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 Jason & Shawn [COUP DE FOUDRE]

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Pookie

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MessageSujet: Jason & Shawn [COUP DE FOUDRE]   Ven 29 Déc - 12:07

Remember me for centuries

Un mariage. Le mariage de mon oncle, plus précisément. Un moment que nous attendions tous avec impatience, et que nous avions hâte de célébrer. Il le méritait pleinement. Mais il faut dire que ce qui m'attirait le plus encore dans cette situation, c'est la nourriture. FOOD. L'idée d'un repas fancy et du gâteau suffisait en soi à me mettre de bonne humeur, on ne se demande pas pourquoi je travaille dans un petit resto hein ...

La soirée s'annonçait correcte. Pleine de gens qui n'étaient pas de mon âge, de la famille et des couples d'amis, personne que je ne connaissais vraiment. Je m'étais tenu un peu dans mon coin, restant près de mes parents par défaut, pour avoir quelqu'un avec qui converser. Ce n'est pas que je n'étais pas content d'être là, bien au contraire, c'était une occasion de célébrer et il me faisait plus que plaisir de voir mon oncle heureux, mais enfin ... Voilà, je finissais un peu seul à manger et faire mes trucs. Me retenir d'avoir les yeux sur mon téléphone le trois quart du temps, parce que c'était impoli et mes parents m'avaient bien élevé.

Après avoir mangé, le temps des cocktails et de la danse. Des petits jeux habituels de mariage, à lancer le bouquet, puis jouer au « lequel des deux fait le plus x ou est le plus y » avec mon oncle sortant gagnant du monopolisateur de télécomande de TV. Je m'étais quelque peu éclipsé entre temps, pour aller chercher un verre, lorsque mon regard se posa sur une tête blonde un peu plus loin. Une tête bien inconnue, mais qui avait donné à mon coeur la sensation de s'arrêter sur le coup.

J'étais resté figé une bonne minute, avec mon verre en main, sentant mon coeur repartir et s'emballer joyeusement par battements rythmés d'un élan que je croyais reconnaître. L'amour. Cela semblait peut-être dingue d'en parler ainsi, aussi vite et sans même avoir échangé un seul mot avec le gars, mais je sentais mes paumes moites et mes jambes molles. Il me fallait lui parler. À condition d'en avoir la force, ce qui semblait plutôt improbable à l'instant.

Je m'étais contenté de le fixer d'un peu plus loin pendant de longues minutes, pesant le pour et le contre. Il était plus beau que beau. Il était parfait. Je me trouvais stupide de rester là à peut-être laisser ma chance filer entre mes doigts, mais je ne pouvais rien y faire, les mots refusaient de former des suites logiques dans ma tête. Lorsque mes jambes trouvèrent enfin la force de me conduire vers lui, c'est le coeur battant de plus belle et avec la gêne des premiers amours, que je soufflai un « Hey ... » et lui offrit sans un mot de plus, un verre. Sans aucun doute que je le regardais avec un peu d'insistance, celle de l'homme amoureux.

Dieu qu'il était beau ....


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Pookie

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MessageSujet: Re: Jason & Shawn [COUP DE FOUDRE]   Ven 29 Déc - 12:08

C'était le célébration, la fête d'un amour que tous espéraient qu'il dure encore bien longtemps, et qu'on se revoit encore une fois, pour célébrer les tranches de 10 ans de leurs mariages à chaque fois. J'avais été invité, bien entendu, parce que je faisais partit de la famille. Une Miles, qui allait s'unir à un Brenner. J'étais bien content pour ma tante qu'elle ait trouvé l'homme de sa vie, comme elle disait. C'était quand même dingue, vite comme ça, faire ce si grand pas dans sa vie. Unir sa vie et son coeur à une autre personne, pour faire un tout. Avoir des projets, se réveiller avec une bouffée d'amour et tout simplement être heureux de retrouver cette tête à tous les matins. Ma vision des choses, même si je n'avais pas autant d'expérience qu'eux.

Je m'étais habillé chic pour la peine, parce que y'avais le regard de ma mère bien appuyé qui me disait qu'une simple chemise n'allait pas faire l'affaire. Une maman, reste une maman après tout, à habiller ses enfants pour qu'ils soient présentable. Tout propre, avec un veston sans manche et un petit noeud papillon. Ce truc, j'allais l'enlever dès la première occasion. Parce que c'est tout simplement, agaçant.

Y'avais beaucoup de monde là bas, une autre beauté de la chose. Y'avais les deux familles mais aussi les entourages que ce soit boulot ou amis. Et je dois dire qu'il n'y avait pas tant de jeunes que ça. Ce pourquoi j'avais amené une personne avec moi, une amie, comme on dit. On s'était entre friendzoné et puis on s'est mit au défi de s'aider à se trouver quelqu'un de bien. J'avais réussi pour elle, elle avait fail pour moi. Peut-être parce je cherchais pas du bon côté, peut-être parce que mon cerveau était une princesse et attendait le cheval blanc. C'est pas grave, je sais bien qu'il y a autre chose dans la vie.

C'était relativement tranquille, pas comme une game de paintball quoi. Quoi que si un jour je me mari, j'en organise une pour que les gens prennent leurs pieds et fassent autre chose que de papoter. J'avais trouvé mon petit coin avec la moche, comme on s'appelais respectivement à se tenir debout et se regarder dans le blanc des yeux faute de ne pas avoir grand-chose de plus à faire.

Ça, c'est jusqu'à temps que tout s'effondre autour de moi, et qu'il n'y ait absolument plus personne. Y'avait plus de bruit, y'avait plus de vie. Y'avais que cet être qui marchait vers moi, mais peut-être pas en même temps. Mes yeux avaient effacés les autres, mes oreilles aussi. Et comme un con, j'étais persuadé d'avoir trouvé mon cheval blanc. J'avais peut-être pas digéré un truc. Parce que j'étais certain de faire une crise cardiaque mélangé à une overdose de flèches d'amour de cupidon. C'était un gars et ça me choquait pas le moindrement, le pire, dans tout ça. J'avais envie de faire de son visage une crème glacée, de montrer devant tout le monde comment on faisait des bébés. J'avais envie de lui demander sa main, moi aussi. Et puis merde. Je le connaissait même pas, qu'est-ce qui me prenait? Il devait même pas venir vers moi. Peut-être quelqu'un proche de moi.

Non, même pas. Je commençais à croire que j'étais mort, et que cet ange était venu me chercher. Il pouvait pas être un simple humain non? Il était tellement beau. Il me faisait sentir tellement bien, et tellement mal en même temps. C'était ça un coup de foudre? Puis il m'avait parlé. À moi. M'avais fait ressentir comme ce petit fantôme du lycée, qui se faisait demander une dance par LE mec que toutes voulaient avoir.

J'étais vite redescendu sur Terre, un instant. Parce que mon nom avait été nommé pleins de fois avec un pincement aux côtes. La moche. Elle était simplement partit avec le plus large sourire aux lèvres. C'était ma dernière vision du monde avant de retrouver mon petit ange. « Hey...Do you comme here often? » Je pouvais me tuer s'il vous plait? Fallait voir ma tête qui avait viré automatiquement vers le Non mais t'es con toi, Shawn.« I huh... Sorry... Of course you don't. » J'étais rouge pivoine. C'était beau ça sur un blond ça ressortait bien. Non mais qu'est-ce qui m'arrivait. « Do you wanna dance? .... I-I mean... I'm Shawn. In the Miles familly. » Ouais. J'avais plus de filtre je crois qu'il était défectueux. « I swear I'm not drunk or high or anything. Sorry. » Vaut mieux en rire qu'en pleurer. Même si j'avais envie de pleurer intérieurement, parce que j'avais l'impression de ruiner la chance de ma vie.


