aurait au moins aimé savoir ce qui se passait dans cet esprit. Si cette main qui attrapait ainsi son visage, n’allait pas se rendre jusqu’à son cou. Le pourquoi de ce choc au contact pourtant dénudé d’agressivité. Au final, il fut peut-être tout aussi surpris qu’Ezekiel lors de sa première tentative, alors que plus aucuns mots ne purent ressortir de cette gorge, de cette bouche désormais si merveilleusement occupée. Il fallut un moment ou deux à Charlie, pour qu’il puisse permettre à son cœur, à son corps, de s’apaiser. Retrouvant ainsi, doucement, leur état premier, alors que la brume vint le récupérer. Pour l’y engouffrer un peu plus, devenant ainsi brouillard frôlant l’opacité.

Son cœur rebattait de plus belle, son regard retrouvant cette brillance envoutante alors qu’il prenait tout ceci tel le meilleur des signes qui lui permettait de se laisser aller. Et il y comptait bien désormais, même si le néant se retrouvait tout juste devant lui. Lui qui savait à peine ce qu’il faisait. Il en avait toutefois conclus que réfléchir était la pire des choses à faire. Il se permettait, et voilà tout. D’ainsi opter pour cette pose offrant plus d’intimité et franchement moins d’espace. Charlie profitait de tout, de tout ce que l’homme pouvait bien lui offrir. Mais il fut un moment où ce ne fut pas assez. Malgré ce doux traitement qui lui avait permis de reprendre un peu d’air, de ce prendre cette vague qui lui était encore inconnue de frissons bien spéciaux. Le voilà qui sans plus tarder, mis plus de ferveur, de passion dans cet autre échange de baisers.

Charlie, ce gamin qui rêvait d’être plus grand, rêvait en cet instant d’avoir ce tout compris. S’emparant dans toute sa maladresse des mains de Zek, les ayant glissés sous le haut qui l’habillait, à sa taille. Il y avait cette peur qui restait, toute différente de la première, lui qui n’y connaissait rien en la matière. Mais il prit son courage à deux mains, susurrant doucement à l’oreille d’Ezekiel : « I want more… »

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MessageSujet: Re: Zek n' Charlie    Lun 4 Juin - 0:54

L'échange se poursuivait tranquillement, leurs bouches l'une contre l'autre dans une étreinte douce et agréable, rien de pressant, juste profitant de ce court instant de folie. Car c'est au final ce que c'était, de la folie. Une chose qu'ils ne devraient assurément pas faire, mais qu'ils avaient quand même osée, car un brin de folie de temps à autres ne tue personne. La pulsion qui les guidait, Ezekiel prit bien le temps de l'assouvir, jusqu'à ce qu'il décide que c'était assez. Peu importe à quel point ce pouvait être agréable, mieux que ce qu'il aurait pu imaginer, continuer plus loin donnerait à Charlie l'illusion d'une possiblité de plus et les embarquerait dans quelque chose de trop compliqué, trop profond... Il devait arrêter maintenant alors qu'il en avait encore la possiblité. Ce pourquoi il détacha lentement ses lèvres des siennes, replongeant pour un bref baiser, reculant d'un centimètre ou deux et fronçant légèrement les sourcils.

« Charlie... »

Il avait à peine eu le temps de murmurer son nom avant que l'échange ne reprenne, la fin du mot finissant étouffé contre les lèvres du principal concerné. Il aurait fallu arrêter, mais il y avait une limite au contrôle que Zek possédait sur lui-même. Charlie le tentait, le sudoyait lentement mais sûrement, à grand renfort de ses lèvres chaudes contre les siennes, soudainement plus fermes et pressantes. La chaleur montait tranquillement et la passion s'en voyait décuplée, comme si ni l'un ni l'autre ne pouvait plus se contenter du calme d'un peu plus tôt. Eh merde. Le revoilà balancé au-dessus du gouffre, sa prise perdant de sa force, son corps entier faiblissant dans sa tentative de s'en sortir. Ezekiel voyait bien désormais qu'il n'y avait plus qu'une seule issue possible; aucun moyen de remonter, aussi, inévitablement, il finirait par tomber... dans trente secondes, dans deux minutes, qui sait combien de temps conserverait-il encore cette mince lucidité, mais la fin était toute tracée d'avance.