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MessageSujet: Re: Jason & Shawn [COUP DE FOUDRE]   Ven 29 Déc - 12:12

Il était encore plus beau de près. Il faisait battre mon coeur à cent milles à l'heure, déchaîné, fou déjà de ce que j'oserais appeler de l'amour pour l'homme. J'ignorais encore jusqu'à son nom, mais pouvait affirmer que nous étions faits l'un pour l'autre. Je m'étais approché avec la crainte du regard, de la directe affirmation qu'il n'était pas aux hommes et me voyait venir à des kilomètres, sans être le moindrement intéressé. Pourtant, j'avais eu droit à une réponse qui avait fait battre mon coeur de plus belle, maladroite et encourageante, si bien que je n'aurais pu demander mieux. De près, il était encore plus beau, sa voix faisait voyager mon esprit et danser la salsa à mon coeur.

Sa voix. Elle me faisait presque mal. Elle faisait vibrer en moi des cordes qui n'avaient jusqu'alors jamais vibrées, comme la harpe de mon coeur qui voulait jouer des mélodies uniquement pour lui. Mes paumes étaient de plus en plus moites. Je pensais presque faire demi-tour. Je n'étais pas capable. Je n'en avais pas la force.

Pourtant il était trop tard, j'étais là, je devais parler. C'est un peu maladroit que j'avais souris, portant une main à ma nuque, incertain de ma démarche. Pourtant, l'une de ses phrases me réconforta immédiatement dans mon initiative, me faisant lâcher un petit rire vaguement amusé, peut-être un peu gêné. « Im so glad you asked that ... I really was this close to ask the same thing, makes me feel better about myself » La petite phrase malaisante du come here often ? Ouais, pas de gêne à avoir, ç'aurait très pu m'arriver aussi.
Il rougissait en prime, tout pour m'encourager, pour le trouver encore plus beau, plus adorable, exactement le genre qui faisait faire de drôles de montagnes russes à mon coeur et me donnait presque des vertiges. Je ne sentais pas de faire le poids, je craignais même que la demoiselle qui venait de quitter ne soit avec lui et s'amuse tranquillement de la situation dans un coin. Ce devait être ça l'amour. Une tonne de papillons, beaucoup de chaleur, des inquiétudes à la tonne et le sentiment de ne pas être à la hauteur.

Il me fallait le toucher. Il me fallait ne serais-ce qu'effleurer son bras, sa main, pour me rassurer qu'il était bien réel et que je n'avais pas abusé du champagne. Un peu maladroitement, je lui avais souris, me retenant de réajuster son noeud papillon -alors qu'il était parfaitement placé, mais ç'aurait été une excuse pour toucher à quelque chose qui lui appartenait. Il rougissait en prime, le traitre, tout pour m'aider, pour me rendre plus dingue encore. J'avais envie de l'embrasser. À la place, je lui avais tout simplement tendu un verre avec une sorte de petit rire qui était peut-être adorable, peut-être embarassant, je ne saurais dire. « Nice to meet you ... Im Jason. The groom is my uncle. Would, uh ... would you like something to drink ? » en lui tendant un peu maladroitement le verre, faisant gaffe de ne pas lui en renverser dessus. « I'd love to dance ... »

Et osant un peu plus, je lui avais tendu la main. Je la sentais fourmiller d'apprenhésion, de désir à l'idée qu'il la prenne dans la sienne. I was craving the touch of his skin. Je n'avais jamais rien ressenti de tel auparavant, et m'étonnait moi-même d'encore parvenir à formuler des phrases à peu près cohérentes. Plz, danse avec moi. Je ne peux pas quitter cette soirée sans t'avoir couvert d'amour.


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MessageSujet: Re: Jason & Shawn [COUP DE FOUDRE]   Ven 29 Déc - 12:13

J'avais même pas remarqué qu'il me tendait quelque chose, un brin trop tard, guidé par le hasard de mon regard qui ne pouvait plus supporter plus longtemps. J'avais besoin d'une pause, pour reprendre un peu d'air, trop submergé par cet être qui m’envoûtait. J'avais eu un petit rire à sa réponse, il avait eu le don de me faire sentir mieux, un peu moins rouge aussi. Y'avais pas juste moi dans cette histoire, on était tous les deux dans le même bateau. Du moins c'est l'impression que j'avais.

J'en avais rien à faire du verre, pour tout dire. Parce que j'avais juste eu cette envie de l'effleurer un peu, question de vérifier que j'étais pas dans un rêve, qu'il était pas une hallucination de mon coeur qui cherchait désespérément à être aimé. J'avais un peu manqué mon coup en fait, parce que mon regard se refusait de le lâcher de nouveau. J'avais quand même prit un gorgée par politesse, le déposant près de moi. « Oh! And his lovely wife is my aunt. It's pretty cool. » Un brin trop heureux, le mec. Parce que j'avais l'impression que j'aurais plus de chance de le revoir, parce qu'il était pas un nobody venu de l'espace.

Jason.. Ça lui allait bien. N'importe quoi lui aurait fait comme une gant. Même Marguerite. Faut croire qu'il jouait avec mon cerveau, sans rien faire en prime. Et puis, j'avais pas l'impression d'être jugé devant lui, devant ce type beau comme un dieu grec. Il avait dit oui, à moi et à mon filtre qui faisait défaut.

J'avais sourit, parce que je pouvais pas ravaler ma joie, comme une conversation banale. Je me sentais de plus en plus comme cette image de la jeune qui se retrouvait devant le mec le plus canon de l'école. J'avais pas perdu de temps, sans rien brusquer toutefois. Je voulais déguster le moment, je voulais apprivoiser. Je voulais pas briser la beauté de la fleur qu'il était.

Ce pourquoi j'avais effleurer mes doigts, pour l'atteindre réellement cette fois. Comme un choc électrique, le plus agréable que j'ai jamais eu. L'orage qui me tombe sur la tête, me chavire, sans me tuer. J'avais eu des frissons, le coeur qui voulait me sortir du corps, qui me priait d'oser plus. Je l'avais fait, j'avais prit mon courage à deux mains pour glisser mes doigts entre les siens comme des vrais amoureux. « Let's go then! » Et hop, sans presse et sans jamais le lâcher je nous avais dirigés vers la piste de danse. Ça bougeait pour commencer, c'est dommage quand même parce que j'aurais rien eu contre un slow. Ben quoi. Peut-être plus tard, j'en ferait la demande au DJ vous pouvez compter sur moi. Mais rien qui ne m'empêche de rester près de lui et de vivre pleinement le moment. Et pourquoi pas parler un peu entre deux rires et sourires. « So your name is Jason and... What do you do with your life? »


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MessageSujet: Re: Jason & Shawn [COUP DE FOUDRE]   Ven 29 Déc - 12:17

Sa tante. Mon oncle et sa tante. Vivement les party de famille, que je revois cet être sublime dans ses plus beaux habits, à Noël ou lors d'une fête quelconque... C'était de loin la meilleure des nouvelles de la soirée. And about that, toutes mes excuses aux nouveaux mariés. J'avais malgré tout trouvé ma perle de la soirée, et il valait plus à mes yeux que tous les plus beaux voeux du monde qui venaient d'être échangés. J'aurais aimé avoir ma place devant l'autel avec la main de cet homme dans la mienne, mais il ne fallait pas brusquer les choses...

Il avait pris le verre, nos doigts étaient brièvement entrés en contact et je devais avoir atteint des sommets de rougueur. Ce ne serait jamais aussi adorable que sur ses pomettes à lui, mon beau petit blond rien qu'à moi. Déjà les termes possessifs, parce que je ne pourrais tolérer de le partager avec qui que ce soit, encore moins le laisser à un ou une autre. « Thats great, lots of love to them ! » and to us ...

Ses doigts contre les miens à nouveau. Contact plus réel que le si bref effleurement précédent, plus concret, faisant débattre mon coeur et me donnant presque le vertige. Je n'avais jamais eu de réaction aussi violente, aussi physique à quelqu'un. Des petits papillons, peut-être une fois, mais ici, on parlait d'un nuage entier de papillons, qui ravageaient tout par l'ouragan de leurs battements d'aile, répandant de la douceur et de la chaleur en moi par leurs doux mouvements. Je ne voulais plus qu'ils me quittent. Ils semblaient prêts à me ruiner, mais je me devais de les garder, je ne croyais plus pouvoir vivre sans cette sensation à nouveau ...

Nos doigts s'entremêlaient, je ne pu m'empêcher de doucement passer mon pouce en une caresse contre sa peau, dans un désir de le toucher, de le sentir plus près de moi, de goûter de mes sens à la douceur de sa peau. La pose était étrangement intime, nos mains entrelacées, et je me doutais bien que je n'étais pas le seul à ressentir toutes ces sensations renversantes, à en juger par le regard que nous échangions, par le courant qui passait entre nous, violent et doux à la fois. Nous partagions quelque chose de beau, de parfait, de délicat, que je désirais chérir pour le restant de mes jours.

Nos pas nous menaient vers la piste de danse, et bien que la musique invitait à se déhancher dans une position moins intime que je ne l'aurais voulu, c'était bien pour commencer. Peut-être même mieux comme cela, car une proximité trop grande immédiate m'aurait surement achevé. « Shawn ... » parce qu'il avait prononcé mon nom, que ça avait sonné doux et sucré comme le miel sur sa langue, et que j'avais voulu en faire de même, lui faire partager cette sensation qui m'avait pris au creux des entrailles. Shawn, épouse-moi.

Nous étions malgré tout assez près l'un de l'autre, à doucement se déhancher au rythme de la musique, mon corps aussi près du sien que la normale pour ce genre de chanson ne me le permettait. Mes doigts n'avaient toujours pas lâché les siens, je ne pensais plus pouvoir rompre ce contact désormais. Le temps permettait la conversation, il me faisait plaisir de lui parler un peu de moi, avec l'anticipation d'en apprendre plus sur lui. « I work at a little thai restaurant ... Studies arent really my thing, I guess I haven't found a subject that really gets to me yet ... Still believe one day I'll find my way through life » Un petit rire, parce que j'étais réellement assez relaxe par rapport à toute cette situation. Pas plus inquiet que cela à l'idée de ne pas encore faire des études plus poussées à l'âge de 22 ans.  « What about you ? You look like the kind of guy who studies something great and is gonna end up doing well in life »


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MessageSujet: Re: Jason & Shawn [COUP DE FOUDRE]   Ven 29 Déc - 12:29

Fallait pas voler le show pas vrai? Mais sérieusement, j'en avais rien à faire. On faisait de mal a personne. On s'était créé notre bulle à nous, j'en avais la certitude en le regardant lui, agir un peu comme moi. Y'avais pas de malaise, y'avais de la gêne, y'avais le désir de plaire, la peur de briser quelque chose et de tout ruiner. Enfin je parlais surtout pour moi en fait, j'aurais jamais la prétention de lire dans son esprits. Mais... En quelque part, je sais pas. Mais j'avais l'impression que je le pouvais. Y'avais cette connexion, tellement forte qu'elle me chavirait. J'avais vraiment cette impression d'avoir trouvé la perle rare comme on dit. Pire encore, la moitié de mon âme que j'avais toujours cherché.

Il avait dit mon nom, simplement, sans plus ni moins. Comme s'il avait voulu me partager ce qu'il avait ressenti quand j'avais dit le sien. Mon esprit avait tout fait pour capturer ce moment. Et puis il me parlait de lui, ça me faisait sourire, je pouvais pas m'en empêcher. « Food? T'es un homme a marier alors... Ta main est libre? » Mon dieu, faites en sorte qu'il le soit. J'avais envie de lui dire, de lui demander, s'il voulait bien m'épouser. J'en avais rien à faire de la bouffe, mais je sautais sur l'occasion pour en apprendre plus sur lui et tâter le terrain de son coeur. « You don't need school and big studies to succeed in life. If you're happy with what you're doing, I say why not. You only have one life, ike we say. Of course don't do stupid things and try to kill your life but... Be sure you are happy » Un petit regard, et puis j'avais osé passer outre ma grande gêne. « 0]]Happiness lies in simple things... Just like right now. We're dancing but... I couldn't be more happy.[/b] »

Je m'étais approché un peu plus, plus tactile encore, suivant mon envie de moment. J'avais pas vue la moche, évidemment, qui s'était mise a chuchoter des trucs au DJ, alors que je poursuivait la conversation. « You're right. I'm doing big studies but... Doesn't mean anything you know. I study law. But I still don't know what kind of people I'll want to defend. Thinking about children, maybe. » C'était pas nécessairement vrai, mais je voulais tâter cet autre terrain avec lui, voir s'il allait pas fuir au mot enfant, voir s'il était vraiment la perfection incarné pour moi. Mon regard l'avais abandonné un moment, toujours pour garder un moment avec le monde de la réalité. La moche, je l'avais vue rire en me regardant, à m'envoyer un bisous alors que le DJ rigolais et que la musique changeait. Et vous savez quoi, j'étais bien content. J'avais eu ce que je voulais, un slow. Et j'en prendrais certainement plus que nécessaire jusqu'à ce que mes jambes ne me lâche. Mais j'étais un gentleman, alors je demandais. « Do you still wanna dance with me? »

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MessageSujet: Re: Jason & Shawn [COUP DE FOUDRE]   Ven 29 Déc - 12:31

C'est si beau, presque fragile. J'étais déchiré entre l'envie de prendre mon temps, au risque d'attendre un peu plus avant de goutter pleinement à cet homme qui habitait désormais entièrement mon esprit, et l'envie de pousser un peu plus loin, franchir certaines barrières qui soit briseraient tout, ou nous propulseraient vers le plus beau moment de ma vie. Nous partagions un moment unique, dans lequel j'avais l'impression que nous nous comprenions naturellement, que chaque petite poussée plus loin était anticipée et accueillie par l'autre, et que nous n'avions pas besoin de débattre sur la suite des choses. Elle venait tout naturellement, autant à Shawn qu'à moi, sur la même longueur d'onde d'un bout à l'autre.