Charlie s'empara de ses mains et Zek rouvrit les yeux qu'il ignorait avoir fermés afin de lui jeter un regard. Peut-être un brin interrogateur, mais dénudé de colère ou méchanceté. Toutes ses émotions semblaient avoir été enfouies au plus profond de lui pour un moment, laissant place à autre chose de plus perturbant. Il se laissa malgré tout guider, ses doigts rencontrant de la peau nue, et pas n'importe laquelle ... celle de sa taille. Pudique comme il l'était, Charlie ne lui dévoilait pas souvent plus de peau que nécessaire, Ezekiel ne se serait pas trop risqué à le toucher en plus de tout ça. Du moins, pas avec cette douceur, cette chaleur; un contact plus rude et innocent aurait mieux passé, et encore. Mais cette fois, rien n'était forcé, le gamin avait lui-même pris la décision, et une fois le choc initial passé, Zek suivit le mouvement sans dire un mot. Ses doigts glissèrent contre ses côtes, effleurant presque délicatement la peau, comme s'il avait peur de le blesser, de le brusquer, comme s'il n'osait pas trop. Ses pouces, passant à la limite de son pantalon, traçant un petit chemin jusqu'à son nombril, faisant le tour de celui-ci du bout des doigts. L'espace entre eux était considérablement réduit, de sorte que leurs visages étaient toujours aussi près l'un de l'autre, permettant à Charlie de glisser sa bouche près de son oreille et murmurer des mots qui auraient pu bien le tuer sur place.

More. He wanted more.
Ezekiel ne s'était même pas rendu compte que ses mains avaient agrippé les hanches de Charlie plus solidement suite à ces simples mots qui avaient soudainement donné vie à quelque chose sous sa ceinture. Si quelques secondes auparavant, il commençait à tranquillement s'échauffer, désormais c'était beaucoup plus flagrant.

More.
C'était plutôt nouveau pour lui aussi. Il n'avait pas beaucoup d'expérience avec les hommes et celles-ci n'avaient jamais été aussi douces et lentes, jamais aussi pleines de sentiments inexplicables qui donnaient un sens aux ébats. Il n'avait jamais pris son temps comme ça, afin de faire les choses comme il faut, ne rien brusquer, ne rien précipiter. C'était enivrant. C'était déroutant. Il ne voulait plus arrêter.

Ses mains remontèrent lentement vers le haut, emmenant avec elles le haut de Charlie, qu'il passa par-dessus sa tête et lui retira. Il retrouva ensuite sa prise sur sa taille, le manoeuvrant afin de le forcer à s'étendre contre les couvertures, position qui permis à Zek de prendre place au-dessus de lui. Il se pencha, laissa ses lèvres effleurer son ventre, son torse, sa langue faire lentement le tour de son nombril de manière taquine. Il releva les yeux vers lui sans bouger la tête, le regardant à travers ses cils, un petit sourire étirant alors ses lèvres.

« You sure as hell know what you want, Gummy bear ... »

Remontant le long du corps de Charlie, sa tête suivant le mouvement et laissant sur son passage des chemins de petites morsures et de baiser, il atteint de nouveau les lèvres du jeune homme et y pressa doucement les siennes. Une fois, deux fois, baisers courts et chastes, avant que sa langue ne trace cette lèvre inférieure, ses dents se risquent à s'y planter doucement, le tout pendant que plus bas, ses mains s'affairaient avec le pantalon de Charlie. Il s'arrêta une fois celui-ci au niveau des genoux, laissant ses doigts courir sur le ventre du gamin alors qu'il murmurait doucement, entre quelques baisers, un « Got ... any ... lube? ».

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MessageSujet: Re: Zek n' Charlie    Lun 4 Juin - 0:55

Il était rosé, il était gêné, à ce contacte qui lui était encore inconnu. Il découvrait, entre envie, amour et curiosité, le souffle un peu court alors qu’il ne se contentait plus que de subir, nul besoin de plus guider. Il ne contrôlait plus son être, qui semblait avoir joué avec la sensibilité de sa peau. Il encaissait frissons par-dessus frissons, parsemés de petits chocs de temps à autre.  Sans compter la chaleur, toutes ces sensations habitant son estomac. Et son corps en entier alors qu’un souffle plus fort s’échappait, la douceur devenant agrippement, le jeune homme se plaisant à croire à la possession, tout comme aimait-il en déduire qu’il avait visé juste avec ces trois simples mots.