Ses mots créaient une chaleur en moi, l'envie de lui demander sa main sur le champ. Il avait osé une petite allusion, en apparence banale mais qui avait presque achevé mon coeur dans un élan de passion. J'étais à deux doigts de doucement me pencher sur lui et l'embrasser. J'avais malgré tout opté pour un rire, presque gêné, j'ose l'avouer, rétorquant pourtant sans hésitation « Elle l'est. For now » et mon sourire, qui se faisait visiblement empli de timidité, laissait toute la place à l'interprétation. Oui, c'était presque une invitation. Qu'il le prenne comme cela s'il le voulait, j'étais déjà à deux doigts de dire oui à une question qui n'avait pas encore été posée. « Im happy. I love what I do. It doesnt bring much money home, but its enough for me right now. I like to keep things simple. Dont worry, Im only pursuing happiness. Like right now .... » Le retour du sourire timide. C'était à la fois confiant, mais empreint d'une certaine gêne, parce qu'il était différent. J'étais à l'aise avec les gens, mais ne pouvait empêcher mes réactions à sa présence, la petite gêne qui planait, la conscience de tous mes gestes comme s'ils pouvaient entraîner une réaction en chaîne qui ruinerait le moment.

L'espace se faisait plus mince entre nous, et mon souffle se bloquait dans ma gorge. Il était tellement beau, c'était encore plus frappant de près, alors que je pouvais observer les détails de son visage, ses magnifiques yeux bleus entourés de cils foncés qui leur donnaient de la profondeur. J'avais envie de doucement frotter cette petite barbe à sa mâchoire, sentir sa texture contre ma peau. J'avais envie de goûter ses lèvres. C'était dingue, au-delà du charnel. Je voulais prendre par à sa vie, son quotidien, les moments les plus banals comme les plus importants. Je voulais lui faire des gauffres le matin, avec un coeur formé de tranches de fraises. Je voulais lui amener son café au lit avec un baiser, un bon matin murmuré contre sa tempe.

Il me parlait un peu de lui, je voulais en entendre plus encore, tout savoir, dans les détails. Les éléments banals, comme sa confiture préférée à mettre sur ses toasts, ou s'il mettait du ketchup dans ses hot-dogs. Des trucs cons, mais qui me permettraient de le connaître en détails. Mes doigts toujours dans les siens, j'exerçai une légère pression, parce que je le voulais, tout simplement. Aucune bonne excuse. « Me too ... Im happy too. Moments like this are honestly the best. Simple and meaningful ... »

La conversation se poursuivait sur lui, ce qu'il faisait, m'en apprenant plus. J'étais honnêtement impressionné, le droit c'était badass, mais je me gardais de trop le lui montrer, me contentant de ce regard brillant et de ce large sourire. « Children are the ones who often need it the most. I like to give them candies when they come with their parents to buy food. They're so happy with the small things ... and so fragile in their own way ... » Les enfants n'étaient clairement pas un problème pour moi. Bien que n'ayant pas vu sa manoeuvre discrète de tâter le terrain, je savais que de mon côté, le repérage était fait, le simple fait qu'il les mentionne venait de confirmer des choses en mon esprit. Nous pourrions avoir une famille. Ensemble.

Soudain, la musique changeante. Une chanson s'arrêtant pour une autre, plus tranquille, portant au rapprochement. Un slow, comme si l'univers nous envoyait un signe, nous offrait notre moment. Il était gentleman, me demandant si je voulais bien danser, alors que je savais bien que cette nouvelle danse serait plus en proximité que la première. J'avais souri, senti mes joues chauffer. Je devais être écarlate. J'avais chaud. Mes bras encerclèrent pourtant délicatement sa taille, le toucher le rapprochant de moi et mon coeur menaçait désormais de sortir de ma poitrine. « I'd love to dance with you ... »

Et c'était ce que nous faisions. Dans la proximité et la lenteur, sans rien brusquer, dans notre petite bulle rien qu'à nous deux. Son corps contre le mien, si près que je sentais sa chaleur, je lui partageais la mienne, et nos visage étaient soudainement suffisamment près pour que nos souffles se cherchent et que mon envie de l'embrasser ne soit encore plus flagrante. Par quel miracle je me retenais, mystère.


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MessageSujet: Re: Jason & Shawn [COUP DE FOUDRE]   Ven 29 Déc - 12:32

Il ne me donnait rien qui puisse mettre un frein à mes désirs. Il était libre comme l'air, pour l'instant comme le disait-il, et en prime il n'était pas de ceux éprouvant un malaise lorsque le mot enfant venait à sortir. Il était parfait, pour moi. J'avais eue cette impression d'une invitation, son petit regard et sourire qui voulait tout dire. J'arrivais à le lire comme un livre trop bon, qu'on ne peut s'arrêter, qu'on en oublis de manger, de boire, et de dormir.

Il me disait oui, à tout, même à la danse différente. Elle impliquait un peu plus, une forme d'intimité, de rapprochement. Je pouvais pas être plus heureux en ce moment, laissant cette bulle nous emprisonner, tous les deux. J'avais jamais été aussi bien, moi qui n'était pas le premier à se lancer sauvagement sur une piste de danse, le sentiment était encore plus puissant. Plus encore parce que la personne que j'avais devant moi, avait rien d'une femme en prime. Il était pas le seul à être rouge, mais on fonçait, tous les deux, main dans la main.

C'était délicat de l'extérieur, mais c'était le chaos dans mon coeur. Tous mes sens étaient énervés, mon coeur qui refusait de se calmer, comme un batteur qui exécutait le solo de sa vie. On était tellement près, on goûtait à nos souffles. Et c'est bien à ce moment, que je réalisais que comme tout le monde, j'avais des limites de contrôle. J'ignorais complètement, si j'allais ou non tout gâcher. J'ignorais tout de ça, j'écoutais plus que mon envie pressante. Mes doigts avaient longés sa mâchoires, mon regard qui le dévorait déjà. Pas comme un vulgaire steak. Le message était différent et lui laissait voir qu'il était une des plus belles merveilles du monde. « You're so beautiful... » J'avais résisté un moment, mais ce ne fut pas bien long avant que mes pas de cessent de danser, que j'ose doucement mais surement franchir le dernier espace qui séparaient nos lèvres. Sans presse, avec toute la douceur que je disposait, je l'embrassais sans gêne devant tout le monde, en pleine piste de danse. J'en subissait bien vite les dégâts dans tout mon corps. C'était intense, c'était comme une overdose de drogue mais que malgré tout, j'arrivais pas à m'arrêter.


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MessageSujet: Re: Jason & Shawn [COUP DE FOUDRE]   Ven 29 Déc - 12:33

Nous étions plus près que jamais. L'espace rendu futile entre nous, la température qui montait tranquillement d'elle-même alors que nous n'avions besoin de rien faire de plus que de partager cette bulle d'intimité. Ce n'était pas le feu brûlant du désir charnel, c'était la flamme réconfortante, douce, de l'amour. C'était ce qui gardait le coeur chaud au coeur des durs hivers, et ramenait le soleil le matin des jours de pluie.

Nous partagions un moment particulier. Lui et moi en étions tous les deux conscients, forcément. Je commençais à comprendre que je n'étais pas le seul à me sentir ainsi, que c'était partagé, nous étions sur la même longueur d'onde. Ses doigts caressaient ma mâchoire, comme un courant électrique qui donnait à mon coeur sa raison de battre. Je me sentais bien, mieux que jamais, au creux de ses bras. Alors que son regard aurait pu me laisser réfléchir à une multitude de choses, allant de mon apparence à la rougeur de mes joues, à mon petit malaise, à ce fait que peut-être, n'étais-je pas suffisant ... il me faisait plutôt sentir comme le plus beau, le plus important. Comme s'il lui fallait un simple regard, un simple sourire, pour que ma confiance retrouve de son plein. Je me sentais parfait. Il me faisait sentir ainsi. J'essayais de convier la même chose à travers mon propre regard, lui faire comprendre qu'elle était aussi une merveille du monde pour moi. Que je n'étais pas le seul à être beau. Qu'il était plus encore, qu'il était magnifique. Que les mots n'étaient pas assez forts pour le décrire.

La danse s'arrêtait tranquillement, mon corps suivant le rythme sans questionner, nos mouvements prenant fin sans brusquerie, dans la continuation de la douceur précédente. Ses doigts toujours contre mon visage. Le plus heureux des sourires contre mes lèvres. Je le voyais se rapprocher, anticipait la suite avec une sorte d'exaltation interne qui devait transparaître quelque peu de l'extérieur par le soudain tremblement léger de mes mains contre sa taille. En réponse, je resserrai légèrement ma prise, pas suffisamment pour le rendre inconfortable, mais assez pour cacher ma petite faiblesse et affirmer mon envie de l'avoir plus près de moi encore. Je lui laissais l'espace, lui ouvrait grand mes bras, mon coeur, mon âme. Ses lèvres rejoignaient les miennes dans le contact le plus doux et intime que j'aie jamais vécu. Je ne pouvais retenir mes doigts qui avaient aussi rejoint son visage, pour caresser cette mâchoire, la passer doucement dans son cou pour atteindre sa nuque et la presser doucement. C'était bon. Je ne voulais plus que ça s'arrête.

Le monde autour avait comme cessé de tourner. J'ignorais tout, les potentiels regards, les corps en mouvement autour de nous. Plus rien n'avait d'importance, rien d'autre que ses lèvres sur les miennes, nous l'un dans les bras de l'autre à découvrir l'Amour, le vrai, avec un grand A. J'en voulais plus, je retournais à la charge, doucement, presque avec hésitation, comme si j'avais la soudaine crainte qu'après un baiser, le charme serait rompu, qu'il se détacherait de moi. Ce ne l'était pas. Le charme était plus fort encore. J'avais de moi-même pris la décision, après quelques instants, de me défaire de lui, pour retrouver mon souffle, pour lui sourire avec les yeux presque humides, ému, frappé par ce moment magique. Je me sentais un peu con, un rire gêné franchissait mes lèvres et mes doigts jouaient avec les cheveux sur sa nuque. C'était sur le bout de ma langue. Je devais le dire.

« I lov-- »

Une main tapotant doucement mon épaule me coupa dans mon élan, mit fin à la déclaration que je m'apprêtais à lui faire, qui était presque sortie en entier sous un élan sans retenue. Le charme était brisé. Enfin, pas complètement, mais il était un peu trop tard pour les mots, et en voyant ma mère en me tournant légèrement pour regarder derrière mon épaule, je compris qu'on en arrêtait là. Elle me disait tout simplement, tout sourire, d'aller saluer la parenté, car nous partions. Elle n'aurait pu choisir moins bon moment. Alors qu'elle s'éloignait, c'est un air piteux de chien battu que je tournai vers Shawn. « I-Im sorry ... Moms, you know ... » Toujours le meilleur timing celles-là.

Le courage était parti. Les mots étaient retournés là d'où ils venaient, préservés pour une prochaine fois ... en autant qu'il y en ait bien une. J'avais malgré tout sourit, demandé si je pouvais avoir son téléphone, dans lequel j'avais inscrit mon numéro. Garde souvenir de moi. Parle-moi. Aime-moi. « Im sorry ... » again, avec les excuses, « I gotta go ... but call me, alright ? »


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MessageSujet: Re: Jason & Shawn [COUP DE FOUDRE]   Ven 29 Déc - 12:34

Deux coeurs qui se comprenait sans se connaitre, qui battait à l’unisson. Je savais que ce n'était pas que moi, parce que jamais personne ne serait allé aussi vite, à vendre les plus belles promesses de par les simples regards échangés. J'avais poussé les choses plus loin, par envie, parce que j'avais pas eu le courage de me retenir. J'avais bien fait, je regretterais jamais. Parce qu'au fond, j'avais que franchit le pas qu'il n'avait peut-être pas osé. C'était tranquille, entre hésitation et gêne, avec que Jason vient mettre un peu plus du sien. La petite retenue première qui s'évapore, pour ne devenir que ce moment que je n'oublierais certainement pas de si tôt.

J'avait oublié complètement l'univers qui nous entourait et j'étais bien comme ça, sur notre ile déserte à nous. C'était complètement dingue tout ça, j'avais vraiment l'impression que Cupidon existait et qu'il avait fait son choix ce soir, s'arrêtant sur nous. Mais malgré tout, y'avais ce frein naturel qui nous disait de ne pas aller trop vite comme dans les 101 dalmatiens. Y'avais quand même tout l'aspect qu'on était encore des parfaits inconnus , il y avait la raison qui accompagnait le coeur et nous faisait réfléchir. Jason s'était séparé de moi, et j'avais souris avec lui, que je m'étais permis un peut bisous comme les eskimo.

Il avait commencé, sans finir, coupé dans son élan. Mon coeur s'était arrêté. La chute des deux pieds qui retombaient sur Terre. On nous avait extirpé de notre univers, pour retourner dans celui des communs mortels. Une dame, surement sa maman, et il me le confirma la seconde suivante. J'avais quand même souris, parce que je comprenait. J'en avait une moi aussi. « Yeah... »

On s'était échangés nos numéros de téléphone, petit soulagement malgré la déchirure que je commençais doucement à ressentir. J'avais envie de lui demander si je pouvais partir avec lui. Mais je savais bien que non, que c'était enfantin. « Yeah, of course I will! » J'avais forcé un sourire, parce que plus les pas nous séparaient, plus javais mal. J'avais pas pu empêché les miens de virer de bord et de me dépêcher à le rejoindre, juste une dernière fois. C'était peut-être ma seule chance, ma dernière, de vivre un moment poignant comme ça dans ma vie. Je l'avais retourné, je l'avais embrassé comme si c'était la dernière fois, et j'avais osé lui dire ce que je ressentais, moi aussi. « I love you too... » Parce que j'étais pas con, parce que je savais qu'il m'aurait pas bêtement dit I love flowers. J'avais peut-être peur qu'il m'oublis en quelque part, mais plus maintenant. Et j'étais partit, sans rien lui demander de plus. Le pire dans tout ça c'était que j'étais heureux avec mon élan d'amour. Je ferais tout pour le retrouver, c'était une promesse.


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MessageSujet: Re: Jason & Shawn [COUP DE FOUDRE]   Ven 29 Déc - 12:35

Il me faisait mal au coeur de le quitter. Je savais qu'il le fallait, que ma mère n'attendrait pas des heures et qu'il était inutile de chercher à éterniser le moment, mais c'était physiquement douloureux. Bien que lui ayant donné mon numéro, j'avais peur. Qu'il se lasse de moi avec l'éloignement, que la magie soit brisée et que le tout n'ait été qu'un beau moment, désormais fini. Qui n'aurait plus lieu, car il avait sa vie, j'avais la mienne, et le destin ne nous avait que momentanément réunis pour la soirée la plus magique de mon existence.

Je lui avais fait dos à regret, mon coeur se serrant, ma gorge se nouant quelque peu. Allez franchement, j'allais pas pleurer quand même, c'était ridicule. J'ÉTAIS, ridicule. Il m'avait embrassé, il avait fait le move ... clairement nous partagions quelque chose. Il allait m'appeler. Il me donnerait des nouvelles. Pour l'instant, il fallait simplement penser à autre chose, n'importe quoi d'autre, qui ne me rendrait pas extrêmement nostalgique de ce baiser, ou dingue d'amour et d'ennui pour lui.