Et ses paroles, n’avaient certainement pas été dites en l’air. Songées, au fil du temps, n’ayant attendu que le moment propice. Et si l’on prenait la peine de creuser un peu plus, il y avait plus dans ces mots, que le désir charnel. Il en avait toujours voulu plus, plus de lui, de sa présence, des moments plus doux et plus calmes. Insatisfait depuis toujours, gourmand, mais extrêmement patient et réfléchis. Il préférait apprivoiser doucement, plutôt que de croquer à pleine dents. Il s’en sentait surtout, incapable de le faire. Mais en cet instant, il semblerait que tout ce qu’il avait pu retenir depuis des jours, avait faiblis, pour le voir succomber.

Malgré tout, malgré l’inconnu quasi complet de la chose pour n’avoir jamais rien tenté, n’avoir jamais rien véritablement regardé. Dans ce dernier cas ce devait bien être accidentel, et il n’était pas long avant que le voit disparaître bien rapidement. Malgré la crainte et la gêne… Il travaillait fort, contre lui-même, ne pouvant toutefois rien faire contre ses rougeurs plus flagrantes. Et pour une fois il ne se battrait pas, ne tenterait pas de cacher sa peau, son corps. Par le pouvoir de sa volonté, de sa détermination qui savait parfaitement ce qu’il voulait. Il prenait goût à cette atmosphère, appréciant cette légèreté, ce manque de presse et brusquerie. Préférant croire à ce moment éternel, même si sa raison lui disait d’en profiter le plus qu’il le pouvait de cette rareté qui s’offrait à lui. C’était la première, et la seconde chance n’existait pas.

Il avait embarqué dans le train, se laissant guider. Il se surprenait un peu lui-même, alors que pleinement concentré sur ces mains lentes, remontantes, lui firent comprendre leurs intentions. Et sans plus ni moins, sans offrir la moindre résistance, aidant au contraire, il perdit son premier morceau. Tout qui puisse lui créer un peu plus… De chaleur, de chauffe au niveau des joues, de cette brillance dans son regard maintenant qu’il se retrouvait dans cette autre position. Pour ce qui était du reste, le plus avait été déjà bien atteint sous les nouveaux traitements. Peut-être trop tôt, ou pas, il l’ignorait complètement. Mais si tel était le premier cas, ce n’était pas comme s’il pouvait véritablement y faire grand-chose. Il découvrait, peu habitué encore à toutes ces nouvelles sensations. Il avait un peu l’impression que cet autre lui plus bas était un peu comme cet enfant qui faisait sa première expérience dans une fête foraine. Pas très long avant qu’il ne s’énerve au max et court un peu partout. À la différence qu’il ne courrait pas, un peu partout non.  Et il restait bien là, malgré un début de nervosité qui vint enfin le prendre. Un peu perceptible dans son regard peut-être, il ne saurait vraiment le dire. Il se contenta de sourire à cette constatation, devenant affirmation sous ses airs un peu plus taquins. Il profita du baiser, pour un peu s’oublier, alors que son cœur manquant de lui sortir de plus en plus de la poitrine. Et il arrêta soudainement, du moins lui en laissait-il l’impression lorsque des doigts entamèrent la deuxième partie du jeu. Remis, il s’aida un peu lorsque le vêtement devait passer par-dessus les dunes.  Mais par pour bien longtemps, car un nouvel arrêt cardiaque se fit, à cette question dite.

Un peu comme s’il eut été sur un petit nuage, il réalisait plus pleinement, tout ce dans quoi il s’était embarqué. Il ne regrettait pas, loin de là, mais il faut dire qu’il paniquait un peu, la nervosité que plus présente, et qui faisait battre son cœur un peu autrement. Il se sentait un brin ridicule de son manque d’expérience  -enfin plus une inexistence-, sa mal adresse et ignorance alimenta une partie de son début de petite panique. Il s’encourageait malgré tout, se disant que ce devait bien être normal… Il s’accrochait à cette question, pour s’empêcher de se laisser un peu trop dériver de ce côté, et se retrouver plus pleinement à son opposé.