Soudain, des mains contre mes bras, qui me forçaient à me retourner. C'était à peine fait que je rencontrais à nouveau les plus beaux yeux bleus du monde et ses lèvres étaient contre les miennes. Il ne fallu qu'une seconde pour que je place ma main contre sa nuque et y mette du mien. C'était encore une fois trop court, mais mieux que rien, et les mots qui suivirent me chavirèrent profondément. Bien qu'ayant été sur le point de les dire, les entendre de sa bouche à lui rendait la situation toute autre. Comme si la signification était plus puissante encore, mes sentiments plus intenses, mon amour plus pur par cette simple déclaration. Je n'avais su que dire, ma déclaration étant déjà été presque faite auparavant, et mon être étant actuellement trop chaviré pour formuler une réponse concrète. Seul mon large sourire avait fait suite à sa déclaration, apparemment suffisant, car il était reparti le coeur sans doute aussi léger que le mien.

Penser à autre chose, c'était raté. Je ne pensais encore qu'à lui, en rentrant chez moi en compagnie de ma famille, qui s'abstenait de poser des questions, heureusement. Ils n'auraient pas obtenu grande réponse, mais leurs sourires en coin me laissaient comprendre qu'ils savaient. Ils voyaient l'air stupide sur mon visage, le large sourire béat du con amoureux et les yeux dans la brume, les souvenirs et les rêves d'avenir. Je pressentais déjà que j'aurais bien du mal à dormir cette nuit ... Des heures éveillé, à tourner d'un côté puis de l'autre, à repenser à la soirée, à m'ennuyer de lui comme si son absence était déjà significative dans mon existence. Il avait tout chamboulé, par le simple fait d'être lui-même. D'exister. D'avoir croisé mon chemin. Il m'avait ruiné. J'avais hâte de le revoir, et en redemander.

J'étais pourtant debout tôt, à attendre un signe de sa part, n'importe quoi, même un petit texto qui ne disait que « Hey » m'aurait suffit et aurait fait ma journée. Au lieu de quoi je regardais frénétiquement mon téléphone, tryin to play it cool devant ma famille alors que j'étais littéralement glued to the thing et supportait à peine de m'en séparer quelques secondes. Je ne voulais pas le manquer ...


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MessageSujet: Re: Jason & Shawn [COUP DE FOUDRE]   Ven 29 Déc - 12:35

J'avais pensé à lui, encore en encore sans pouvoir m'en empêcher. On me parlait, mais j'écoutais pas. On me touchait, mais je sentais rien. J'étais perdu dans ma bulle et ça prenait des efforts monstrueux pour me remettre les deux pieds sur Terre. On avait fini par laisser tomber, on m'avait laissé dans mon petit monde de pensée. J'y étais resté prisonnier encore longtemps, la nuit aussi, jusqu'à temps que j'en perde connaissance. Et le lendemain, il me manquait déjà. J'avais pas envie d'appliquer la règle ridicule des trois jours, pas avec lui, il méritait mieux que ça. Y'avais le fait que c'était pas nécessaire de joueur ce jeu, alors que tous les deux on s'avait déjà qu'on s'était tombé dans l'oeil jusqu'à en devenir aveugle. Ça expliquait pourquoi à peine les yeux ouverts, je lui avait déjà texté un bon matin, tout simple.

Et c'était le premier pas avant d'enclencher tout le reste...

On se parlait littéralement, à tous les jours, à se dire des bonjours et des bonnes nuits, à apprendre à se connaitre et à se raconter nos journées. Au début, c'était bien, j'étais encore sur mon nuage en train de rêver. Mais c'était pas un nuage solide, et comme ses frères et ses soeurs, il avait fini par se dissiper. Y'avais le coeur aussi, qui n'avait pas réussi à taire complètement la raison qui prenait de plus en plus de place au coeur de ma tête et qui me faisait mal, comme un doux poison. Des semaines, plus tard, le nuage était devenu un brouillard, trop sombre pour que je puisse y voir grand chose. Ma maman m'avait dit qu'elle avait peur que je sois tombé en dépression. Moi, j'en avais aucune idée de ce qui m'arrivait. Je lui avait simplement répondu que j'avais attrapé la maladie du coeur, et que je pourrais surement jamais en guérir.

Je me sentais vide, je me sentais con, j'avais pas de mot vraiment pour décrire mon état. Mais je sais que ça allait pas et que j'aurais préféré rester dans mes illusions. C'était pas le cas. Je réalisais que je devais laisser l'amour de ma vie voler de ses propres ailes, qu'il était trop loin de moi, que c'était trop compliqué voir presque impossible. Ça m'avait fait mal, à un point tel que je m'étais mis à pleurer sans aucune raison, en regardant un film cucul le pire, avec ma famille. Le pire dans tout ça, c'est que j'avais pas pu m'arrêter, que y'avais rien à faire, que ça devait sortir jusqu'à la sécheresse totale.

Je le savais bien que je les inquiétais, qu'ils avaient peur que je fasse une connerie, peut-être... Je l'avais peut-être fait, à leurs yeux, en leur disant que j'm'en allait. Ou du moins, que je voulait partir. Le rejoindre, peu importe les obstacles. J'en avait rien à faire de mes études, je les reprendrait là-bas, ailleurs, peu importe où. Je serais prêt à vivre dans les montagnes avec les chèvres s'il le voulait, s'il le fallait.

Faut croire que mes parents avaient eu peur. Ils m'avaient presque supplié d'attendre encore quelques jours... Avant de me venir avec cette idée qu'on allait partir tous ensemble pour des vacances pas très loin d'ici. Changer de paysage, de ville, changer d'air, ça pourrait que faire du bien à tout le monde. J'avais dit oui, parce qu'ils avaient peut-être raison en quelque part... Même si j'avais l'impression que ça faisait que reporter ma décision. C'était quand même long se rendre, j'avais oublié le nombre d'heures de transport avant qu'une voix me dise qu'on était enfin arrivé. Devant un hôtel qui avait l'air d'être le genre a servir du café digéré par les singes. Très chic quoi. Mes parents avaient voulu un truc fancy I guess... Ils m'avaient laissé avec mes bagages, s'étaient exclamé qu'ils devaient absolument aller voir un truc pas long avant de fuir. Carrément fuir en me laissant presque en plan. Bon, okay. J'en avais rien à faire really. J'avais fait comme maman m'avait dit de faire, donner son nom, sa carte de crédit et prendre les clés. Évidemment c'était complètement vide et silencieux, un peu comme moi depuis ces derniers temps. J'avais laissé mes bagages traîner pas trop loin, je m'étais laissé tombé contre le lit pour attendre sagement le retour des deux petits cons qui m'avaient abandonnés.

Damn ils avaient pas tardé tant que ça, j'entendais déjà après quelques minutes seulement, le bruit de la porte qui s'ouvrait...


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MessageSujet: Re: Jason & Shawn [COUP DE FOUDRE]   Ven 29 Déc - 12:35

L'attente enfin récompensée. Le premier texto reçu, un bon matin qui m'avait fait plus plaisir encore que le cadeau de Noël que l'on attend avec le plus d'impatience, lorsque l'on a huit ans et qu'on voulait un méga super robot. Je n'avais pu retenir le large sourire con qui avait pris place sur mes lèvres, ni même mon envie de sautiller un peu de joie. Juste deux fois, quand même. Deux petits sauts de rien, et le raclement de gorge et la main dans les cheveux dès que maman passe sa tête dans l'embrasure de la porte, voir ce qui fait ce bruit de boom boom.

J'avais quand même patienté avant de répondre, pour ne pas avoir l'air fou dingue de lui, pour ne pas avoir l'air too much. Au moins un bon trente secondes, et par chance ces quelques secondes avaient permis de franchir la minute suivante, et donc voilà du coup ça l'air moins empressé comme bon matin envoyé en retour. Avec le smiley content, et tout. Faut pas déconner. C'était le début d'une belle conversation qui se poursuivit des jours durant, le début d'un amour florissant qui était né d'une drôle de façon, surprenante et au moment où je m'en attendais le moins, et chaque jour mon coeur battait un peu plus fort d'amour pour lui, mes yeux étaient constamment fixés à mon téléphone pour voir ses messages, lui en renvoyer. Le besoin d'entendre sa voix était grand, les appels se faisaient longs et chargés d'émotion, même alors que nous pouvions parler de sujets banals, de la pluie et du beau temps, chaque seconde était puissante. Nous apprenions à nous connaître, nous posions des questions, par curiosité, par désir d'en apprendre plus, de tout savoir de l'autre.

Mais le temps n'apaise pas les choses. Le temps ne faisait rien pour apaiser notre passion, notre amour, or le temps ravivait même la douleur de la séparation. La réalisation que, peut-être, ne pourrions plus nous voir, jamais. Qu'il habitait trop loin, que c'était ridicule, que nous avions tous les deux une vie qu'il nous était difficile de quitter. Les aurevoirs devenaient difficiles, les Je t'aime laissaient une boule dans ma gorge à chaque fois, et clairement, il dû finir par entendre ma voix casser lorsque nous nous souhaitions bonne nuit avant de raccrocher, et que les larmes coulaient déjà sur mes joues.

C'était difficile pour moi, mais aussi terrible pour mes parents. Terrible pour eux de me voir à la maison, d'humeur beaucoup plus maussade que d'habitude, longuement enfermé dans ma chambre, à me plaindre de ne pas avoir d'appétit, à ne pas vouloir parler de ce qui me tracassait. C'était terrible pour eux de me voir à la maison lorsqu'ils revenaient du boulot, et que j'aurais dû travailler. Terrible d'apprendre que mon boss m'avait mis en congé pour deux semaines, parce que j'avais éclaté en sanglots au boulot, en plein milieu d'un rush en cuisine, et qu'il avait conclu que je travaillais trop et que j'étais en burn out.

Mes parents l'avaient peut-être cru un moment, mais pas après quelques jours. Ce n'est pas de repos et de temps libre que j'avais besoin. J'avais besoin de la seule personne qui me fasse sentir complet, qui me fasse sentir bien, comme si la vie avait un sens. Je n'avais pas non plus besoin d'un stupide voyage, auquel ils essayaient de me forcer à aller. Ils insistaient, que ce serait amusant, que cela me changerait les idées, me ferait prendre un peu d'air ... que du ridicule, mais je n'avais pas l'énergie pour me battre. Je n'avais plus l'énergie pour rien faire, en réalité. Alors j'avais succombé à la pression, et nous étions partis en famille vers une destination quelconque je ne n'avais même pas cherché à connaître.

Rendu à l'hôtel, les parents m'avaient abandonné pour je ne sais quelle raison, disant simplement qu'ils me rejoindraient à la chambre sous peu. J'avais simplement check in à l'accueil, pris les clés et j'étais monté avec mes trucs vers mon nouveau lieu de prédilection, la chambre où je resterais enfermé à me morfondre pendant tout le temps du séjour. Sauf peut-être une courte sortie, pour de la pizza. Ouais.
Porte déverrouillée, j'étais entré avec un soupir, refermant la porte derrière moi et m'apprêtant à balancer mes trucs dans un coin pour aller me laisser tomber lourdement sur un lit, quand mon coeur s'arrêta net et mes mouvements du même coup.


Là. Dans la chambre. Dans le même espace que moi. L'homme de ma vie.
Le même beau blond de ses cheveux, peut-être plus désordonnés que la fois où nous étions rencontrés, alors que les miens n'avaient même pas l'effort d'une coupe quelconque. Ses mêmes beaux yeux bleus, alors qu'il les tournait vers moi, que nos regards se croisaient et que ses yeux s'ouvraient plus grand de réalisation, alors que les miens se remplissaient déjà de larmes. Jeune et fragile, sous les airs forts de grand. Bouleversé au plus haut point par sa présence, réelle et tangible, devant moi, si près que quelques pas me suffiraient à combler la distance qui nous séparait. Et pourtant, je n'arrivais pas à en faire un seul, cloué sur places, les larmes roulant déjà sur mes joues.


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MessageSujet: Re: Jason & Shawn [COUP DE FOUDRE]   Ven 29 Déc - 12:35

J'avais envie de m'en aller. De prendre mon stuck et de profiter de l'absence de mes parents pour me rendre jusqu'à lui. Le chemin était moins loin et j'étais près à faire du pouce s'il le fallait. Je fixais l'écran de mon téléphone, hésitant, avant d'entendre le son de la porte. Ouais, j'avais cru que c'était les parents, mais en me retournant je m'étais échappé le téléphone en pleine tronche. Même pas mal. C'était désormais lui que je fixais, choqué, cloué sur place.

Un vrai idiot. J'avais cru rêver, je m'étais enfin levé pour aller vérifier. Il avait les yeux pleins d'eau, ça m'avais fait mal et je crois bien que l'envie de faire pareil m'était monté aux yeux, à moi aussi. J'avais pas pu résister à effleurer de mes doigts la courbe de sa mâchoire. Comme si j'avais eu peur de rencontrer le vide et de retomber dans une lourde réalisation. Victime d'illusion, qui entendrait ma mère ou mon père me réveiller en me demandant ce que je pouvais bien foutre.

J'avais compris que je rêvais pas, parce que rien de tout ça n'arrivait. J'avais fini par mettre ma main contre sa mâchoire pour de vrai, je le regardais entre douleur et joie de le retrouver. J'avais aussi un éclat de conviction dans mon regard. Je refusais de partir sans lui, pas cette fois. Je prenais mon temps, je lui offrait de ma douceur comme si j'avais peur de le faire fuir et j'avais fini par l'enlacer, parce que j'avais besoin de le sentir dans tous les sens du terme. Son odeur, son corps collé au mien. On avait pas besoin de rien dire, juste de ressentir. Deux âmes blessées qui devraient prendre leurs temps, respirer, tranquillement. J'avais retrouvé la partie de moi qui m'avait tant manqué, le vide qui se remplissait peu à peu. J'avais fini par sourire, heureux comme un con au final.

C'était complètement dingue le nombres d'émotions que j'avais eu en un si court l’aspe de temps. Front contre front désormais, je le regardais, toujours sans un mot. Je frôlais doucement mon nez contre le sien, je prenais vraiment tout mon temps, parce qu'on était loin d'être pressés. Le désir qui se pointait doucement, qui avait osé créer un doux contacte de nos lèvres. Je voulais goûter à nouveau les siennes, que le temps s'arrête pour que je puisse en profiter jusqu'à temps que l'un de nous deux subisse une crampe buccale. C'était pas poétique, mais c'était vrai. J'avais pas perdu une seconde de plus avant de goûter pour de vrai, pour de bon, doucement, ses lèvres que je désirais tant retrouver.