« I huh… I still have the one you’ve bought me… »

Et sans plus tarder, il se permit doucement de sortir sa tête d’entre les draps, s’étirant pour y atteindre son sac. Il espérait ne pas trop tarder, ayant souvenir qu’il devait bien être dans le fond, bien caché. Persuadé que jamais n’y toucherait-il. Du moins pas de si tôt. Certainement pas après avoir manqué de faire une crise de rougeur aigue en apprenant ce qu’Ezekiel avait bien pu lui acheter. Ce dernier le connaissant que trop bien pour s’avoir qu’effectivement, ce n’était pas lui qui ferait ce genre d’achat. Mais cet homme ne savait pas, avait ignoré qu’il était peut-être déjà trop tard pour son cœur, déjà occupé ailleurs. Just in case . Une aventure ou il ne savait trop, on n’est jamais trop prudent, ce genre de chose quoi.  Et aujourd’hui on découvrait en fait qu’il avait fait cet achat pour les deux, on peut comme le tout c’était retrouvé dans la petite pharmacie de la salle de bain. Désormais, après un bon instant, dans les mains de Charlie. Aucunes des deux concernées. Et alors qu’il observait les préservatifs, il eut fini par passer par-dessus sa gêne, une petite voix bien timide qui demandait : « Do we need that too…? »

Enfin il ne savait pas. Bien au courant que personne n’allait sortir d’ici avec la possibilité d’avoir été fécondé. Mais pour ce qui était du reste enfin. Bref. Il voulait simplement être éclairé quant à l’utilisation. Toujours ou bien que lorsque nécessaire.  Il n’y avait pas vraiment de guide d’utilisation sur l’emballage. Et même si cela avait été le cas, il n’aurait certainement pas perdu encore un moment de plus à le lire.

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Piggy

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MessageSujet: Re: Zek n' Charlie    Lun 4 Juin - 0:59

Ezekiel ne manqua pas la petite panique qui sembla s'installer au creux du ventre de Charlie. Celle-ci se reflétait dans ses yeux, insécurité probablement due à son manque d'expérience ou peut-être étais-ce simplement sa gêne habituelle qui refaisait surface. Dans tous les cas, un sourire étira tout simplement les lèvres de l'homme et il pressa doucement un baiser contre la tempe du jeune homme alors que celui-ci soufflait une réponse timide. Alors ce petit cadeau existait toujours, lui qui avait osé croire que peut-être, Charlie s'en serait débarassé sans perdre de temps, trop gêné par la simple idée que cela impliquait. Non, Zek n'aurait jamais pu prévoir que ce serait avec lui qu'il l'utiliserait, et pourtant les voilà ... et il n'y avait plus moyen de faire marche arrière.

Il se recula légèrement, laissant à Charlie l'espace pour glisser le haut de son corps hors de la petite cabane de couverture et atteindre son sac. Pendant qu'il y fouillait dans l'espoir de mettre la main sur l'objet de sa quête, Zek ne se fit pas prier pour découvrir son dos de ses mains, son souffle chaud contre sa nuque alors qu'il pressait son corps contre le sien et que leurs hanches s'entrechoquaient. Juste là, comme ça. Leurs deux corps, s'emboîtant à la perfection, une cuisse glissée entre ces deux jambes qui étaient juste assez entrouvertes pour lui offrir l'espace nécessaire. Même par-dessus les minces vêtements qui les couvraient toujours du bas, la position était délicieusement perverse et contribuait à rendre Zek un peu plus fou de cette chaleur, de ces sensations, à en désirer encore plus malgré ses convictions premières. Il s'écarta dès que Charlie eut le tube entre les mains, lui jetant un regard à la question qui suivit. Pendant un instant, il sembla sur le point de rire, mais n'eut au final qu'un sourire que l'on pourrait qualifier d'attendri.

« Well... Are you clean? »

Cette fois, il eut réellement un léger rire.

« Yeah, of course you are. I don't fool around much myself so you wouldn't catch anything from me either, but if it makes you feel more comfortable, we'll use it ... »

Dans l'immédiat, il n'était pas nécessaire de s'en soucier. Le temps n'en était pas encore à l'acte à proprement dit, il y avait encore place à beaucoup de câlins avant et Zek ne comptait sauter aucune étape. Les deux précieux éléments placés sur le côté à attendre leur heure, l'homme s'empara des poignets de Charlie et le força une seconde fois sur le dos, plaquant sans plus tarder son corps au sien. Il ne manquait pas de sentir l'omniprésence de l'excitation du plus jeune et la rapidité de la chose l'amusait autant qu'elle l'allumait; il roula des hanches afin de provoquer la plus infime des frictions. Sensuel, un peu agace, ses lèvres taquinant son oreille puis en mordillant le lobe.

« Toute cette jeunesse et cette vigueur, amen to that ... Yeah, don't worry, I'm not quite there yet but it's not about you, I'm just old, you gotta give me a chance here. I'm sooo getting there, though. You're definitely hot and I can't wait to know you by heart, inside out, every inch of skin, every sensitive spot... »

Sa langue se traçait un chemin le long de la clavicule de Charlie, ses lèvres, gourmandes, dévorant sa gorge et ses épaules alors qu'il parlait toujours contre sa peau, entre baisers et morsures, sa voix rendue rauque et chaude par la luxure, l'envie sous forme liquide qui coulait dans ses veines. Ses yeux bleus trouvèrent ceux de Charlie, quelques milimètres seulement séparant leurs lèvres tandis qu'il plongeait son regard dans le sien avec une intensité toute nouvelle, ses iris avalés par ses pupilles dilatées alors qu'il semblait boire dans ses yeux des flots d'ivresse.

« I want to know your smell ... Your taste, when I lick that soft spot of your neck... I want to know the sounds you make while I fuck into you ... »

Sa voix n'était plus qu'un grondement grave empli d'envies et de promesses.
Ezekiel se redressa suffisamment pour atteindre son propre pantalon de pyjama, le glissant vers le bas avec un tout léger déhanchement séducteur, jusqu'à être débarassé du vêtement en entier. Getting there? Nah, he was there now. He was there and it was pretty impressive. Il souleva un sourcil, riva son regard sur Charlie. Pour sa première fois, il la lui faisait sans aucun doute en grand, très grand même. Car la situation n'avait rien de banale et la tension sexuelle semblait enfler de seconde en seconde, encore inassouvie ...

Lentement mais surement, le boxer subit le même sort. Quittant ce corps tout en muscles et en force, découvrant de sa cage de tissu ce qui semblait plus que tout avoir besoin d'attention ... À peine était-il entièrement dénudé que ce fut le tour de Charlie, et bien vite ils furent directement peau contre peau en intégralité. Ses mains passaient partout sur lui, l'une d'elles se refermant sur sa nuque, poigne à la fois douce et solide dont il se servit pour amener sa bouche contre la sienne une énième fois. Il ne semblait jamais en avoir assez. Quelle mouche l'avait piqué ? Difficile à dire ... Mais Charlie était mieux d'attacher sa tuque et profiter de l'overdose de sensations que Zek s'apprêtait - et avait déjà commencé - à lui procurer.

Il récupéra le tube qu'ils avaient délaissé pour un instant et l'ouvrit alors, versant une bonne quantité de son contenu sur ses doigts. Frottant ceux-ci ensemble afin de réchauffer la substance glissante, il passa une main contre le ventre du gamin et lui offrit un petit sourire.

« I'll go easy on you. Trust me, it's gonna be fine. Just breathe, I'll go slow ... »

Pour aller lentement, il le fit. Jamais il ne chercha à le brusquer, alors qu'un premier doigt allait explorer un endroit auparavant vierge de toute présence de ce genre. Sans forcer les choses, il lui laissa le temps de s'accomoder à la pression et le léger étirement procuré, avant de lentement chercher à entamer un va-et-vient. Centimètre par centimètre, toujours aussi doux, et encore plus lorsqu'il en infiltra un deuxième.

« How you doin' Gummy Bear ... ? » murmura-t-il finalement, après quelques minutes de ce traitement.

Simploe vérification, question de voir s'il était prêt pour la prochaine étape ou désirait un petit moment de plus. Dans tous les cas, il ne se gênait certainement pas pour mouver ses trois doigts, plus rapidement, son rythme toujours constant alors qu'il les pliait dans l'espoir d'atteindre le sweet spot ...

Oh, définitivement, il allait lui en faire voir de toutes les couleurs.


Thatwaskoshon but oupsi its done



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