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MessageSujet: Re: Jason & Shawn [COUP DE FOUDRE]   Ven 29 Déc - 12:36


Il avait été le premier à bouger, alors que j'étais encore figé sur place, le visage empli de larmes, le coeur débattant. Ça faisait du bien, faisait du bien d'une façon presque douloureuse alors que le choc de sa présente suite à la trop longue absente réveillait une foule de sentiments en moi. Il se levait et venait vers moi, mes doigts tremblaient de plus en plus fort là où mes mains reposaient le long de mon corps. Alors que les siens avaient frôlé ma mâchoire, les miens s'étaient glissé sur ses hanches, puis plus loin dans son dos.

Il était bel et bien là. Par un quelconque miracle, par un coup du destin, le plan ingénieux d'adultes inquiets pour leur progéniture. Je pouvais le toucher, le rapprocher de moi alors que je me sentais pleurer de plus belle sous son toucher. Ses doigts devaient clairement être humides, à caresser ainsi mon visage, mais je n'avais pas honte, je n'en avais rien à faire. L'avoir contre moi me suffisait, effaçait tranquillement tous les jours de peine, de douleur face à son absence.

Son sourire était contagieux, en créait un chez moi sans que ce ne soit forcé. Il venait tout seul, malgré les larmes, malgré le choc, j'échappais même un petit rire en collant mon front contre le sien. Nous étions ensemble. Tout irait bien désormais. Tout était parfait, comme ce devait l'être, nos souffles qui se mélangeaient, puis nos lèvres se trouvant dans un doux partage. L'absence des parents me poussait à me laisser aller, à profiter à fond du moment comme s'il n'y en aurait pas d'autres, comme si celle unique chance nous était accordée. La crampe buccale, elle était peut-être en voie de se produire, vu comment je l'embrassais. Avec toujours plus d'ardeur, de passion, d'une mince once de désespoir, la tristesse et le mal que j'avais ressenti en son absence, se mélangeant à mon bonheur immense de le retrouver. C'était des baisers chargés en émotions, en signification, et mes doigts se faisaient plus insistants contre sa taille, cherchant à s'infiltrer sous les tissus pour attendre de la peau. Le sentir, le toucher, encore plus près.

Sois à moi, et je serai à toi.


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MessageSujet: Re: Jason & Shawn [COUP DE FOUDRE]   Ven 29 Déc - 12:36

Ça me faisait mal de le voir aussi ému, mais en même temps je comprenais ses larmes. J'aurais surement fait pareil, mais ma joie était trop immense pour venir inonder mon visage tout comme le siens. C'était complètement dingue, indescriptible comme sensation. J'aurais beau essayer, j'y arriverais pas. J'avais juste l'impression de vivre un moment de ces films irréels américains. On sait tous que ça représente jamais la réalité. Peut-être que ça représentait la nôtre, pour une fois. Parce que j'étais prêt à tout laisser tomber pour lui, plus rien à faire des études prestigieuses, plus rien à faire de tout ça. Je voulais qu'être heureux avec lui, peu importe où, peu importe les salaires. Je serais le hobbo le plus heureux de la Terre si je l'avais avec moi, à mes côtés.

Tout ça, et encore plus, j'avais l'impression de le lui faire comprendre à travers cet échange, tout comme moi qui captait ses émotions. La passion pure était là, et j'avais plus envie de prendre mon temps, tout d'un coup. Je le voulais en entièreté, que nos âmes n'en devienne qu'une, tout comme nos corps. J'avais aucune idée de comment ça fonctionnait, parce que contrairement à mes habitudes, j'avais un homme devant moi. J'étais pas con quand même, ça me viendrait naturellement je me disais. Parce que je réfléchissais pas vraiment, je laissait ma passion me guider, mes envies m'envahir en les laissant toutes deux, maîtresse de mes gestes.

Il avait voulu toucher ma peau, je l'avais aidé en retirant moi même mon chandail. Je voulais le sentir aussi, d'une tout autre manière que la première fois. Enfin... Ça aurait été inapproprié quand même, je le sais bien. Et puis, on se connaissait pas vraiment encore. On avait eu du temps pour le faire, à chaque jour depuis le mariage. Je lui avait enlever son haut, à lui aussi, sans me gêner pour descendre mes lèvres contre sa mâchoire, et ma langue aussi. Le désir de le goûter n'était plus que dans le sens figuré. Mes mains qui longeaient les muscles de son dos, qui découvraient, avides, j'avais descendu mes lèvres toujours plus bas, faisant une marque tout près de sa clavicule, au creux de son cou. Je me découvrait un côté possessif que je ne connaissait pas encore...


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MessageSujet: Re: Jason & Shawn [COUP DE FOUDRE]   Ven 29 Déc - 12:36

Je ne voulais pas arrêter de l'embrasser. Je serais content de simplement passer le reste de mes jours attaché à ses lèvres, nos corps pressés l'un contre l'autre si serrés que l'air n'y passait sans doute pas. Mes mains s'accrochaient à lui, pressaient sa taille, se glissaient outre les barrières de tissus pour atteindre la douceur de la peau. Mes intentions ne passaient pas inaperçues, l'homme de ma vie me facilitait la tâche en retirant son haut sans plus de cérémonie, me donnant libre accès, permettant à mes doigts avides de profiter. Ils parcouraient ses côtes, ses hanches, traçant des chemins de feu sur sa peau fraîche, se glissaient à son dos pour glisser le long de sa colonne vertébrale.

Mes désirs se reflétaient apparemment chez Shawn aussi ... Car je sentis qu'il cherchait à retirer le vêtement que je portais, créer une égalité de nudité, et bien que j'étais réticent à l'idée de le lâcher, ne serais-ce que pour un instant, je le fis afin de lui faciliter la tâche. Maintenant peau contre peau, je ne regrettais pas du tout la chose, bien au contraire. Ses lèvres venaient de partir à l'aventure contre ma peau, chauds coups de langue et baisers, mon être entier en frissonna et merde, cet homme allait être ma mort. Je l'encourageais doucement en pressant sa nuque d'une main, plus qu'heureux de jouer de mes doigts dans sa chevelure blonde. Pourvu que les parents ne reviennent jamais.

J'adorais, mais me sentait un peu inutile. Ses lèvres me manquaient, je l'avais doucement incité à se redresser pour pouvoir de nouveau en profiter. Par le fait même, j'instaurai un peu d'espace entre nous, juste assez pour pouvoir passer mes mains sur son torse, caresser ses pectoraux, épouser les courbes des muscles et y déposer des lignes de baisers. Soudain plus coquin, risquant à descendre mes doigts plus bas, jouer avec une ceinture de pantalon qui se défit sous l'action, libérant l'accès au bouton, à la fermeture éclair, dont je me débarassai sans empressement, mais sans non plus prendre plus de temps que nécessaire. Juste avrc cette sorte de nonchalance, qui cachait la nervosité. Comme si j'avais pas la patate qui débattait et les doigts qui tremblaient. Son pantalon était ouvert, j'osais pas vraiment faire le geste de le baisser, mais risquai quelques doigts taquins contre la peau nue juste à la limite du boxer, relevant vers Shawn un regard empreint d'envie, d'une sorte de fascination.


Ils vécurent heureux et eurent définitivement beaucoup d'enfants. The end.



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Jason & Shawn [COUP DE FOUDRE]
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